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diaphane express

7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:47

sans grille ni cagoule,
juste être

Charlie hebdo 2

 

plantu

                                                            Plantu

 

rester libre

 

voiler la face !?
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:36

c’est juste un citoyen qui s’exprime
pas plus de gauche que de droite mais qui se réjouis ce soir,
de dire « Adieu » du moins j’espère à :

-        l’identité nationale,

-        l’obsession migratoire,

-        Hortefeux, Woerth, Guéant,

-        Dati, Yade, Bachelot,

-        Besson, Kouchner, Allègre,

-        Lefebvre, Morano, Rosso-Debord,

-        Copé, Bertrand, Kosciusko-Morrissey, Pécresse,

-        … Sarkozy,

la liste est loin d’être exhaustive, il ne s’agit pas d’idées mais d’êtres,
arrogants, diviseurs, xénophobes,


alors « au revoir » Monsieur et « à jamais »

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:58

gentil-mendiant.jpg

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 23:01

C’était en 2004, soixante années après l’ébauche clandestine « Des jours heureux » élaborée comme pour sortir du cloaque de l’occupation qu’une poignée de résistants survivants nous envoyait à la face une vérité criante que nos gouvernements et nos consciences égocentriques se chargeaient bien de nous cacher.  Ceux-là même qui combattirent la barbarie avaient un idéal de justice et d’équité. « La fin n’est plus bien loin » pour ces rescapés de l’horreur avec comme écrin au fond des yeux un monde meilleur et profondément humain. Leurs voies éteintes qui reprendra le flambeau face aux coupes sombres et implacables que nos dirigeants opèrent au détriment du peuple aux bénéfices des riches ? 

Alors, relisons encore et encore quelques extraits du programme du Conseil National de la Résistance du 24 mars 1944 avant que ces perspectives ne soient plus qu’utopie.

couv cnr

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre… les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu'ils sont décidés à rester unis…

Afin d'assurer :

- l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères ;

- la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;

- l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;

- une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des États fascistes ;

- l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d'achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;

- la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;

- l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance contre les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;...  

 

A lire :

- Indignez-vous / Stéphane Hessel / indigène-éditions
- Fakir / n° 45 mai-juin 2010 / fakirpresse.info

 

Créer, c'est resister. Résister, c'est créer.

bonne année ? oui...   

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 21:39

 

monsieur Val

je vous vomis,

voyez je suis à peine vulgaire par rapport à ce que vous avez déblatéré depuis des années avec ou sans votre complice Font

moi, je ne sodomise pas les ministres en une, je ne suis pas amnésique et j’ai une âme,

vous qui avez trainé tant de temps prêtres et imams dans l’insulte et la boue

mais touche pas à mon judaïsme ou je te vire, hein monsieur Siné ? 

votre gauche caviar est puante, Carla va bien ?

et si je veux parler comme vous naguère : elle est bonne la bite à Sarko et le fric qui va avec

vous virez Guillon, vous portez atteinte à la liberté d’expression, vous prêchez la muselière, c’est pire qu’un crucifix ou un voile, vous savez la valeur des murs et vous les dressez contre l’humain vautré dans vos certitudes et certainement vos comptes
le prochain dans votre épuration, Mermet ?

Coluche, non, ne lui pardonne pas,

il est rien

  



ici la
pétition pour ceux qui ont encore des yeux et des oreilles...
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 21:16

ils devaient être soixante, les présidents des pays les plus riches dont ceux du G8, du G20,

du j’ai la haine,

seuls ceux d’Italie et du Brésil sont venus,

plus d’un milliard à crever pour survivre : augmenter de 70% la production agricole,

on va le faire mais pour remplir les réservoirs et nourrir les moteurs,

nous serons 9 milliards en 2050,

mais déjà survivre maintenant, pour des tracteurs, des puits, des formateurs il faudrait par an passer de 5 milliards d’euros octroyés par l’ONU à 29,6 milliards au présent des besoins,

on bouffe de l’économiste et de l’écolo sur tous médias mais ils sont ou ces visionnaires bien-pensants ?? , combien de milliards aux banques, et ce silence écœurant,

