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diaphane express

Top articles

  • Over-blog m'a tué !

    17 janvier 2016

    Le 26 octobre 2015 Over-blog m’a envoyé ce petit courriel. C’est un 26 octobre 2005 que Diaphane posa ses premiers mots sur la toile. Over-blog venait de créer sa plateforme et nous fûmes plusieurs à s’y installer. C’était l’époque d’une convivialité,...

  • toussaint

    30 octobre 2005 ( #écriture )

    la mort, cette seule certitude et puis le vide qu’elle engendre, ce manque égoïste, le présence aimée soudain absoute la mort notre unique projection le reflet d’un avenir qui nous terrorise c’est nous sous la tombe sous les chrysanthèmes que la première...

  • le coeur et le dogme

    25 novembre 2005 ( #écriture )

    plus loin et qui résonnent au travers les couloirs vides et froids du prieuré, Pierre écoute les prières du soir que les moines chuchotent avant le sommeil assis sur sa couche il n’a pas pu les rejoindre, l’âme est vive mais le corps agonise, ce corps...

  • merci

    01 janvier 2006 ( #écriture )

    juste un petit salut à ceux qui ont parcouru ces pages, partagé les mots jetés, les images offertes et qui ont déposé leurs émotions, leurs réactions, leur présence ce blog n’est juste qu’un appel à l’échange et à la réflexion, au rêve teinté de lucidité...

  • on line

    04 janvier 2006 ( #écriture )

    - chéri, tu viens manger, c’est servi ! - oui mon amour, j’arrive le ciel est strié de méandres pourpres , draperies flamboyantes qui font se découper en noir les hauts remparts de la cité je m’appelle Léa la mauve je suis une farouche guerrière doublée...

  • un train ce soir

    16 janvier 2006 ( #écriture )

    le balancement du fanal au bout de la voie auréole jaunâtre masquée de brume ce quai est une morgue peuplé de fantômes de silhouettes confuses claudicantes, courbées, silencieuses ils me reviennent ces visages ces yeux mouillés ces peaux laiteuses ces...

  • (99942) Apophis

    19 janvier 2006 ( #écriture )

    dimanche 13 avril 2036 ils ont pris la voiture et puis ils se sont dit on ira face à la mer pour attendre, le flux des vagues sera notre pendule et l’écume notre édredon céleste petit d’homme qui serre si fort la main de papa et maman quelques heures,...

  • la guerre, un homme, un chien

    27 janvier 2006 ( #écriture )

    corps ouverts échancrés de pourpre nuées de brume évanescentes crachats de mort, vacarme et cette boue premier linceul il se love, se terre fuit ces regards exorbités , figés fracas d’absurde débauches d’organes ce fluide brûlant qui s’échappe qui le...

  • partir

    29 janvier 2006 ( #écriture )

    dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/01---piste--1.mp3& là, le carnet, les notes déjà dans les yeux ce bateau, cet avion, cette route y’a peut-être un ailleurs cette boule bleue qui tourne qui garde tant de richesses tant de misères...

  • matin blême

    10 février 2006 ( #écriture )

    café tiède, lentilles de pain dérivantes sur fond noir petites rigoles translucides qui serpentent au carreau une aube sale et traînante sur le divan un tricot écartelé, une écharpe en boule un livre entrouvert lavabo peau blafarde et des yeux trop rouges...

  • patrimoine restant

    24 février 2006 ( #écriture )

    debout, les mains dans le vide regarder les ruines, les lambeaux, les fragments que les flammes et fumées dévoreuses ont bien voulu nous laisser, emmenés les traces, les œuvres créées, les images et le toucher, enlevés une nuit d’apocalypse de feu et...

  • Virgule

    08 mars 2006 ( #écriture )

    - eh mec, tu crains avec ton rott ! va, continue, petite bête, habillée d’automne, aux poils débordants le museau qui analyse l’asphalte du trottoir qui est si loin des senteurs douteuses du moqueur de l’autre coté de la rue et puis le regard du type...

  • Auroville

    12 mars 2006 ( #écriture )

    s’asseoir, regarder le ciel se laisser prendre d’une conscience universelle se vouloir unité humaine nourrie de toutes diversités élever le spirituel, individuel et communautaire absoudre le lourd testament des politiques et des religions devenir citoyen...

