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diaphane express

29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 21:24

"il est ou le verbe être

quand tu n'as pas d'avoir" 

Marc Jolivet

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 20:30

allez ma plume, relève toi de cette page terne,

tu sais bien que ça bouillonne au-dedans,

viens piquer mon cœur,

viens le réveiller de cette léthargie pré mortelle,

tu sais,

tous ces rêves au demi levant qui finissent par se suivre

mais ou veulent-ils m’emmener ?

on dit coucher sur le papier,

ces mots placébo

et ta dextérité sournoise  à tisser ces méandres noirâtres

pour en bâtir des notes, des phrases, des idées,

la feuille tremble à ces tatouages,

ma plume, bouscule moi, fais lumière à mes vivres,

réveille ma soumission béate,

mon engoncement autiste,

viens relier ce fil ténu du mutisme au testament,

verbal et illusoire

 

il se fait tard,

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 21:44

alors,

des pas sur d’autres,

aux lymphes asséchées,

sur la pierre,

des brumes musiciennes,

doigts de nuit,

écorces litaniques,

et ce vent

 

musique : Faun
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:42

Sur la peau du présent

Sur les souffles susurrés

Sur l’humide de l’iris

Et des larmes perlées

J’écris ton nom


Sur le tableau des élèves 

Sur le sang des profs

Sur ces trottoirs d’uniformes

J’écris ton nom 
 

Sur l’égout émaillé

Sur nos fleuves de bave

Sur nos relents biberonnés

J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

 

Sur la fissure de pierre

Sur l’écorce écorchée

Sur l’écaille cramoisie

J’écris ton nom

 

Sur le bord des paupières

Sur le frisson des nuques

Sur le tréfonds des âmes

Et nos battements de glaise

J’écris ton nom

 

Sur l’enveloppe glissée

Sur espoirs et intérêts

Sur d’autres frontières

Qu’on voudrait effondrées

J’écris ton nom

 

Et qui m’empêchera de dire

Quand le tout devient pire

Qu’il nous reste un recours

C’est sur c’est de l’amour

 

Sur le marbre ou la cendre

Sur la pupille qui luit

Sur la fenêtre ouverte

J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

 

Sur l’affût du canon

Sur la bombe signée

Sur les certains d’orgueil  

J’écris ton nom

 

Sur les murs de pisse

Sur les cris étouffés

Sur les aveux vomis

J’écris ton nom

 

Sur la note entrevue

Sur les refrains avortés

Sur les chants fusillés

J’écris ton nom

 

Sur les draps de fièvre

Sur les murs blancs d’échos

Sur les soubresauts

J’écris ton nom

 

Sur les jambes offertes

Sur les frissons de hanches

Sur les baisers de nuques

Et toutes ces perles chaudes

J’écris ton nom

 

Sur les égos d’arguments

Sur les caresses muettes

Sur les miroirs esclaves

J’écris ton nom

 

Sur la touche du clavier

Et sur le puits de l’âme

Sur les perles de sel 

qui tatouent les rides

J’écris ton nom

 

Sur les cris de couloir

Sur les blancs pourpres

Sur les blouses inertes

J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

merci Paul pour les mots, la beauté lucide et l’espoir
et pardon pour l'influence

 

les écrits italiques sont de : Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942

 

le poème d’origine, ben là juste en dessous

 

-----

 

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

 

Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942
 

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 21:17
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dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/la-fenetre-mama-bea.mp3&

 

j’ai erré si longtemps

insatiable, curieux,

voyeur et gourmand,

j’ai bu tes perles d’effroi,

dermiques et secouées,

l’écho de nos râles

en mémoire tatouée,

saignée béate,

exacerbée,

j’y recueille l’émoi

les moi  

je me suis perdu brièvement,

absout d’angoisse,

avide et innocent,

j’ai mangé tes laves organiques,

souffle osmotique,

colostrum d’amour,

bras en croix,

membre raidi,

annihilé,

lavé d’émoi

des moi   

j’ai rêvé hors du temps

romantique et désuet,

témoin coupable, condamné,

affamé et lucide

j’ai vomi le furtif

illusions avortées

ta peau comme souvenir

en socle de survie

terrassé

nimbé d’émoi

c’est moi

paroles et musique : Mama Béa Tékielski - la fenêtre
s'il vous plait, prenez le temps,
écoutez
...

