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diaphane express

10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:20

ils commémorent une paix, l’armistice comme ils disent,
et moi dans ma tranchée,
il suinte aux boues de mes doigts des larves de larmes,
des lambeaux de vie en cristaux moites,
je palpe, tâtonne en cette fange de cœurs écrasés,
ils disent que plus jamais ça, le monde est copain,
et moi au bouillonnement de l’incertain,
il coule des échos de canons et de cris
aux affres de mes solitudes,
les armistices sont aussi celles du fond du ventre,
de ces terres bataillées et fumantes,
de ces dermes en fusion et de ces peaux glacées,
une terre poisseuse façonne le silence,
les guerres aussi aux limites des doigts,
tous ces appels moites et avortés,
ils disent que la paix n’efface pas le souvenir,
et mes mains peureuses n’étreignent que le vide,
il reste des bouts de roches, jaunes et cramoisis,
je replis ma main, sait ne rien trouver

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 19:49

les miroirs sont las du même visage,
aujourd’hui n’ai pas vu d’être humain, n’ai parlé qu’à mon chien,
ils ont cassé la vitrine,
sauce tomate, aubergine,
je sais là-bas,
catafalque de paille
pour un cercueil de lait, bouillonnant et baveux,
leurs douves de narcisse en bravoures illusoires,
viens, viens nicher ta truffe au creux de ma main,
ils ont piétiné l’âme, poignardé la conscience,
miel et poivre, mandragore,
je sais ici,
oripeaux de balances, de cierges et de glaives,
piment rouge, banane,
diaphanes cortèges courbés et tout sec,
et pourquoi soudain tes lèvres et ta peau ?
ajuste tes reflets aux embruns lunatiques d’éphémères sociétés,
viens, pose encore ta patte sur mon bras et ma joue,
ils ont enchainé l’espoir, muselé le cri,
je sais plus loin,
d’autres pâleurs, de courbes muettes,
groseille et moutarde,
leurs camisoles verdâtres en égéries et dogmes,
sournoises et lénifiantes,
et pourquoi encore, tes frissons, ton haleine ?
ta langue qui râpe et nourrit ma survie,

IMGP1820

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 19:55

c’était quoi au début,

avant les mots des dessins, le premier besoin de s’exprimer, de laisser au futur une trace hors du temps, celle là même qui reste si loin de la feuille ou du disque dur, celle laissée au fond des grottes, tâtonnante et descriptive, perlée de gouttes de calcaire et de pénombre,

puis l’embryon d’humanisme au marteau sur la pierre et loin encore ces signes symboles mystiques et bâtisseurs, papyrus et parchemins,

et vint le livre, fragile et protégé, trésor de connaissances, néfaste et dangereux au fond de cryptes, temples et mosquées, surtout préserver l’ignorance, ces mots et ces manuscrits qui délivrent découvertes et savoirs,

c’était quoi pendant,

voilà les mots qui touchent l’âme de ceux qui s’entrouvrent, l’encre se fige sur des presses de fortune, le papier et les contenus transmis feront naître les dieux, les pires idéologies,

des livres dogmes, des livres noirs, des livres rouges, … voilà que l’héritage humain se fait porteur et testament

et puis le rêve, la poésie, cette musique de silence aux notes figées, ces carnets de route, ces espoirs ou aveux, il suffit d’ouvrir cet étrange trésor et s’y aventurer,

manteaux de cuir ou de carton, ils trônent timidement au fond des halls de gare,

c’était quoi après,

viennent les mots vomis, fragments écervelés, éclaboussures en récits et hypothèses, chemins d’errances, fresques d’humains qui résonnent encore aux poussières des bibliothèques

mais lentement tous ces mots qui veinent l’ouvrage s’estompent aux sournoises présences d’écrans et de tablettes, on ne lit plus, on regarde, fini l’index qui cherche tâtonnant la page à tourner,

quelque part certainement encore l’enfant et son désir :

- dis, raconte-moi une histoire

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 21:08

il traine au bout de jetées en pavés,
de prairies pourrissantes baignées de trop d’eau,
des bribes de sourires, des relents de spasmes,
quand le cœur affamé réclame l’incertaine étreinte,
c’est l’heure ou les yeux crient,
embués de non dits et de vaines attentes,
il y a des draps qui saignent
et maudissent l’absence quand l’étoffe se souvient,
des larmes de miroir viennent souiller le sol,
des chuchotements d’ombre pour hanter les nuits
et des aubes cramoisies en cruel réveil,
l’écume balaie en baves tièdes,
toutes caresses retenues,
ces baisers de silence tendus au vide,
il est des vents de brumes
qui souillent les amours, les rendent solitude,
et ces mains qui tremblent, avides d’impossible,
il traine au bout de rues aux caniveaux de sang,
de façades griffées de cicatrices et d’espoir béant,
des ombres amaigries et des doigts crispés,
quand le cœur affamé réclame l’incertaine étreinte,
c’est l’heure…

