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diaphane express

7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:40

 

 

"je suis le tout petit gars

perdu dans la ville,

je crie « love, love, love »

sorte de brouillard rouge

il glisse dans l’ombre et se met au piano

et puis cette voix frêle et obsédante

c’est juste de la tendresse,

des mots qui voient le quotidien qui décrivent les cœurs,

je vois ces doigts palper d’invisibles guitares,

se remettre au piano

taper sur une improbable boite au fil de son ressenti,

alors il parle des mots roses avec son copain Alain,

des moroses,

pas si loin des maux et des bleus

ceux de l’âme

des cœurs qui s’abandonnent

l’un vers l’autre

loin de l’autre 

voir, voir sans se voir

et se reconnaître avant de disparaître  

les cordes s’emballent,

et les accords trainent en écho

sa voix encore, comme fragile et ténue,

c’est une autre musique,

une caresse au tendre et au pur,

peut-être quand la main trouve l’oreiller vide

ou le trouble illusoire d’un regard entrevu,

toujours les fonds du cœur,

juste de l’amour,

il parle, aménage le rappel,

démontre l’inutile avec humour,

et la sueur d’une guitare,

d’un sax, d’un piano,

ce romantisme qui frissonne,

qui dit : Aimer ce que nous sommes  

«l’infini tu sais, c’est déjà bien,

c’est toute la nuit et puis plus rien  

je regarde le ciel,

les mains tendues vers toi…

 

…parle lui de moi »  

 

 

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Published by daniel - dans cris de coeur
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commentaires

lyd 07/12/2010 23:39



ma préférée ce soir là... deux mains qui se serrent... une larme qui coule, cette chanson comme un livre qui se referme et que je serre fort contre moi... à nous d'écrire la suite... je
t'embrasse 


 



daniel 08/12/2010 21:51



merci lyd, tes visites sont si rares,
écrire la suite, oui, 
encore faut-il trouver les mots pour meubler les pages,
mais ils viendront,
suffit de pas laisser mourir la flamme,...
c'est si rare tant de partages...
je t'embrasse lyd au coin du coeur



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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