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 20:43

tu sais

il gronde ici

tellement d’insupportable,

cette dérive lente et sournoise

qui vise à tuer le rêve,

l’aveu et le sourire,

tu viens m’embêter

te pose à mon clavier

dis-moi ou vont tes yeux

le mot chancelle

l’idée s’évapore,

vapeur de chandelle,

tu es belle

et fait clore l’écrit

avant que d’être encré,

au papier frémissant

ta muette m’attire,

tes jambes félines

tu sais

il pleure ici

tellement de désespérance,

ce soumis obéissant et silence

qui scelle et fait allégeance,

l’ignorance et l’inerte

t’arrive trop tard

frapper aux égoïsmes,

dis-moi ou vont tes mains...

... et ton cœur

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 21:05

ma douce, mon ultime,

des ressacs d’incommode et de miel,

les marches des aubes ont sculptés notre quotidien,

d’amour,

de croire et de temps

celui-là même qui martèle,

métronome à rides,

bisous de ciment,

poussières d'embrasses,

si intenses qu’éphémères,

l’écho lourd de l’enclume,

battements sourds aux affres du cœur,

ces ignorances au bout des caresses

à ces peaux frissonnantes,

et avides,

ma belle, mon unique,

des brassées d’envies et de peur,

des échelles de crépuscules veulent dessiner l’avenir,

de l’amour,

du croire et du temps,

celui-là même qui tatoue les différences

et ronge l’édifice,

souffles ternis et hypocrites,

brises d’haleine

à des matins réchauffés,

encore se toucher et chercher à se perdre

s’aimer peut-être, c’est sur,

si transis

au travers nos murailles d’éphémères,

ma tendre, ma dédiée,

un peu d’écume

à nos baves torturées,

la terre sait germer sans labours obligés

et onguents immoraux,

balbutiements cristallins,

laisse moi poser à ta bouche à tes pieds

mes frissons tremblants,

demain les spasmes du vent

porteront les pollens,

et nos mains tâtonnantes,

tituberont l’avenir
et l'amour…

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 20:17

je te salue

une fois encore

ton lit trouble frémissant

nos retrouvailles d’ombre

tes brillances verdâtres

en clin d’œil

je tend ma main

invisible caresse

à ta peau liquide

je sais l’humus gonflé

de tes veines argentées

des pianos de feuilles

t’accompagnent,

ces jupes qui s’ouvrent

au crépuscule de bal

c’est le temps qui me penche

qui me courbe

qui me fait chercher ton reflet

fouiller la vase

renaître ces fils brisés

ces filets de sueurs

qui font les nuits torture

je te cherche

encore, toujours,

ton sein nourricier

ton entrejambe ouvert

mon oubli à ton ventre

l’onde se teinte

porte les chuchotements

les mains ressac

qui apaisent et façonnent

et plus loin aux rebords des douleurs

ou du plaisir

ces doigts cris

qui provoquent et tâtonnent

la berge me charme

je la sais attendre mon pied glissant

bisous de clapotis

paupières de lune

patientes et sereines

de lymphes en tourbillons

doigts cloaques

qui toujours enlèvent

aux dermes d’argile

torturés de vents

ma peau qui frissonne

échoué sur la rive

embryon d’incertains au fond des tiroirs

les râles d’antan

écumes de larmes

à des plages d’infortune

je te regarde

ne vois que ramures déchirées

mélopées mourantes

ciels souillés

au creux des puits

et aussi des pupilles

le même vide noirâtre

et nous penchés

à jeter la torche

et mesurer l’attente

viens ma belle

ma larve dénudée

coquilles ou cocons

effondrées les parois

les plus belles courbes n’ont pas de peau

le sournois de l’aiguille

laisse sa caresse de poussière

aux meubles fendus

et nos pas

