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diaphane express

21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:00

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Face à face
Je me r'garde dans la glace
La glace à l'eau allo me quitte pas
Mes souv'nirs font comme des ronds dans l'eau
Du lavabo

Brosse à dents
Un peu seule dans son verre
Il flotte encore ton parfum d'vétiver
L'hiver qui glace la glace qui fond dans l'eau
Du lavabo

S.O.S. un plombier tout d'suite
J'trouve plus l'joint pour enrayer la fuite
Mais tout s'arrête quand j'entends couler l'eau
Du lavabo
Ho! lavabo

Allo les pompiers
Y'a le feu dans l'eau
Qui c'est ? c'est l'plombier
J'suis marteau
Tuyau
Lavabo

Y a plus qu'moi qui me r'garde dans la glace
Je m'tire la langue et je fais des grimaces
Car tout s'en va comme s'en va l'eau
Du lavabo

Face à face
Parano d'vant la glace
Dans la baignoire y a un peu trop d'place
Bulles de savon éclatées dans l'écho
Du lavabo
Ho! ho! lavabo
Lavabo 

Nicole Rieu : extrait de ZUT / RCA / musique : Nicole Rieu, paroles : Simon Monceau, Nicole Rieu / 1981

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Published by daniel - dans cris de coeur
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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...