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diaphane express

29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 20:55

Chantel

mais d’où vient cette dépendance ? du blues, c’est sur, celui des bars saturés de son et de sueurs, celui d’un riff en écho sous une pluie d’eau et de milliers d’oreilles abandonnées,
le coton a viré à l’urbain, la guitare a mangé le piano,
et puis te voila au détour d’une recherche, des flottements de notes qui m’apaisent, m’électrisent et me portent, je te découvre, ta longue robe, tes sourires d’enfant et soudain tu te penches quand tes doigts s’emballent sur le manche de la guitare, plus loin le visage en arrière pour évacuer tes blondeurs bouclées et offrir un solo digne des plus grands édifices du rock, tu tournes, tu souris timidement, pieds nus sur le plancher, tu es belle,
te voila lauréate du « Female Vocalist of the year » par le British Blues Award, toi qui joue avec Bonamassa, reprend du Hendrix, du Robin Trower et j’en passe,…
merci Chantel d’accompagner mes aubes nocturnes, de poser tes notes tantôt douces tantôt tendues à mes errances solitaires…


Sloe Gin
un mélange de blues et de slow, composé par Tim Curry en 1978, c’était au Leeds Irish Club en juillet 2010, reste juste à se laisser porter par la voix et l’envolée finale

 


 


Red House
bienheureux ceux qui se trouvaient le 30 janvier 2010 à Skegness pour cette fabuleuse reprise d’un titre de Hendrix écrit en 1967 ou Chantel s’emporte et nous emporte…

 

like no other : titre de son premier album
pour découvrir Chantel McGrégor, son site

like no other 

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Published by daniel - dans women in rock
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commentaires

M'mamzelle Jeanne 13/11/2012 17:43


J'ai été émue de recevoir ta visite et ton gentil commentaire ... merci !


"Transit de la vie vers le coeur" dans les priorités.. c'est ce mouvement qui importe.


Bonne soirée à toi et au grand plaisir de se lire encore !


Jeanne


 

Valentine Fournier 08/11/2012 22:49


C'est toujours un plaisir et une belle leçon que de passer ici !


Bien vite te revoir, Bisous Daniel.


 


Je te laisse ci-joint mon site de photos, ma passion, http://valent2605.wix.com/valentinephotography


 


Val 

cat 09/10/2012 11:26


Le blues, une tendresse à fleur de notes ! merci

daniel 10/10/2012 22:35



merci Cat, que serions-nous sans musique et le blues en est un de ses fondements, c'est sur...



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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...un peu de douceur,
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