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diaphane express

16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 19:46

il en va du cœur comme aux étals des marchés,
on saisit, on palpe, on sent, on goutte même et on prend ou on jette
parfois des années avant d’ignorer le fruit qu’on pensait si délicieux
et unique
d’autres saveurs peut-être amènent au rejet,
ou bien ce qu’on nomme lâcheté,
mais il est au cœur des ventres qui enflent,
des promesses de cris et câlins,
des ambitions communes soudain avortées,
des larmes de feu sur une peau toute gonflée,
elle a mis la petite au coucher,
se retrouve au miroir
et plus d’ombre de père aux confins de la glace,
elle caresse son ventre tout tendu et gomme le rimmel en méandres,
c’est bien ce qu’on nomme lâcheté,
que fait-il, ou est-il, en aime t-il une autre,
se perd t-il dans d’artificiels univers aux sons d’accords électriques,
erre t-il, égaré et indécis ?
la fibre paternelle ne s’apprend pas, elle est innée,
il ne l’a pas c’est tristement sur,
la voila qui se couche entre larmes et téléphone,
lui reste l’amour du sang, ceux des proches
et son courage à combattre vers un avenir prometteur…

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Published by daniel - dans cris de coeur
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commentaires

chrystelyne 09/11/2014 21:30


bonsoir  Daniel !


Comment  vas-tu? Envie de te faire un petit coucou !


Qu'il est  triste, poignant et beau ce texte !  et malheureusement tellement d'actualité , même l'amour semble aujourd'hui pour baucoup un bien de consommation courante , on prend,
 on se sert  et puis on jette ! Bon courage à elle et surtout gardez l'espoir et continuer d'aimer , la vie, les gens !


bises Daniel et que la vie te soit douce  !


chrystelyne 

daniel 10/11/2014 22:35



voila une visite qui touche et fait plaisir, je me dis chanceux au vu de ce que je vois et vis, la vie n'est pas douce mais offre tellement de vibrants furtifs
je t'embrasse  chrystelyne



orl 23/08/2013 12:00


Si triste mais si vrai,comment a t'il pu en arrivé là,detruire tant de choses si rapidement,faire mal a ce point en faisant mine de rien.Un coup de tete?une longue relexion sur lui meme depuis
longtemps?l herbe plus fraiche de la voisine?....        le sera t-on un jour?


 

daniel 24/08/2013 22:22



il reste de tout cela des larmes et de l'incertain, puisse t-elle trouver le courage de surmonter l'inadmissible et l'attente et nous pour lui poser des bises d'amour et d'espoir
merci orl



L'or rouge 22/08/2013 16:36


Un très beau texte 

daniel 24/08/2013 22:16



merci l'or des chambres, parfois l'inspiration vient des drames laissés au quotidien, ces cailloux qui pleurent et jonchent le quotidien



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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