  • altimètre

    16 mars 2006 ( #écriture )

    l’herbe défile et la carlingue s’ébroue, l’œil alerte, horizon, cadrans et la main toute douce qui tire sur le manche, je tiens ignorant et fébrile la carte sur mes genoux, je suis fier, je m’envole, je quitte cette terre pour maîtriser l’apesanteur,...

  • les cinq derniers

    18 mars 2006 ( #écriture )

    je la connais bien cette plaine picarde terre de labour, de clochers et de bois ici lorsque l’on ouvre le sillon c’est la mort qu’on y trouve Beaumont-Hamel, Albert, Péronne et plus loin encore vers l’est la charrue souvent bute ou fait ressurgir l’horreur...

  • expressions libres et partagées

    09 juillet 2006 ( #écriture )

    je suis souvent surpris à la lecture de certains blogs, d’y déceler une idéologie de la liberté d’expression mais d’y voir « fleurir » parallèlement le logo du copyright et la publicité, pour je suppose avoir un signe de reconnaissance et de revenus face...

  • masques

    16 juillet 2006 ( #écriture )

    la nuit, je le sais ils murmurent ils ne sont pas l’homme singé apparat de comédie miroir d’ornement non, ils ont fait la route avec moi au fond de mon sac et de mon cœur ils vivent ici dans mon antre ils portent leurs histoires les traces de mains de...

  • je vous laisse les clés

    04 août 2006 ( #écriture )

    bon je vais ranger un peu le bureau avant de partir, les femmes de ménage ne peuvent savoir que mon désordre est « organisé » - drôle d’impression, j’en aurai presque un sentiment de culpabilité, qui a dit lobotomie du travail ? allez je quitte ce sombre...

  • revenir

    20 août 2006 ( #écriture )

    clavier comme une main que l'on serre et retrouve aussi le fait d'être seul, on ne peut écrire autrement comment allez-vous ? ce jour, cette nuit, l'esprit tellement empli et soudain si dépouillé le murmure de la rivière celui plus prétentieux du fleuve...

  • une rencontre

    06 septembre 2006 ( #écriture )

    de toutes façons là ou ailleursles nuits sont toujours les mêmes, si je baise ce soir ce sera toujours ça de gagner contre la mortà l’entrée d’Hidden hills ça puait l’urine, il y avait du verre cassé comme tapis rougePaul m’a dit que c’est un mec bien,...

  • urtica dioica

    18 septembre 2006 ( #écriture )

    - dis papy, comment tu fais pour avoir un si beau jardin ? - ah petit, la nature tu sais, c’est la plus sage, elle se suffit à elle même, regarde les feuilles mortes que je ramasse ou les épluchures de légumes de mamy et bien elles pourrissent et se décomposent,...

  • aujourd'hui la Paix

    21 septembre 2006 ( #écriture )

    dans l’indifférence générale se déroule aujourd’hui la 25 ème journée internationale de la Paix, le vol anonyme et étouffé d’une humanité meilleure au dessus des brasiers de violence et de mortsalors, juste pour y croire encore et toujours, quelques phrases...

  • Blog (3)

    27 octobre 2006 ( #écriture )

    je suis diaphane et aujourd'hui j'ai un an un an de mots, d'images, de musiques un an de rencontres, de partages et de découvertes et c'est à tous ces horizons, ces univers entrevus que je veux rendre hommage, la toile est immense et offre tellement d'éclats...

  • humanomimes

    03 décembre 2006 ( #écriture )

    ils sont tout de silenceavec comme seul langageces geste figés ou si lentsqu'ils en bafouent le tempsils sont notre miroirle tréfonds de nos angoissesnos rêves éclaboussésle constat de nos démesuresils envoûtent et dérangentils sont la peau de l'artanonyme...

  • rien à foot

    29 avril 2006 ( #écriture )

    coupe de France Olympique de Marseille contre Paris St Germain des hordes de supporters abrutis d'alcool déferlent sur la capitale, 2300 policiers veillent à ce qu'ils ne se rencontrent pas, même en Afrique les troupeaux d'animaux sauvages n'ont pas cette...

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...