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diaphane express

16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 19:46

il en va du cœur comme aux étals des marchés,
on saisit, on palpe, on sent, on goutte même et on prend ou on jette
parfois des années avant d’ignorer le fruit qu’on pensait si délicieux
et unique
d’autres saveurs peut-être amènent au rejet,
ou bien ce qu’on nomme lâcheté,
mais il est au cœur des ventres qui enflent,
des promesses de cris et câlins,
des ambitions communes soudain avortées,
des larmes de feu sur une peau toute gonflée,
elle a mis la petite au coucher,
se retrouve au miroir
et plus d’ombre de père aux confins de la glace,
elle caresse son ventre tout tendu et gomme le rimmel en méandres,
c’est bien ce qu’on nomme lâcheté,
que fait-il, ou est-il, en aime t-il une autre,
se perd t-il dans d’artificiels univers aux sons d’accords électriques,
erre t-il, égaré et indécis ?
la fibre paternelle ne s’apprend pas, elle est innée,
il ne l’a pas c’est tristement sur,
la voila qui se couche entre larmes et téléphone,
lui reste l’amour du sang, ceux des proches
et son courage à combattre vers un avenir prometteur…

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:06

comme une douce mélopée

ta voix m’insuffle le tendre et l’attendre

ils se penchent sur toi

austères et mécaniques

tellement absents à tes souffrances

ils vont t’ouvrir le ventre

c’est ta vie contre la mienne

ils te le répètent sans cesse

dans ce couloir monacal

au blanc macabre

comme devin aux affres du monde

je ne veux pas la lumière

si chaud, si bien au creux de tes entrailles

si près de ton cœur

dix jours de retard

je n’ai plus de visage ne suis que forme

ils me cacheront à toi

et te laisseront pantelante et avide

 

comme un cri de rage

ta voix m’offre la voie

errant désabusé, bouffi d’artificiel

égoïste et perdu

et ta main tendue

qui m’extirpe du cloaque

je crains toujours la lumière

attiré tellement

aux abysses de l’illusion

je sens ton cœur

et tes peurs au travers mon cœur

je t’aime et ne te le dis pas

les mots, les tiens, les miens

substitués au langage

on se cachera tous deux

torturés et si vides

 

comme un chant susurré

ta voix me nourrit

tu as donné la vie

et moi j’ai tué

je puise en ta main et tes yeux

cet amour salvateur

je m’agrippe à ce cordon de chair

notre cordon, celui du sang et de l’amour

celui de mon besoin et de mon manque

de toi

ou est la lumière ?

c’est toi, toujours, pour toujours

ce café aux prémices d’aurore

et nos bras confondus

toujours cachés, toujours

ou donc est cette chaleur limpide ?

 

comme une ode partagée

ma voix comme prélude

ils se penchent sur toi

à l’affût de ton souffle

cette balafre à ton ventre

ma signature de tourments

tu ne me vois plus

tu perds la lumière

tu vas me quitter

je peux bien serrer ta main

et te dire des mille «je t’aime»

ta substance de vie

s’éloigne et s’estompe

je te perds

et me perds avec

mon socle, mon refuge

 

ils t’ont ouvert le ventre

pour me laisser naître

c’était un deux Mai

et c’est la première fois

que j’ai pas mon baiser

 

à Maman

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:00

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/lavabo.mp3&

 

Face à face
Je me r'garde dans la glace
La glace à l'eau allo me quitte pas
Mes souv'nirs font comme des ronds dans l'eau
Du lavabo

Brosse à dents
Un peu seule dans son verre
Il flotte encore ton parfum d'vétiver
L'hiver qui glace la glace qui fond dans l'eau
Du lavabo

S.O.S. un plombier tout d'suite
J'trouve plus l'joint pour enrayer la fuite
Mais tout s'arrête quand j'entends couler l'eau
Du lavabo
Ho! lavabo

Allo les pompiers
Y'a le feu dans l'eau
Qui c'est ? c'est l'plombier
J'suis marteau
Tuyau
Lavabo

Y a plus qu'moi qui me r'garde dans la glace
Je m'tire la langue et je fais des grimaces
Car tout s'en va comme s'en va l'eau
Du lavabo

Face à face
Parano d'vant la glace
Dans la baignoire y a un peu trop d'place
Bulles de savon éclatées dans l'écho
Du lavabo
Ho! ho! lavabo
Lavabo 

Nicole Rieu : extrait de ZUT / RCA / musique : Nicole Rieu, paroles : Simon Monceau, Nicole Rieu / 1981

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:04

elle fut certainement la Madonna des séventies et dire son nom serait perdre l'attention du visiteur et pourtant elle compose et écrit toujours et de mieux en mieux, cliquez et laissez-vous bercer...  

