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diaphane express

27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 20:57

juste dire,
on reste au creux de ceux qui nous ont aimé...
comme ça,
parce que avec nos petits orgueils, 
nos certitudes de paille,
isolés et mendiants,
oui, je sais bien
on n'a jamais raison, préserver la notion,
la famille, tiens, mais c'est déjà plus,
non j'ai tort, encore,,
des sentiers de pétales, d'elfes pailletés,
vous accompagnent,
vos égos à l'égal de vos ignorances,,
et ce palper rare qui pousse au pingre,
j'vais pisser, seul aux édredons de nuit,
voudrais bien m'y coucher,
comme ça,
dehors comme dedans,
si vide...
oui je sais bien
on se croit possesseur, préserver l'identité,
culture et géographie mortes et "savoirs" enfuis,
ces acquis de miettes et d'illusoire,
vous accompagnent
vos doigts qui tâtonnent
isolés et mendiants,
draps de peaux secoués du même vent,
non j'ai tort, encore,,
de l'alcôve à l'atelier même requête,
et vos mots retentis et dupliqués,
j'vais écrire, seul aux barreaux de mes couleurs,
voudrais bien m'y perdre,
comme ça,
dehors comme dedans
,

et même…

…au travers nous…

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 20:57

c’était en 1973, seul au cœur de l’amphi, sur son estrade,

il parlait et tournait dans sa main une pomme comme un symbole. Il parlait d’industrie, d’agriculture et de démographie, d’urbanisme aveugle et de recyclage

c’était bien avant Dany le vert ou Nico le converti, bien avant les bobos à vélo et le snobisme bio, la démesure et l’intérêt tiraient déjà les ficelles, et l’amphi silencieux

il s’appelait René Dumont

qui avait senti l’herbe humide tremper ses chevilles ?

ils ont pris moult formes les utopistes de la chloro,

plus d’un quart de siècle à se faire entendre,

comme les radios libres comme désormais le net

le costard cravate s’accapare le concept y rajoute quelques taxes et se fait avocat,

c’est presque foutu

jardinier je taillais des pruniers vétustes et mourants, enfermés d’asphalte au trottoir éventé et sombre lorsqu’ils vinrent, le parenchyme vous connaissez pas ? Le vert est passé de la barbe à la limousine, les forêts restent piétinées et les puits avides, faire payer le pet des bovins et subventionner l’industrie des 4X4 ?

et les voila, sélectifs comme leurs poubelles,

qui a palper ce grain aride de l’écorce ?

porte nos cendres et nos âmes,

terrassées de degrés asséchants, de regrets, pas même,

s’effilochent les valeurs et se perdent les sagesses ancestrales,

ils font la morale ne savent comment prendre un sécateur,

dessinent sur leur planche les couleurs de nos villes, finis géraniums, œillets d’inde, sauge,

de la vivace et du graminée coutent moins chère à l’entretien et des pistes cyclables en béton là ou il n’y a pas de vélo,

Bertrand reverse pour l’Afrique, Hulot cautionne les shampoings,

jardinier je défends l’impossible mais avec respect et contraintes,

des arbres sur un pont, un mètre cube de survie juste pour plaire

c’est beau sur la planche à dessin ou en projection 3 D,

le culte des archis et des paysagistes,

ceux là qui nous font des tours et des jardins aseptisés,

comme les pontes politiques, hospitaliers ou d’industries,

ils ont raison…

en humant la rose, je me suis fait piquer et j’ai ris de mes rougeoyantes boursouflures, l’oiseau sur le greffon, du gris sur l’azur,

c’est en 2010, le seul est dogme au fond de la rue, sur son écran,

ils parlent, incultes ambassadeurs, une pilule salvatrice posée à l’éphémère de poussière jaune, sous le bleu glauque et muet, partout,

poubelle rose qui se met à chanter, du lisier aux préfectures et du lait aux caniveaux,

de prophase en télophase, çà grouille au fond de la lentille, mais que savent-ils de la sève montante et de photosynthèse ?

