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diaphane express

1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:14

Beth,

je t’écris par ta faute,
y’a des morceaux qui hantent qui donnent tout,
sorte de nectarine d’arpèges et de frissons,
leurs cillements humides, les tiens, les miens,

j’étais pas ce soir là au Paradiso,
pourtant tu sais j’avais connu la scène, envoutée, enfumée,
vers les soixante dix,
n’empêche, j’aurais tout donné pour y être,

te voilà émotion, t’es sensuelle, t’es sublime,
tu magnifies le blues
soudain Janis Joplin ou Joss Stone
et puis tu t’inclines, t’agenouilles,
tes doigts de donneuse enlacés à ceux informels du public,
traine une guitare, des envolées électriques,
des peaux qui se touchent,
voila tes mains comme de douces vagues au clavier,
des notes qui charment,
ta voix qui porte et emporte
et qui emporte encore…

Beth,
tu sais, j’aime pas ton bras maintenant, trop tatoué,
bon ta mèche blanche, toutes façons t’es belle,
c’est Joe qui tient les cordes en ce moment,
mais ce soir là au Paradiso,
il est des pierres qui façonnent le rock,
ce concert en boucle sur mes nuits,
ta voix toujours,
j’étais pas ce soir de mai 2004 à Amsterdam,
tu m’as fait remonter le temps,
j’y suis désormais,
ta sueur et ton souffle avec moi
merci Beth

 

Mama

Beth est au piano, elle rend hommage à sa mère, la chanson n’est pas longue mais suffisante pour flirter avec vos paupières, prenez le temps, c’est si beau, si fort,…


 

Am I the one

un monument du blues, le don d’une artiste au public, elle se couche presque, offre le meilleur, et puis cette électricité lente et saturée qui habille le cri écorché et tant et plus…


 

 Am I the one ?

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Published by daniel - dans women in rock
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commentaires

Miche 05/05/2012 03:11


Tes mots sont aussi puissants que la voix de Beth...

daniel 06/05/2012 23:50



merci Miche, n'exagérons rien mais il est bon de partager des similitudes, d'étranges retrouvailles de par une émotion partagée...



cat 03/05/2012 16:05


Que de moments passés à Amsterdam et au Paradiso ! Grâce à toi, à cet écrit, à Beth, je viens de remonter le temps, un temps où tout me semblait tellement possible ou en tous cas l'impossible
n'avait pas droit de cité ! merci

daniel 04/05/2012 22:36



merci cat, il y a des comms qui confortent qui nourrissent, le tien en est,
rester lucide, voir ces libertés s'anéantirent doucement
et puis le plaisir de découvrir d'autres espaces, à bientôt j'espère...



jerome 02/05/2012 13:07


Salut! un petit passage pour te souhaiter un joyeux anniversaire je ne t'oublie pas je te contact dès que possible à bientôt et bonne journée.

daniel 04/05/2012 23:00



merci Jérome, en bas du blog il est une touche "contact", clique dessus pour une correspondance privée, à bientôt



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...