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diaphane express

5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:04

elle fut certainement la Madonna des séventies et dire son nom serait perdre l'attention du visiteur et pourtant elle compose et écrit toujours et de mieux en mieux, cliquez et laissez-vous bercer...  

 

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/Bleu-Citron-04-Reste.mp3&

 

Si tu m’aimais un peu plus fort

Nos mains serrées, face à l’aurore

Si tu m’aimais comme un vieux roi

Fiévreux du temps que je te dois

 

Si tu m’aimais tout en couleur

Avec tes yeux pour unique frayeur

Si tu m’aimais sans un pourtant

Avant que tout ne s’efface en sortant

 

Reste une seconde

Rien qu’un instant

Dis-moi que je compte

Malgré le temps

Je reste en silence

Je t’en conjure

Rien ni personne ne prévoit cette usure

 

Si tu m’aimais juste comme au temps

Lorsque ce corps était plus élégant

Si tu m’aimais dans cette dérive

Comme un naufrage ce nous deux qui chavire

 

Reste une seconde

Rien qu’un instant

Dis-moi que je compte

Malgré le temps

Je reste en silence

Je t’en conjure

Rien ni personne ne prévoit cette usure

 

paroles et musique : Jeanne Mas / Bleu Citron / Rock&Movies / 2011

 

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Published by daniel - dans cris de coeur
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commentaires

chrystelyne 16/12/2011 20:23


J'étais une vraie  fan , je l'avais  perdue de vue , alors  merci de me faire découvrir ce titre !  du vrai,  du simple,  du poétique,  du mélodieux,
j'aime  beaucoup !


amitié


chrystelyne

daniel 25/12/2011 21:51



oui et on sait bien qu'aimer un morceau de musique c'est s'y retrouver,
merci chrystelyne



dysis 12/09/2011 16:02



Comme j'aurais aimé écrire ces mots !



daniel 01/11/2011 18:30



des mots simples mais si vrais et si on ne les a pas écrit au moins peut-on les partager



juju 06/09/2011 20:32



OUI ELLE NAS JAMAIS AUSSI BIEN ECRIS UN ALBUM §BLEU CITRON EST UNE MERVERVEILLE BRAVOT UN BIEN BEL ALBUM TRES REUSSI



daniel 01/11/2011 18:30



j'approuve



voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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