on tue les mauvaises herbes en chauffant le gaz ou l’eau, on réveille d’autres graines en latence, et laisse la fumée colorer l’horizon,

c’était en 1973, sur les bancs, des yeux et oreilles tissés au discours,

il disait c’est presque trop tard, comprennent toujours pas…

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 14:07

tiédeur moite, fin d’après midi

combien de prairies foulées depuis tant d’années, de grandes scènes en podiums de village, toujours cette magie cérémonieuse, l’offrande d’une masse bigarrée tendue vers la note et la voix, la musique porte et envoute, fait bouillonner ce chaudron d’âmes avides, brumes de jour ou de nuits puis refuge intime au milieu du nombre, au fond de l’ombre des visages, des accords, communauté furtive, baiser d'instants,

dans ce dédale nourricier

le phrasé tendu au bout des cordes de Laura, du Big Brother mais du Quicksilver aussi, ce blues poisseux et dépouillé, maudit et salvateur cafard qui fait le balancement obligé,

et puis Tiphaine, du kozmik blues à Pearl mais aussi du funk au hard, emportements hypnotiques aux envols de zeppelin, soubresauts de souffle et de gammes explorées,

mes yeux si emplis soudain grands ouverts

là, juste là, immobile et offert,

à écouter…

 



frenchkiss / lust / R4 festival / Revelles
les retrouver :
 

http://www.frenchkisstheband.com/ 

http://www.myspace.com/frenchkiss78

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 21:17
rediff

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/la-fenetre-mama-bea.mp3&

 

j’ai erré si longtemps

insatiable, curieux,

voyeur et gourmand,

j’ai bu tes perles d’effroi,

dermiques et secouées,

l’écho de nos râles

en mémoire tatouée,

saignée béate,

exacerbée,

j’y recueille l’émoi

les moi  

je me suis perdu brièvement,

absout d’angoisse,

avide et innocent,

j’ai mangé tes laves organiques,

souffle osmotique,

colostrum d’amour,

bras en croix,

membre raidi,

annihilé,

lavé d’émoi

des moi   

j’ai rêvé hors du temps

romantique et désuet,

témoin coupable, condamné,

affamé et lucide

j’ai vomi le furtif

illusions avortées

ta peau comme souvenir

en socle de survie

terrassé

nimbé d’émoi

c’est moi

paroles et musique : Mama Béa Tékielski - la fenêtre
s'il vous plait, prenez le temps,
écoutez
...

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 13:51

ça y est tu marches sur la lune

des coups du père au manège enchanté

triste Bambi

sont désormais des millions d’orphelins

d’autres gloseront de tes ambigüités

l’a-t-on fait pour Gide, Trenet ?

être créateur et visionnaire c’est dépasser l’humain

i just can’t stop loving you…


Dirty Diana

Michael Jackson et Steve Stevens / New York 1988

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:59

ce soir comme  posé au coeur du bar
ce concert je l’invente mais il serait pareil

voila des bribes de vie sous sa casquette

et sa voix rauque,

et moi je suis pas cravate, costard,

juste une âme

en peine de paix et d’échanges,

elle chante et crache la souffrance de tous âges et pays, 

au milieu coule une frontière,


Louise je t'embrasse, toi et ta solitude
il faudrait s’aimer quand même,
tous sodomites du système,

ce soir timidement

Hamed ta boutique écrasée à l'asepsie du béton, la Murène et ses chimères
et puis ces trains et bateaux qui charrient douleurs et cultures

tous ces compagnons de silence

Zara, ne pleure pas ton retour, il en est ainsi,

tes frères et maman l’ont dit

ces deux mondes en tâtonnements, mains liées,

si trop de mal à s’unir

Louise j’ai peur un jour de te rejoindre, qu’est-ce qu’il fait le ciel ?