 

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/Bleu-Citron-04-Reste.mp3&

 

Si tu m’aimais un peu plus fort

Nos mains serrées, face à l’aurore

Si tu m’aimais comme un vieux roi

Fiévreux du temps que je te dois

 

Si tu m’aimais tout en couleur

Avec tes yeux pour unique frayeur

Si tu m’aimais sans un pourtant

Avant que tout ne s’efface en sortant

 

Reste une seconde

Rien qu’un instant

Dis-moi que je compte

Malgré le temps

Je reste en silence

Je t’en conjure

Rien ni personne ne prévoit cette usure

 

Si tu m’aimais juste comme au temps

Lorsque ce corps était plus élégant

Si tu m’aimais dans cette dérive

Comme un naufrage ce nous deux qui chavire

 

Reste une seconde

Rien qu’un instant

Dis-moi que je compte

Malgré le temps

Je reste en silence

Je t’en conjure

Rien ni personne ne prévoit cette usure

 

paroles et musique : Jeanne Mas / Bleu Citron / Rock&Movies / 2011

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:40

 

 

"je suis le tout petit gars

perdu dans la ville,

je crie « love, love, love »

sorte de brouillard rouge

il glisse dans l’ombre et se met au piano

et puis cette voix frêle et obsédante

c’est juste de la tendresse,

des mots qui voient le quotidien qui décrivent les cœurs,

je vois ces doigts palper d’invisibles guitares,

se remettre au piano

taper sur une improbable boite au fil de son ressenti,

alors il parle des mots roses avec son copain Alain,

des moroses,

pas si loin des maux et des bleus

ceux de l’âme

des cœurs qui s’abandonnent

l’un vers l’autre

loin de l’autre 

voir, voir sans se voir

et se reconnaître avant de disparaître  

les cordes s’emballent,

et les accords trainent en écho

sa voix encore, comme fragile et ténue,

c’est une autre musique,

une caresse au tendre et au pur,

peut-être quand la main trouve l’oreiller vide

ou le trouble illusoire d’un regard entrevu,

toujours les fonds du cœur,

juste de l’amour,

il parle, aménage le rappel,

démontre l’inutile avec humour,

et la sueur d’une guitare,

d’un sax, d’un piano,

ce romantisme qui frissonne,

qui dit : Aimer ce que nous sommes  

«l’infini tu sais, c’est déjà bien,

c’est toute la nuit et puis plus rien  

je regarde le ciel,

les mains tendues vers toi…

 

…parle lui de moi »  

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 21:30

ce soir,

c’est tout drôle, 

une sournoise et mortelle douleur,

et demain qui vais voir Christophe

" les paradis perdus " 

tiens écoute,

on en reparle après

 

je voudrais être ce pays

ou elle s’en va chercher encore

ah oui c’est pas le bon refrain

paroles insipides, c’est pas à la mode

tellement de tourments

peut-être un jour voudras-tu

retrouver avec moi

les paradis perdus

 

oui ? 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 19:58

quelque chose de lancinant

comme ces litanies du fond des jungles

les rythmes s’ajoutent

qui portent la voix

incantations verbales,

sa jambe martèle l’estrade

et visage tendu dessiné de rictus

appel à des brumes moites

elle pose ses mots 

 plus tard

loin de la guitare et du sampleur

encore ce balancement guttural

 écoutez mary* et laissez-vous prendre…

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 23:03

appuyez là ! sur lecture

 

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/Comme-avant.mp3& 

 

Comme avant
Je rêve d'y aller
Comme avant
J'aimerais valser sur la mer
J'aimerais partir sans la haine
M'envoler pure et saine

Mais pourtant
J'y suis déjà allée

Mais comme avant
Je veux y retourner

Retrouver cette paix dans ma tête
Marcher plus de mille kilomètres
C'est surement
Que je l'ai oublié
Que partout
Mon cœur est en liberté
J'avais remis mes chaines
Et jeté la clef á la mer

Mais maintenant
J'aimerais y retourner

Simplement

Tout simplement
Pour être enfin chez moi sur terre

Pour être enfin chez nous sur terre

 

on s’embrasse ?

vous avez pris le temps ?

pardon

ben prenez-le, écoutez ce cri

 

paroles et musique : Jorane

site : jorane

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 21:09

Ana

d’un velours de nuit ou de pourpre,

aux accords du doigt croché à la corde,

de ses hanches devinées

sous des notes volages,

tantôt sombres et de crépuscule

et soudain qui tressautent et bondissent,

des fragrances d’humus

chevaux éclaboussants

aux clichés de testament

 

une femme dépose

ce chemin d’amour



          

Tarja

le métal cogne aux parois de pierre

cathédrales électriques

qui résonnent de démesures

dérisoires outrages

blafards et qui coulent

et soudain loin des riffs,

litanies lourdes,

le cristal d’un timbre

aux battements de vitraux

 

une femme offre

ce chemin divin



merci, merci encore...

 vidéos :
- Ana Vidovic: Valses Venezolanos 2 y 3 - Antonio Lauro
c'est
ici
- Tarja Turunen - Ave Maria
juste
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 22:58

lyd

dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/lyd----acwl.mp3&
t’as cogné mes parois

ce silence imbu qui mène à la perte

t’es venue avec tes yeux, ta bouche

tes mots, tes jambes et ton ventre,

t’as piétiné en caresses

mes stériles certitudes,

t’as posé la lumière à mes yeux brulés,

t’as laissé au fond du drap,

l’essence même de mes manques,

la douceur,

la douceur, celle de ta peau

quand mes mains avides

cherchent à se nourrir d’humide,

et de frissons,

t’as frappé les frontières,

jusqu’à s’effondrer,

mes prétentieuses barrières,

t’es venue avec tes silences criants,

tes jambes encore,

jambes lyd
toujours ta peau, mon chemin,

et voila les stries,

celles que t’as refusé,

qui écrivent désormais le devenir,

tu poses tes lèvres aux miennes,

m’insuffles le vivre,

me rappelles les échéances,

et poudroies l’existence

de tendre et de doux,

t’es venue enfin,

poser la pierre manquante,

et m’offrir l’horizon,

.. ……

musique: lyd / ACWL

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...