 

c’était l’histoire d’un sommet contre la faim dans le monde, un enfant toutes les six secondes aux écrans de pub ?!  ils osent…

rien que dans une journée, plus de 17 000 enfants vont mourir de faim à travers le monde

alors, j’aurais pu étayer ce billet de révolte par une photo d’un visage africain, indien, sud-américain même européen, les yeux exorbités et le ventre démesuré mais justement, je refuse, je refuse,

je refuse encore et encore vos silences, vos démesures d’intérêts qui rendent désormais ce monde inhumain,

là derrière mon clavier que puis-je pour toi si seulement t’offrir la caresse de ma main,

et mon fragile combat numérique,

déjà ça,

j’ai honte ce soir et j’ai mal

le sommet a dû se finir devant une bonne table,

bonne nuit à tous…

 

 Sommet de la FAO / Rome / 16-18 novembre 2009 / Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture

(en tout petit sous le logo : pour un monde libéré de la faim)

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 22:59

9 novembre 2009

il y a 20 ans que le mur de Berlin s’est entrouvert avant de chuter,

fin de la guerre froide

mais toutes les guerres sont froides

alors on pleure, se souvient et analyse

à grands coups d’hommages télévisés,

 

pendant que d’autres murs s’élèvent dans le mutisme le plus total

 

ah, si toute énergie médiatique, politique

et pseudo-certaine servait plutôt à combattre les briques du présent

 

depuis cette crête orgueilleuse de 50 000 kilomètres,

et celle présente toute tachée de sang

d’un pays qu’on éventre, d’une ville hors du temps

qu’on découpe à vif, sourd aux cris des mourants,

lamentations sur 700 km

et puis ces barbelés sous l’œil des 4X4,

chasseurs boursouflés et incultes,

qui pratiquent le tir aux fuyards et désespérés,

le soleil et les vautours finiront le travail,

au long de ces 1200 km

et puis celui d’Asie au 38ème parallèle,

ses 238 km de long et 4 de large,

familles séparées au nom de l’aberration,

sans parler de ceux posés même sur une île

et tous ces vestiges de pierre

qu’attisent encore les haines…

 

tous ces murs de silence,

 

même ceux du fond du drap, qu’on feint d’ignorer,

du regard détourné à une hiérarchie dominatrice,

et nos silhouettes aveugles au flux du trottoir…

 

tous ces murs de silence…

 

images : Gerald Scarfe / the wall / Alan Parker – Roger Waters

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:10

je marchais ce soir là, voulais connaître ces quartiers chauds inscrits dans tous les guides, mais à Patpong pas d’exhibitionnisme, la pudeur n’empêche pas le trafic aux déchéances, le bouddhisme force à la discrétion et au caché, c’est certainement pas mieux,

au milieu de cette foule bigarrée, allemands, américains, français, pas d’arabe, les entrées leur sont interdites, en Asie la femme est sacrée, ces néons racoleurs, ces filles avenantes aux portes d’entrée, un gamin m’indique la meilleure adresse, que des thaïs, j’y vais,

une grande vitrine, un amphi et derrière la glace, des filles en maillot avec sur le sein gauche leur numéro, allez choisis, tu l’as pour deux heures et pour quelques baths tu choisis l’amour ou pas, je prends sans mais l’aurais quand même ayant choisis une « vieille », dans l’ascenseur du retour sous les moquettes mauves, elle m’a pris la main, sacrilège par là bas pour me remercier de ma timidité et de mon respect,

Monsieur, l’encravaté  imbu et fier, durant ces nuits d’errance je n’ai pas vu, certes je suis hétéro et n’ai pas fréquenté les mêmes lieux, je n’ai pas vu de garçon ou d’éphèbe de quarante ans, mais de cela je n’en tiens pas rigueur, d’ailleurs je ne le peux sinon j’ai les flics à la porte, et vous, vous aurez honte pour moi puisque vous avez honte pour tout le monde sauf pour vous,

juste vous dire que le président que vous servez avec un tel zèle condamnait il y a peu comme ministre de l’intérieur la prostitution et surtout les clients qui la pratiquaient,