le fond des rues comme les avions et colères,

ces vies de caniveaux aux menottes ou ceintures d’incandescence,
filles cousues et criardes,

ces enfants du silence aux visages de plaies

en murmure,

au fond du cendrier, aux culottes abandonnées, aux jeux entrepris,

un jour ils sauront, je sais comment on fait, je fais ce qu’on me fait,

moi non plus je bois pas de coca, tellement de chance,

toutes ces innocences bafouées et torturées,

Nicolas et ses kalachnikov

Louise tu s’ras partie quand j’arriverai

suis déjà vieux, assez les cris, comment y va ton monde

l’avion décolle comme ma colère

un aller simple vers l’enfer, exil ou foi,

et voila encore la rue

de la misère à la fouille même société, les mains en l’air !

mais là tes mains sur ma peau…

ce soir si loin du bar


ce concert dans ma tête, ce baiser de trottoir et d'espoir
au milieu coulent tant de frontières,

quand les mots s’accompagnent des accords du souvenir,

nourris de différences,

sous la casquette ou sur les cordes

Gavroche à la Patti et l’ombre de Piaf ou Léo

et puis aussi un peu de Mano et Bertrand

notre petit théâtre et nos tremblements

mais merde aimons-nous !

comment y va ton monde ?

écoutez Flow, des yeux d'humains avec de la musique...


vidéos : faut pas rêver, Louise, Ca dégénère
merci flow
et puis allez vous promener chez lui, c'est plein de richesses
là juste à droite, écoutez shalom, fouille et Coca

je peux le dire aussi à toi
qui fait la fête et qui s'en va
tu sais à la sortie du concert
tu dois remettre ta muselière
penser à refixer tes oeillères
cher congénère
ça dégénère
des générations entières
dégénaration entière...

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 20:37

trois ans encore !...
pour la première fois la honte d'être représenté
et gouverné par ce nabot imbu
transcendé d'égoïsme aux éclats d'argent

dessin : Solé / Siné Hebdo n° 33 / 22.04.2009
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Published by daniel - dans élections 2007
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 19:52

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elle avait attendu la nuit, la clôture qui ceinturait l’usine était cassée juste derrière l’entrepôt, elle l’enjamba et là sous une bruine froide et silencieuse, immobile, elle sentit le sel sur ses joues se confondre à la pluie
le grand parking était désert, crevé de cercles jaunes que laissaient choir les mats d’éclairage, pas une voiture, fini le temps du ronronnement des ateliers et le va et vient des camions de livraison accostés au quai comme d’étranges navires intemporels
doucement, dans la pénombre des façades, elle a contourné les deux grands bâtiments de fabrication pour atteindre le local d’entretien
elle s’appelle Léone, parole de ch’ti, le père crachait des lambeaux de poumons à chaque toux, trente années de mine, de poussière noire et de lutte, et si c’était pas le fond c’était l’étoffe, le textile, fallait bien faire un choix et nourrir le petit monde
Léone, elle avait connu le métier, celui à tisser, chuchotements des rouages, araignées de laine, la pendule et l’ouvrage au creux des mains,
elle était là devant la porte, tant d’années, tant d’âme déposée, ce geste tellement fait, soudain comme un délit, on était loin des braseros, des regards complices tout emplis de peur et d’espoir qu’ils savaient mort-né, le matin devant l’armoire de fer et ces deux portemanteaux, des regards comme un couperet au travers les mots, chacun sa merde, mais là le même vaisseau, le même naufrage, elle entre, traverse le vestiaire et arrive aux chaînes, oui, on dit comme ça, comme une étrange armée, figée, les machines, handicapées, sans hommes pour les animer, cimetière de métal sans mémoire, sans conscience
elle revoit le contremaître, sa peur, son humanisme muselé, la première réunion avec le grand patron, il est des impératifs économiques qui exigent pour la survie de l’entreprise des mesures contraignantes et indépendantes de notre volonté
elle s’est approchée de son métier, elle n’a jamais voulu dire machine, elle était oiseau blessé, muette et timide, la main glisse sur ce battement d’acier désormais sevré,
Léone, elle connaissait l’outil, l’avait vu évoluer, la machine va asservir l’homme et la voilà maintenant pliée, agenouillée devant cette dépouille d’acier qui ne la nourrit plus, l’avoir combattu comme pressentiment, et là aux échos de sanglots, plus de tissus roulés pour amortir le cri, vous comprenez la conjoncture rend nos coûts trop élevés, il nous faut faire face à la concurrence, soyez surs que nous ferons tout ce qu’il est possible
elle s’est relevée doucement, ces fantômes trapus, ces allées grises, terrassée, abandonnée soudain pauvre elle est partie, courbée comme les machines, drôles de stèles pour un triste cimetière
Léone en revenant s’est accrochée à la clôture et s’est retournée cinq fois…

