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diaphane express

26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 21:08

il traine au bout de jetées en pavés,
de prairies pourrissantes baignées de trop d’eau,
des bribes de sourires, des relents de spasmes,
quand le cœur affamé réclame l’incertaine étreinte,
c’est l’heure ou les yeux crient,
embués de non dits et de vaines attentes,
il y a des draps qui saignent
et maudissent l’absence quand l’étoffe se souvient,
des larmes de miroir viennent souiller le sol,
des chuchotements d’ombre pour hanter les nuits
et des aubes cramoisies en cruel réveil,
l’écume balaie en baves tièdes,
toutes caresses retenues,
ces baisers de silence tendus au vide,
il est des vents de brumes
qui souillent les amours, les rendent solitude,
et ces mains qui tremblent, avides d’impossible,
il traine au bout de rues aux caniveaux de sang,
de façades griffées de cicatrices et d’espoir béant,
des ombres amaigries et des doigts crispés,
quand le cœur affamé réclame l’incertaine étreinte,
c’est l’heure…

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Published by daniel - dans écriture
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commentaires

artisan plombier paris 13 26/01/2015 16:35

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Miche 12/11/2013 05:02


Merci pour ce texte d'une grande beauté.


Ce qui est beau est Vrai.


 

daniel 21/12/2013 22:18



pardon Miche pour ce long retard sans appel à répondre, on claudique parfois et la brume estompe le chemin à prendre
merci



sagahan 21/09/2013 02:43


Belle écriture pour un triste poème !


Peut-être que le coeur affamé pourrait se nourrir d'espoir, de l'amour qui est déja en lui et de ses souvenirs ?


bon week-end


audrey

daniel 21/12/2013 23:05



oui Audrey mais le coeur ne peut se suffire à lui même et les souvenirs ne façonnent plus, sont justes des liroirs,
alors briser la glace ?


merci Audrey



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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