Leda était chino-thaï, elle avait un petit ventre et d’énormes tétons (voyez monsieur le dandy au cigare qui doit regretter sa villa italienne, sauf pour la paye), je n’ai pas votre talent mais ai le mérite d’être franc,

alors je vais laisser votre prose :

« Il n'y a que pour ceux qui ne les désirent pas qu'ils se ressemblent tous. Il se tenait comme les autres sur la petite scène, les mains croisées en arrière pour bien marquer le corps dans la lumière… » (1)  

oui, c’est vrai, les accords saturés des gogo bars amènent l’indigent, l’égaré ou l’obsédé derrière le bar a repérer le numéro sur le soutien-gorge,

On rit un peu sans bien se comprendre, je lui refile les billets pour deux heures avec de quoi s'offrir une autre dent en or et il sort en chantonnant.

Le numéro est accroché à l'aine, en évidence. La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation qu'on pourrait attendre de leur activité.

Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément.

Ces gosses ont largement l'habitude des hommes bien qu'ils ne les aiment pas vraiment,…

Je sors de ma stupeur, je pose sur ses habits quelques billets défroissés, nettement plus que la juste somme indiquée par le manager du club, mais il semble ne pas y prêter attention….

… salive salée de jeune mâle sans odeur de tabac ni d'alcool…. (1)

Leda me regarde, secoue les poches de mon pantalon, y entend le cliquet des pièces,

- regarde, c’est juste pour rentrer à l’hôtel, elle sourit et c’est un comble, me regarde avec compassion, européen gauche et peureux si loin des certitudes jouissantes des gens de son pays, aux plaines inondées de Chieng Maï et leurs cabanes de bambou sous le chant des crapauds, à cette couverture que t’as posée sur moi, clapotis comme symphonie, je mange l’autre moitié, tu me l’as offert, de cette banane avec laquelle tu as joué, devant ces ventrus friqués nimbés de nauséabonds désirs, tu savais que je savais au fond des rizières vendre l’enfant, oui, finir à tournoyer aux appétits puants de l’occident, mais nourrir le clan, ici les rues grouillent mais sont tranquilles aux portes des suggestions,

d’autres écrivent aussi de ces nuits moites et sensuelles,

Il aurait peut-être mieux valu ce soir-là, que je ne traine pas le long de cette grève. Bien sur, j’avais eu ces multitudes de haut-le-cœur dans des chambres de plus en plus tristes et lugubres avec des filles de plus en plus jeunes et de plus en plus insondables dans leurs douleurs et leurs problèmes. Mais tout cela je l’avais cherché.

Il fallait s’arracher au sortilège. Il fallait encore gouter de ces regards et boire de ces visages jusqu’à la lie.

J’étais donc ressorti et je trainais involontairement les pieds, comme voulant retenir un peu de cet itinéraire qui tendait à sa fin, de ces mètres qui se raréfient. Tout à l’heure l’avion m’enlèverait définitivement à tout ça. Je pourrais me laver et perdre des peaux  qui m’avaient ici recouvert jusqu’à l’étouffement. (2)

l’est retournée derrière sa vitre, elle est si peu choisie, Leda, je sais, le visage est sacré, pas de bises, j’ai senti ta main cachée derrière l’étoffe, et ce couloir feutré avant nos vides…

et là dans ce taxi de brumes pétaradantes, collier de fleur qui balance aux reflets du rétro, ce boulevard d’aube prématurée me ramène à la honte mais juste la mienne, nous nous sommes aidés à vivre, certainement, sur le matelas, les billets…

- Monsieur, quand votre président, celui pour qui vous avez fait allégeance, condamne non seulement celles et ceux qui se donnent mais aussi et surtout ceux qui les fréquentent comment pouvez-vous être ministre ?