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Published by daniel souhait - dans écriture
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:34

voila que les pousses claires  gonflent

et promettent d’ascensions futures,

le mois de  Mai, ces naissances, ces décès,

à l’éclosion des pétales,

des mémoires au fond des calices,

je t’aime Man, t’es toujours là pour moi

ce jour ton ventre ouvert pour me laisser vivre

t’es pas partie le 23, tu partiras jamais,

et si le 15 de Novembre revient,

c’est mon autre moitié

Pa j’ai pris en charge l’aérodrome de ma ville,

ton âme sur la piste,

une marche, ce jour

qui me rapproche de vous

cette maison et votre ombre au-dedans,

ce besoin de famille, d’amour

comme celui qui nous a nourri,

reste au fond de mes troubles

des tables de fêtes

des débats à n’en plus finir

deux sourires incertains

à combattre nos débauches sociétales,

vos petits enfants, mes enfants,

voila que fleurs s’épanouissent,

tiges qui ploient aux feuillages retrouvés,

mes deux êtres fragiles,

puissent-ils ne pas me maudire

de leur livrer ce monde

une marche, ce jour

un an lâché au tourbillon du temps,

un pas de plus à vous retrouver,

il n’y a pas de vide, juste l’attente,

ils vont me faire des baisers,

m’appeler,

je vous aime tous deux,

votre mère si proche d’eux

et toi aussi ma nuque refuge

de charme et de patience,

juste une marche

un pas de plus vers l’irrémédiable…

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Published by daniel - dans écriture
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 20:09

l’art culinaire évolue à l’instar de la démocratie

voila qu’un agité frénétique ailleurs ministre de l’intérieur puis de l’économie puis président de la république se prend d’envie d’aller vers ce qu’il ignore, les français

alors il le fait, timidement comme s’il savait le rejet du peuple et aux soubresauts demandeurs répond par l’insulte et le mépris

les temps sont passés, la rue frémit, se retient peut-être, l’empereur a réagi et désormais rencontre son pays avec une recette qu’aucune république (sauf celles qu’on n’ose citer) n’a appliquée en voici les ingrédients :

- choisir l’endroit, de préférence chez des amis

- surtout ne plus entendre aux travers les barrières aux échos des murs la clameur du citoyen

- isoler et paralyser la cité hôte,

- de l’hyper centre du point d’action aux intersections périphériques, territoire occupé

- prévoir au site d’intervention un CRS pour trente civils,

- laisser l’après périphérique en défouloir et à l’anonymat,

- faire venir en bus plusieurs centaines de militants pour les sourires aux caméras

- protocole de comédie et poignées de mains acquises

- journalistes et questions sélectionnés,

- les deus airbus, l’hélico,

- l’angle de prise de vue

y ajouter un peu de rampance médiatique

la ville a ses commerces baissés, la fouille pour le droit de marcher, tous ces fourgons ces barrières, ces papiers d’occupation a sortir en légitimité,

ici règne dans ce pays légitime un président qui n’a plus aucun contact avec son peuple et sa réalité,

 

ps : un soir un blog a arrêté d’émettre, c’est un refuge de culture et de poésie, de doutes et de savoirs, ce silence est un manque, allez voir, c’est là ! 

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Published by daniel - dans élections 2007
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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...