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diaphane express

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:53
Over-blog m'a tué !

Le 26 octobre 2015 Over-blog m’a envoyé ce petit courriel.

C’est un 26 octobre 2005 que Diaphane posa ses premiers mots sur la toile.
Over-blog venait de créer sa plateforme et nous fûmes plusieurs à s’y installer.
C’était l’époque d’une convivialité, de découvertes et d’échanges entre participants.

C’était bien avant le livre des faces, des photos instantanées et des sites aux caractères limités.
J’y ai posé durant ces années nombre de textes, de musiques, de liens interactifs.
Et puis il y avait ces passants numériques qui venaient poser leurs contributions, leurs émotions, leur ressenti. Il y avait comme une fraternité, un lien invisible qui nous unissait.
C’était beau et bien.
Un matin je reçus un mail d’over-blog qui disait qu’ils allaient changer d’interface. J’aurais dû me méfier, je voyais tous ces compagnons de route quitter le site pour s’installer ailleurs.
La démocratie selon O-B.
Il y eu un autre matin. Connexion et surprise, plus rien. Mon espace photos exit, mon espace musique exit, mes archives exit mais le pire c’est que le blog lui-même était blessé, atteint au plus profond. Liens inaccessibles, archives inaccessibles, références aux autres blogs inaccessibles. Dix ans d’écriture, de partage, de communion avec tous ces complices invisibles mais nourriciers soudain comme des filets invisibles en méandres perdus au fil du caniveau numérique.

Aujourd’hui 17/01/2016 le nom de domaine diaphane.info va s’éteindre. Je ne remettrai pas 60 € pour un site qui m’a dégouté. Les pubs vont envahir l’espace et j’irai ailleurs m’exprimer.
Ce fut une magnifique expérience, j’en garde un pincement douloureux au cœur.
Je communiquerai sur ce site (ce qu’il en reste) ma nouvelle adresse.
Messieurs d’Over-blog je ne vous salue pas.

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Published by daniel
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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...