 

(1) La Mauvaise vie / Frédéric Mitterrand / Robert Laffont

(2) Royaume de Siam / Gérard Manset / Aubier

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 21:40

au revoir monsieur

le monde n’a pas à porter un mouchoir, taché, qui ne laisse comme traces que victimes et à venir encore,

vous êtes assez riche pour vous perdre avec honneur au fond de la bouteille,

soyez sans crainte, l’histoire vous retiendra,

Pink / Dear Mr President  / sous titré français
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 20:37

il y a les bombes, l’absurdité complice et silencieuse des encravatés, l’hypocrisie soumise, peureuse, dominatrice et lobotomisante des médias,

plus de mille et deux cent morts égale  treize ? ! 

au sein de cet enfer de feu de sang et de cris d’agonie, même les croix et croissants rouges tombent, la conscience planétaire se meurt sous les intérêts et la peur, même plus de pierres sur les carapaces de fer,

reste quelques jours à en parler avant l’idolâtrie planétaire du métis président du monde,

les experts américains se frottent les mains, leurs nouvelles armes qui violent les droits internationaux sont efficaces et discrètes puisque aucun média ne peut observer,

ils disent quoi les médiats au fait ?

frapper la plus forte densité mondiale de population, les avions déblaient l’espace, les soldats tirent au jugé, un kéfié sous la chenille, un an et demi de jeûne, toujours l’embargo de la honte, un peuple exsangue,

aussi l’enfer des frontaliers quand une maison s’écroule, sorte de métronome de peurs encore et toujours, mais ce pays car c’en est un se doit-il sachant l’aval du reste du globe d’outrepasser avec démesures, un territoire qui se revendique avec légitimité aussi devenir un état et une géographie,

une tour du World Trade Center en victimes mais c’est pas du terrorisme, les couloirs, les soins humanitaires bafoués sous les éclats de tir, médecins et enfants même sang sous le mutisme, l’ONU s’indigne mollement et l’autocensure de la presse suce la bien-pensance des pouvoirs,

ne pas dire qu’Israël piétine toutes les notions d’humanisme, non sinon les flics à la porte, antisémitisme, trop d’enjeux derrière les bureaux, ces valeurs de papier et de positions qu’on ne doit bousculer et ils tombent et meurent sous d’articles frileux qui s’auto-bâillonnent,

que fera t-il celui qui succède au faiseur de guerres, déjà formaté aux lobbies d’intérêts et de privilèges, qu’il soit noir ou indigo son silence au conflit alors qu’il gère déjà le portefeuille est aveu, et dans ce ruban de misère on les sait  comme on sait les armes offertes encore avec the black-président, la mort l’emportera,

et la gueule du vieux lion qui s’estompe aux murs ou recouverte aux slogans d’intégrisme, il lui avait fallu détourner des avions avant le tapis rouge mais il était laïque, refusait les roquettes aveugles qui paralysent les innocents, voulait des frontières sans char, barbelés et ciment avec de l’eau au robinet, une reconnaissance mutuelle,

ils sont trois millions depuis quarante huit à fuir et combien à entrer ?

céder une bande de sable pour mieux coloniser les flancs de montagne, non, s’il vous plait, juste établir le chacun chez soi puisque de toutes façons la cohabitation est ancestrale,

n’empêche, toutes ces bombes sur les cimetières, sur les blouses blanches, sur les dérisoires bastions des nations unies, sur femmes et enfants, derrière ses lunettes et son mp3, la balle meurtrière, tout ça pour un refus de parler avec un mouvement légitime même si intégriste,

ce sceau de fer et de douleur ne peut qu’attiser la haine el le déni, toutes ces violences bafouent la paix et ne font que renforcer les divisions,

au lieu d’aspirer au communautarisme en défilant dans les rues comme le font le CRIF et le CFCM en gueulant la haine, d’autres marchent aussi mais en criant la reconnaissance et la paix,
à quand de tous pays, des politiques intelligentes, humaines, respectueuses et fraternelles ?

on peut rêver…

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...