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diaphane express

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 19:55

c’était quoi au début,

avant les mots des dessins, le premier besoin de s’exprimer, de laisser au futur une trace hors du temps, celle là même qui reste si loin de la feuille ou du disque dur, celle laissée au fond des grottes, tâtonnante et descriptive, perlée de gouttes de calcaire et de pénombre,

puis l’embryon d’humanisme au marteau sur la pierre et loin encore ces signes symboles mystiques et bâtisseurs, papyrus et parchemins,

et vint le livre, fragile et protégé, trésor de connaissances, néfaste et dangereux au fond de cryptes, temples et mosquées, surtout préserver l’ignorance, ces mots et ces manuscrits qui délivrent découvertes et savoirs,

c’était quoi pendant,

voilà les mots qui touchent l’âme de ceux qui s’entrouvrent, l’encre se fige sur des presses de fortune, le papier et les contenus transmis feront naître les dieux, les pires idéologies,

des livres dogmes, des livres noirs, des livres rouges, … voilà que l’héritage humain se fait porteur et testament

et puis le rêve, la poésie, cette musique de silence aux notes figées, ces carnets de route, ces espoirs ou aveux, il suffit d’ouvrir cet étrange trésor et s’y aventurer,

manteaux de cuir ou de carton, ils trônent timidement au fond des halls de gare,

c’était quoi après,

viennent les mots vomis, fragments écervelés, éclaboussures en récits et hypothèses, chemins d’errances, fresques d’humains qui résonnent encore aux poussières des bibliothèques

mais lentement tous ces mots qui veinent l’ouvrage s’estompent aux sournoises présences d’écrans et de tablettes, on ne lit plus, on regarde, fini l’index qui cherche tâtonnant la page à tourner,

quelque part certainement encore l’enfant et son désir :

- dis, raconte-moi une histoire

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Published by daniel - dans écriture
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commentaires

sagahan 03/08/2014 23:14


Bonsoir,


le toucher du papier das la lecture est rès important !


L'écriture est une arme à doubles tranchants !

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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