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diaphane express

14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 20:42

il s’est assis, silencieux, hébété,

comme des mains qui s’agrippent

au fond de son ventre,

ranger la tasse qui n’aura plus de lèvres,

ce noir fumant prélude aux câlins,

voila encore ces peaux qui se cherchent,

s’étaient trouvées,

écran d’accueil, ton corps,

il s’est levé comme aveugle,

tâtons tremblants,

au fond du cœur,

des cris écorchés, des oreillers crispés,

il pleut, c’est pas fait exprès,

des averses d’Irlande, tambourins aux volets,

crépitements vigilants sous la toile,

il s’est penché, testamentaire muet,

au fond du coffre,

palpitations mourantes,

jus d’amour qui sèche, qui s’oublie, disparu,

alors il tend une main,

cherche au creux du drap son fragment de peau,

et arrête de tâtonner

demain faut sourire…

il s’est couché,

reste la nuit comme lumière…

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commentaires

Arthémisia 20/12/2010 09:46



J'ai peur que la nuit soit notre véritable maîtresse à tous. Les durées sont si rares quand on se veut deux.


En partage,


Arthémisia



daniel 30/12/2010 23:47



merci Arthi, oui si dur et si fugace à l'échelle de nos vies et pourtant ça demeure, blotti au fond de nos riens, ce désir si fort, ce besoin c'est sur de dépendance, d'abandon lucide et
affamé...


merci Arthémisia



chrystelyne 01/12/2010 22:02



De ce naufrage je ne retiendrai que le dernier mot  "lumière" !


Laisse  la lumière  éclairée  de nouveau tes mots !


bises Daniel


amicalement  chrystelyne



daniel 07/12/2010 23:11



merci, merci,...   chrystelyne
reste à se laisser porter puisque le vent l'emporte,
lassé d'écumes trop mordantes,
on tatonne un éventuel futur...



boris 20/11/2010 12:48



C'est souvent en surfant sa vague à l'âme qu'on exprime son talent de la façon la plus jolie. Ton film m'a tsunamiser l'âme mais je n'ai pas ton talent. Alors je me contente de te dire bravo et
merci.



daniel 29/11/2010 22:49



ah boris !


content de ta visite, le blog est pas bien portant en ces jours mais les mots vont revenir, je les sens qui germent, ce film c'est un grand clip sur le temps qui passe et l'amour quand il
demeure, bises mec



dysis 19/11/2010 06:52



les paradis perdus vont donc le rester . Rien ne dure mais tout reste . Que les lumières scintillent dans tes nuits . je t'embrasse.



daniel 29/11/2010 22:45



"Rien ne dure mais tout reste"


tout est dit, je t'embrasse



@ude 16/11/2010 00:29


un sourire pour votre sommeil


daniel 29/11/2010 22:44



merci Aude,


je vous lis régulièrement et suis sans excuse de ne laisser de traces, surtout ne pas fermer la porte, schizophrènie de l'inutile, encre larmée...


merci d'être venue



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...