Présentation

  • : Diaphane
  • : Ecriture, poésie, politique
  • Contact

au présent

50 ans
et ce petit cadeau

Chercher En Ce Lieu

mouvances

quand l'image appuie le mot
voyages, rêveries, musiques

Archives

diaphane express

4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:12

Janis joplin-Ball and chain live

pourquoi ce soir, pourquoi de plus en plus ?

ta voix oui ta voix,

tu m’enrobes, tu me vêts,

comme une copine, putain, t’avais arrêté, qu’est-ce qui t’as pris ce soir là même que t’as tout bien rangé dans la table de nuit, une dernière, dernière fois, de trop, t’as descendu l’escalier, t’es tombée dans le hall, t’as demandé de la monnaie pour acheter ton paquet de clop et t’es remontée dans ta piaule, alors même que t’étais amoureuse, loin des coups et des queues aux édredons tachés, derrière ta Benz et ton vison,  

ta voix oui ta voix,

pourquoi je t’aime comme ça ?

parce que les nuits, t’appeler juste pour entendre comme un oubli, du réconfort, parce que je sais qu’on se retrouvera là haut,

on peut dire je t’aime à une morte, j’ai comme ta peau à coté, son jeu maladroit et tendu sur la scène, là devant ton lit t’es tombée, c’était le dernier, pourtant, même si tu t’engeulais avec lui, une ébauche d’amour ? encore une fois… peut-être il t’aimait, vraiment,

t'es partie un quatre d'octobre, un autre le dix-huit du mois d'avant, t'avais dit c'est pas possible les deux la même année, peut-être tu touches et crèves ces cocons de solitudes amers et qui dérivent,

comme toi, comme moi…


la retrouver et ici et puis encore

Partager cet article

Repost 0
Published by daniel - dans women in rock
commenter cet article

commentaires

dig 17/12/2009 20:06


oh oui en effet cette voix, elle en fait vibrer plus d'un!!!! merci de la faire encore vivre même bien après sa mort. Je t'aime aussi, je t'aime comme ça !!!!!!!


daniel 17/12/2009 21:36


WHAAAOOH ! quelle belle visite, madame ma fille,
oui tu le sais bien, les gens qu'on aime ne meurent pas, c'est aussi une pierre à l'édifice de ces ponts si fragiles entre réel et mémoire qu'il nous tarde de bâtir, pour un monde meilleur...
trés gros bisous madame Mîm


Cyrod 21/11/2009 14:41


C'est touchant
Seul on se sent, seul on se croit, seul on se vit,
Trop lourd et trop rien
L'unique et trop fidèle solitude
Finit par déborder
Mord sur tout
Et tue
 


daniel 22/11/2009 14:45


oui Cyrod, c'est tout juste ça, un jour Janis rentre chez Myra, son amie, elle a un oeil blessé,
- quelqu'un t'a frappé ?
- oui
- et t'as rien dit ?
- ben au moins on s'occupait de moi...
merci pour le passage et la découverte d'un autre univers, à bientôt, j'espère


Arthémisia 17/10/2009 22:00


Je les ai déjà vu il ya 3 ans...Absolument géants!
Plein de souvenirs d'adolescence, de booms au jus de fruit, des parents en furie....
Et aujourd'hui, ce sont mes enfants qui m'accompagnent et ne rateraient ce concert pour rien au monde: la passion est transmise.
Bon concert Daniel.
Bises
Arthi


Arthémisia 16/10/2009 22:30


et RDV de 5 décembre au Dôme à Marseille pour les Deep Purple!


daniel 17/10/2009 21:49


eh ben moi, RDV le 1 décembre au zénith d'Amiens, je te raconterai, non je te dirais rien, pour la surprise, mon billet en frissonne déja, j'étais étdiant sur "Child in time", déja vu deux fois en
concert et pas lassé, ce sera pour nous deux un bon live même si Blackmore et Lord n'y sont plus, les remplaçants assurent...
merci Arthémisia et à bientôt


aurelien souhait 14/10/2009 15:17


pleurons nos morts ,mais n'oublions pas nos vivants!!!


daniel 14/10/2009 21:36


et ils sont bien là, ils nous nourrissent et inflent parfois nos états d'âme, un petit Kery James ou un vieux Stones ? bises Orel


voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...