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 21:04

Ça puait la frite rance et le jarret trop grillé. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Comme un appel, il avait mis son manteau et s’était dirigé vers la foire. Lui qui s’enfonçait doucement vers un destin d’ermite, le voilà soudain sous le coup d’une étrange frénésie à vouloir se mélanger au peuple de l’ombre et du bruit.
Des cohortes d’enfants titubants gerbaient des structures foraines. Il se frayait un chemin faisant fi des bousculades et des cris de basse-fosse. Des néons agressifs faisaient les faces tantôt livides tantôt cramoisies. Comme guidé, il laissait ses pas le porter tout en observant ce qu’il pensait être la perdition, l’enfer esquissé de l’espèce humaine. Une phrase de Dante lui revenait à l’esprit : «
 Cet état misérable est celui des méchantes âmes des humains qui vécurent sans infamie et sans louange et qui ne furent que pour eux-mêmes... »
Il avançait tout absorbé de songes. Ils se donnaient conscience, s’inventaient des dieux en faisant la guerre, cherchaient toujours plus loin avant de se reconnaître. Dante lui parlait encore : «  Par moi on va dans la cité dolente, par moi on va dans l’éternelle douleur, par moi on va parmi la gent perdue. » 
Des effluves de gaufres et de barbes à papa l’amenèrent doucement vers les baraques à monstres. Mais que venait-il faire en ces lieux ? Sous ses yeux repus, la maison du strip-tease, l’homme tronc, le bicéphale, la femme aux rats

« Combien se prennent là-haut pour de grands rois
qui seront ici comme porcs dans l’ordure,
laissant de soi un horrible mépris. »

Dante

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 21:19

et voila la page blanche,
c’est toujours étrange cette première approche,
clavier ou plume,
on sent les mots affluer, même si les idées tâtonnent,
il y a ce frisson, ce besoin soudain,
toutes façons on le fait pour soi
mais certainement aussi pour laisser,
offrir,
des bouts d’intime quand le cœur la fait triste,
et l’égo sous la tornade,
tous pareil…

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 21:46

déjà toute petite sur son siège bébé, il suffisait de fredonner pour qu’elle se balance entre tutute et jouets puis vint le temps de l’école, à la récré loin des autres, elle susurrait en prenant soin de ne pas trop élever la voix,
aux tables des classes, elle chevauchait de l’intérieur le monologue du prof et les sarcasmes des autres et doucement se réfugiait en mélopées enfouies,
se taire, les refrains finissent toujours par lasser,
elle se levait, chantait devant son écran, non, elle ne voulait pas être la voix ou la star, juste communiquer à qui veut bien l’entendre son amour et son désespoir,
elle est conviée, sélectionnée comme on dit,
elle n’ira pas dans leurs studios aseptisés, ne fera pas de sourires béats aux caméras,
en cette fin d’après midi de printemps, elle ouvre grand sa fenêtre,
vis-à-vis à d’autres fenêtres de misère et de silence,
un regard au bas vers cette rue étriquée,
elle gonfle sa poitrine, ni le chant du départ ni celui des partisans
et qui terrasse soudain les stridences ambulancières ou cet éternel ronronnement citadin,
des mots éructés tantôt retenus tantôt crachés, voila l’ultime note,
et qui résonne encore à ces murs d’indifférence, un refrain visionnaire,
- non je ne regrette rien…  
les cours de chant ont disparu, elle arbore timidement sa jupe à mi-genoux, se plie bien au sourire obligé, ce matin sans prévenir, un autre couplet, tous ces télé-crochets,
elle a refermé les battants de fenêtre, se sait devenue muette à des oreilles si longtemps sourdes, le lit est en face, elle s’y allonge, c’est la finale, ne peut se résigner à couper le son,
se souvient de ces couloirs de peurs, bousculée, invisible aux flots apeurés d’ombres soumises aux correspondances, aussi ces rues d’averses, la guitare sous le parapluie, la voix qui s’éraille, elle aurait voulu, vitres offertes, ne plus chanter, juste beugler l’espace d’une seconde comme un souffle d’espoir,
- je repars à zéro…

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:36

marché Martine M Richard -        viens mon enfant, regarde, prend ma main, faut pas se perdre, tu vois le beffroi au bout, ben on va prendre la rue une première fois et après si tu veux, on refera les mêmes pas mais en un autre temps,
salut Emile, ça va aujourd’hui, j’vais t’en prendre une livre, eh tu sens là, regarde, de l’ail au safran, la nature rivalise, tiens, Gilbert, ça fait un bail comment tu vas, l’hiver y fait des endives et l’été de la tomate, René, lui, il vend du fromage, tu sais celui qui sent fort, il y en a même qui le trempe dans le café, regarde nous voila déjà au pied du beffroi, ils l’ont construit pour guetter d’éventuels visiteurs et ils ont mis des cloches pour faire un chant de rappel, et puis une grande salle à coté pour les banquets des nobles et les jugements des gens du peuple

