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diaphane express

1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:06

comme une douce mélopée

ta voix m’insuffle le tendre et l’attendre

ils se penchent sur toi

austères et mécaniques

tellement absents à tes souffrances

ils vont t’ouvrir le ventre

c’est ta vie contre la mienne

ils te le répètent sans cesse

dans ce couloir monacal

au blanc macabre

comme devin aux affres du monde

je ne veux pas la lumière

si chaud, si bien au creux de tes entrailles

si près de ton cœur

dix jours de retard

je n’ai plus de visage ne suis que forme

ils me cacheront à toi

et te laisseront pantelante et avide

 

comme un cri de rage

ta voix m’offre la voie

errant désabusé, bouffi d’artificiel

égoïste et perdu

et ta main tendue

qui m’extirpe du cloaque

je crains toujours la lumière

attiré tellement

aux abysses de l’illusion

je sens ton cœur

et tes peurs au travers mon cœur

je t’aime et ne te le dis pas

les mots, les tiens, les miens

substitués au langage

on se cachera tous deux

torturés et si vides

 

comme un chant susurré

ta voix me nourrit

tu as donné la vie

et moi j’ai tué

je puise en ta main et tes yeux

cet amour salvateur

je m’agrippe à ce cordon de chair

notre cordon, celui du sang et de l’amour

celui de mon besoin et de mon manque

de toi

ou est la lumière ?

c’est toi, toujours, pour toujours

ce café aux prémices d’aurore

et nos bras confondus

toujours cachés, toujours

ou donc est cette chaleur limpide ?

 

comme une ode partagée

ma voix comme prélude

ils se penchent sur toi

à l’affût de ton souffle

cette balafre à ton ventre

ma signature de tourments

tu ne me vois plus

tu perds la lumière

tu vas me quitter

je peux bien serrer ta main

et te dire des mille «je t’aime»

ta substance de vie

s’éloigne et s’estompe

je te perds

et me perds avec

mon socle, mon refuge

 

ils t’ont ouvert le ventre

pour me laisser naître

c’était un deux Mai

et c’est la première fois

que j’ai pas mon baiser

 

à Maman

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Published by daniel - dans cris de coeur
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commentaires

audrey 06/06/2013 00:12


Beau et triste texte


 


 


audrey

daniel 24/08/2013 22:09



un texte de mémoire, un hommage à celle qui fut ma mère et complice


merci Audrey



Domi 29/05/2006 16:31

Merci de ton passage Daniel.
Merci de m'avoir donné l'occasion de lire ce magnifique poème
J'en ai les larmes aux yeux...
J'ai toujours ma maman mais j'ai toujours au ventre la peur de sa perte, terrible  (à mon age  ;))d'avoir encore ce genre d'angoisse!!
J'ai une tendre pensée pour toi

Sarah 14/05/2006 12:46

Il est super ton texte Daniel...Très touchant...Giselle l'orait vu je suis sur qu'elle orait été très touchée...Ah qu'est ce qu'ils me manque...
Bisous...A bientôt...Sarah

lucille 11/05/2006 19:47

c'est trop gentil ce que tu as ecrit!!
peut etre qu'on se reverra chez toi!!!!!!
en plus c'est super joli ce que tu as écrit!!
 
 fais de gros bisous a virgule!!a plutard!!
         Lucille

Olivier 05/05/2006 09:00

Très émouvant Daniel !!Reçois mes plus amicales et sincères pensées,OLIVIER

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...