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diaphane express

23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 21:19

et voila la page blanche,
c’est toujours étrange cette première approche,
clavier ou plume,
on sent les mots affluer, même si les idées tâtonnent,
il y a ce frisson, ce besoin soudain,
toutes façons on le fait pour soi
mais certainement aussi pour laisser,
offrir,
des bouts d’intime quand le cœur la fait triste,
et l’égo sous la tornade,
tous pareil…

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Published by daniel - dans écriture
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commentaires

sagahan 17/05/2013 00:02


Bonsoir


merci, pour vos écrits, c'est toujours un plaisir de les lire !

Dorian 03/04/2013 01:42


Rien à dire...


Juste, l'émoi, le plaisir


De te voir encore écrire.


Cela fait si longtemps et pourtant...


Des années! Mais tes mots sont constants.


Je t'envie et tu me donnes force.


Ma plume reviendra sur scène!


Même par la petite porte...


 


Merci Daniel d'être toujours là.


Tes mots ont cette douce couleur du souvenir et de l'espoir à la fois.

daniel 03/04/2013 22:23



voila un retour qui frappe au coeur,
je pense aux bloggers du début, comme une communauté, tant d'émetteurs muets désormais,
nous sommes de ceux un peu en panne, semis errants, des mots qui bouillonnent au fond des tripes mais faut-il encore ?
oui ta plume revient et la mienne aussi, c'est sur...



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...