-        viens mon petit, observe, tiens bien ma main, j’ai oublié de te dire pendant le marché, dans le beffroi, juste au premier étage par l’escalier qui mène au carillon, ils ont posé un cadenas sur une toute petite pièce qui servait de prison, tu vois les étals sont remplacés par de peureux enguenillés, bras tendus et têtes baissées, il pleut, on va longer les murs pour atteindre le beffroi, le chemin qu’ils ouvrent dans leur frénésie est celui de la mort, écoute, au travers leurs cris déjà l’écho des roues du chariot, elle parait fière et absente accrochée à la ridelle, on était peut-être en 1483, peut-être à Douai, peut-être qu’elle s’appelait Marie Porion,

-        viens, on s’en va

 

sur une proposition de Mil et une

tableau : Martine M Richard

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:58

porté par un vent qui l’éloigne des côtes,
l’esquif s’enfonce aux confins

des paquets gluants et glacés s’agrippent aux rafales

embruns incandescents

l’acier gémit et résiste

il s’est amarré de cordes au bastingage

ce pénis de pierre accouché de la roche

son œil jaunâtre qui balaie le déchaînement

comme un doigt de tempête

farouche et avide

les planches se déchirent

et voilà la terre

ce crayon de granit à la mine balbutiante

le flot est prétentieux

il gravit de l’intérieur ce pieu comme un défi

et le vent qui s’acharne, fait trembler l’édifice

le phare est vide

certainement les fantômes

qui veillent sur le verre et l’état de l’éclat

cette peau liquide n’en finit pas de remuer

l’orage qui scintille aux frontières des paupières

il observe, il scrute

les mois qui passent

sculptent à ses joues d’autres chemins

cette nuit-là était autre

fragments de roulis

écailles mouvantes qui se dessinent

la mer accouche

les yeux rongés de sel, rouges comme la veine

juste guetter la brillance ponctuelle

du faisceau aveugle

phare.jpgfigé d’errances projetées

il l’espère s’approcher, crever l’ombre, dévoiler sa présence

écorce tremblante qui balbutie aux jugements

parfois aux replis de l’étoffe

la vague qui suinte, relents de poissons oubliés

écrasés sous la botte d’éphémères voyageurs

elle s’esquisse si fragile si furtive

transparente aux tourmentes

et lui qui tend les mains

encore la nuit à cogner la roche

 à rêver d’impossibles courbes
si lentes et sereines

elle va venir, c’est sur…
cette bave d’écume au repli d’une lèvre
des souvenirs balancés, ressac d’amertume
il descend titubant, ce lancinement de marches
elle a gravi le derme
une main habillée de terre et d’eau

cette boue qui le dévore et le ronge

il chancelle sous le déferlement

il l’attend depuis si longtemps, viens…

une silhouette diaphane

comme sous le trait d’un peintre halluciné,

se dessine habillée de brume et d’écharpes nacrées

elle est là, c’est sur…

toute trempée et déjà ses cheveux qui volent

derrière lui ce trait de roc


dessin : Hugo Victor Marie / 1866
texte revu et mis en ligne sur Mil et une 
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 21:51

on était assis sur la marche ou quelque part sur un siège, me souviens plus, il y a si longtemps, il n’y avait pas de télé, nous étions uniques, privilégier la bibliothèque au carré noir et blanc qui inondait les foyers, au fil des pages, remplir mes étagères, des mots qui prennent la main et posent à l’humain des bribes de rêve et d’amour,
mon père tranchait mes yeux d’un regard bienveillant et scrutateur, face à mes peurs d’ado, il semblait lui aussi perdu entre souvenirs et devenir, c’était l’évacuation au travers de ruines encore fumantes, son licenciement pour refus de dénonciation, métro, boulot, ce combat professionnel pour sortir de ce rural immobile d’où il venait et se voir expert en sécurité industrielle, porteur d’humanisme et bafoué au joug des intérêts,
la ville dévorante, ce qui était en train de devenir la banlieue et ses métastases, regardait-il ma main refermée, mon cahier sur la nappe à carreaux ou de vagues résurgences passées et indécises, ce soir là, Papa m’a dit :
- tu vois même après tout ce vécu, je préfère ma place à la tienne, ce monde va si mal

 

on était assis peut-être le cul trempé par l’aube ou le crépuscule naissant, me souviens plus, si peu de temps mais tellement de vitesse au diagramme des sciences et modes idéologiques, plus de livres mais au fil des rues d’étranges silhouettes aveugles reliées dans leur solitude à d’éphémères technologies, l’écran omniprésent,
c’était moi le père qui cherchait au fond de ses yeux face à ses peurs d’ado, les trente glorieuses devenues trente peureuses, c’était le temps de l’amour libre et d’une forte culture littéraire et musicale, ils ont gerbé des no futur sur la brique, émaillée de rap et d’électro, puis des billets comme emblème, leurs cabanes numériques, tout ce bouillon de certitudes artificielles,

la ville moite et palpitante, ses non-droits, crevasses de bitume fondu, les infos du jour débitées à de sourdes oreilles, désormais ces hordes soumises d’aveugles et édentés, l’intérim comme survivance, je baissais les yeux, première victime de ce nouveau monde, je posais sur la table un testament de tourments obligés, de précarités dévorantes, j’ai attrapé son regard, et lui ai dit :
- tu vois même après tout ce vécu, je préfère ma place à la tienne, ce monde va si mal

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...