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diaphane express

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 22:37

perclus au fond du canapé

t’es là comme le disait Ferré « à regarder les révolutions qui passent »,

ça secoue au nord du continent d’Afrique,

pendant que chez toi tes gouvernants voyagent et dinent avec les dictatures,

puis tu sais, même si tu vois pas ton devenir

heureusement d’autres luttent au-delà de ton ignorance,

ils laissent des mots, des notes, des tableaux, des sculptures,

ils frappent les murs, les places,

foulards de lacrymaux  qui trainent aux ruelles et avenues,

va pas si loin, regarde chez nous !

 

y’a des rencontres

ça gerbe, la voix qui clame  

alors courons ensemble vers cette fin qui nous lie,

Janis, Bertrand, Béatrice vous êtes là,

Saez, Mokaîesh aussi

et voila Melissmell

aux détours d’errances avec comme tous ces peuples de l’ombre,

la rage et le cœur qui suintent,

Aux armes !

 

  

et puis loin des filets de sang aux caniveaux,

cette éternelle solitude des cœurs,

avides,

je me souviens,

un parent absent, une peau désirée,

je vous la vends mon âme,

et Melissmell qui distille ces paquets de réel,

qui triture le fond des tripes,

un violoncelle, une guitare,

des mots rauques, des mots rock,

viens, viens, viens-moi et viens me voir vieillir,

sens ma fatigue, tu la sens,

reste à rêver, un envol titubant, rêvons encore,

et Melissmell comme compagne, douce et tendre 

à nos dérisoires solitudes…

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/09-Des-nouvelles-par-les-ondes.mp3&   *


et puis pour l’éveil, la conscience,

du Rimbaud, du Ferré, du Cantat et du Melissmell

 

siteMelissmell

Des nouvelles par les ondes / Ecoute s'il pleut / Melissmell / Discograph

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Published by daniel - dans women in rock
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commentaires

Annick SB 21/02/2011 14:33



Merci de nous faire découvrir Melissmell.


Travail intéressant que de reprendre et d'agencer les classiques nationaux et intertnationaux 


Je ne suis pas convaincue par la voix éraillée mais je vais néanmoins transmettre le lien à des amis( qui préfèrent, eux, le rock à la zique baroque .... )



daniel 21/02/2011 21:54



Melissmell, tu vois Annick, c'est comme je l'écris, cette sorte de révolte écorchée, pas de haine mais du refus et puis au creux de l'album de la tendresse qui perle, celle des coeurs séparés, de
ces cohortes aveugles et ce monde qui tourne à l'envers,
merci d'être venue...  et dis à tes amis de me laisser un comm, elle le vaut bien...



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...