ne résonnent qu’à nous- même…

juste le clapot,
je t'attends, viens

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 16:10

ces limaces translucides

au fond de ton mouchoir

quand le préau fratricide

vient lacérer tous tes espoirs

alors déjà tout embrouillé

tu entrevois ton devenir

caché, muet, prêt à hurler

ta main si avide à saisir

et voilà ces larves de sel

qui sournoises à ton chemin

bave de sang, bave de miel

effaceront tous tes chagrins

et puis, frémissements de peaux

constat de froid, nouvelles aubes

creux d’étoffe, premiers sanglots

l’indifférent qui nous enrobe

ces escargots du bout du cœur,

mon aimée l’épée suinte

se colorent au gré d’humeurs

susurrées comme des plaintes

et tu frottes tes paupières

comme un tableau qu’on efface

fini le temps des prières

filets furtifs, douces traces,

ces cocons de vie serpentent

brises froides et si lasses

se languissent, se lamentent

cris confondus et trépassent

tes bras mangroves ensablés

fouillent la terre qui t’attend

bientôt les sursauts asséchés

l’œil maussade et les absents

et ces larmes chrysalide

de marbre et puis de pollen

tous ces doigts tendus au vide

croulants au poids de nos chaînes

vient, c’est sur, l’heure du miroir

te regarde, ne te vois plus

tâtonne jusqu’au désespoir

bientôt le vent se sera tu...

 

merci à Viviane pour son poème et le chemin qu'il m'a entrouvert

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:47

je vous chevauche
vos murs sont mes plaines
vos humus azotés
chairs et feuilles
nourrissent hélas vos descendances
et ce perpétuel mouvement
de vers et invisibles
qui nous mangent goulûment
qui nous font continuer,
la matière piétinée
que reste-t-il ?
avant l’âme, l’esprit,
on tête les écrans
bardés de fils et de cubes
noirs de préférence
des bouquets chamboulés
de sable et de pollen
caresses déchues
qui pansent et s’évanouissent
l’abeille titube et se sait en sursis
des assemblées vides
et le votant trahi
un projet, une société
des étendards qui cachent,
une presse à genoux
la boue du fleuve
qui remue et ramène
je vous observe
ai compris ma faiblesse
et votre pouvoir
mon silence ma force
jusqu’au cri
nos brises triomphantes
à vos tempêtes
pardon enfants pour l’héritage
des glaces mourantes
des jungles dénudées
tous ces yeux de méfiance
armés de certitudes,
la bougie allumée
et c’est un autre monde
aux plis de l’étoffe
les miettes de nos abus
et des visages cachés,
ils te tairont c’est sur
un épervier aveugle
s’accroche à la ramure
comme tous ces cœurs affamés
et peureux
je vous fuis
vos idéaux comme barbelés
le réseau de vos yeux
vos atomes et vos gènes
disséqués
des campements miséreux
bordent vos flamboyances
amour, ta peau ton haleine
ton chemin de tendresse
éphémère perdition
nid de couleuvres
écartelé aux lames de vos machines
béton et bitume
illusoires cabanes
obsédées d’ampleur
un scarabée escalade
restants d’os souillés d’argile
et cette sorte de brume
au fond de la fibre
du têtard au panda
l’embryon du déclin
tous ces regards vides
et ces rues observées
des chrysanthèmes comme excuses
l’écume est une langue
qui lèche et séduit
marque le temps
de nos appels perdus
enfoncés à l’oreiller
je vous laisse
des chemins de lait
m’interpellent et m’aveuglent
et mon poids d’humain
devient rebelle
amour, tu es là ?

vous qui passez, offrez-moi un titre

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Published by daniel souhait - dans poésie
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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...