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  • Over-blog m'a tué !

    17 janvier 2016

    Le 26 octobre 2015 Over-blog m’a envoyé ce petit courriel. C’est un 26 octobre 2005 que Diaphane posa ses premiers mots sur la toile. Over-blog venait de créer sa plateforme et nous fûmes plusieurs à s’y installer. C’était l’époque d’une convivialité,...

  • partir

    29 janvier 2006 ( #écriture )

    dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/01---piste--1.mp3& là, le carnet, les notes déjà dans les yeux ce bateau, cet avion, cette route y’a peut-être un ailleurs cette boule bleue qui tourne qui garde tant de richesses tant de misères...

  • humanomimes

    03 décembre 2006 ( #écriture )

    ils sont tout de silenceavec comme seul langageces geste figés ou si lentsqu'ils en bafouent le tempsils sont notre miroirle tréfonds de nos angoissesnos rêves éclaboussésle constat de nos démesuresils envoûtent et dérangentils sont la peau de l'artanonyme...

  • enfants du pire

    16 juin 2006 ( #politique )

    dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/petit.mp3& c’est un préfabriqué en banlieue de Kampala, ces pièces vides, synthétiques, aux couleurs sans couleurs, et c’est pourtant là, doucement, avec des peaux d’autres couleurs que l’éclat tente...

  • ondine

    20 novembre 2005 ( #poésie )

    le flot ramène sur la grève sa bave moussante, avalée aux grains de sable ou disloquée sur la roche et le vent parfois pousse cette écume jusqu’à la terre, petits paquets spongieux qui sèchent et se ternissent ce ressac incessant qui martèle les jours...

  • mon bébé

    11 mars 2006 ( #poésie )

    (*) il s'achève, il me recoud, ce filet de sang sur le drap, notre pourpre, je te vois, enfin mon mien et mon autre oui, laisse moi te toucher me vider et t'offrir sens ma peau tu la sais du dessous et là tu la bois mon fardeau d'amour mon cri moite tes...

  • le mur (2)

    10 mai 2006 ( #politique )

    suite du texte « le mur » Samir est debout, il longe le mur, scrute les graffitis qui l’habillent comme des cris silencieux en couleurs de révoltes Samir a peur, toujours, il repense au père de son copain Elias, lambeaux épars, néant de mort, miettes...

  • Patti

    27 septembre 2006 ( #women in rock )

    parce que la nuit fourmillement d’ombres et chemins retrouvés l’intro qui prend doucement, un piano qui pose là des notes d’automne, glauques et cristallines avant la rage électrique d’une guitare saturée et puis, Patti, ta voix, rauque, envoutante et...

  • Loreena

    13 septembre 2007 ( #cris de coeur )

    s’il vous plaît allez, prenez quatre minutes ne tendez pas le bras pour effleurer la ramure ne cherchez pas l’impensable aux pupilles de l’autre, humez l’haleine du voyageur potion de continents touillée aux ébullitions d’un monde sans âme la voix se...

  • j'ai vu bâtir un temple

    15 octobre 2006 ( #voyages )

    oui j'imagine, cette lueur vacillante qui fait se tordre les cuivres dans de furtifs embrasements mordorés, les yeux de l'enfant perçoivent et intègrent l'espace, l'atelier de chaudronnerie recèle de mille courbes et énigmes, serpentins de métal qui viendront...

  • t. s. S.

    10 décembre 2006 ( #élections 2007 )

    il est des livres d’histoire bien agréable à lire et tellement instructif d’autant que bien qu’ayant des sources tout à fait officielles il se présente sous la forme d’une bande dessinéel’histoire d’un homme, un certain Nicolas, de son ascension, ses...

  • sensuels arpèges

    20 février 2010 ( #cris de coeur )

    Ana d’un velours de nuit ou de pourpre, aux accords du doigt croché à la corde, de ses hanches devinées sous des notes volages, tantôt sombres et de crépuscule et soudain qui tressautent et bondissent, des fragrances d’humus chevaux éclaboussants aux...

  • écoutez la révérence

    25 juin 2010 ( #politique )

    monsieur Val je vous vomis, voyez je suis à peine vulgaire par rapport à ce que vous avez déblatéré depuis des années avec ou sans votre complice Font moi, je ne sodomise pas les ministres en une, je ne suis pas amnésique et j’ai une âme, vous qui avez...

  • des mots bleus (1)

    30 septembre 2010 ( #cris de coeur )

    ce soir, c’est tout drôle, une sournoise et mortelle douleur, et demain qui vais voir Christophe " les paradis perdus " tiens écoute, on en reparle après je voudrais être ce pays ou elle s’en va chercher encore ah oui c’est pas le bon refrain paroles...

  • les mots bleus (2)

    07 décembre 2010 ( #cris de coeur )

    "je suis le tout petit gars perdu dans la ville, je crie « love, love, love » sorte de brouillard rouge il glisse dans l’ombre et se met au piano et puis cette voix frêle et obsédante c’est juste de la tendresse, des mots qui voient le quotidien qui décrivent...

  • like no other

    29 septembre 2012 ( #women in rock )

    Chantel mais d’où vient cette dépendance ? du blues, c’est sur, celui des bars saturés de son et de sueurs, celui d’un riff en écho sous une pluie d’eau et de milliers d’oreilles abandonnées, le coton a viré à l’urbain, la guitare a mangé le piano, et...

  • entre silence et vide

    09 juillet 2014 ( #écriture )

    les miroirs sont las du même visage, aujourd’hui n’ai pas vu d’être humain, n’ai parlé qu’à mon chien, ils ont cassé la vitrine, sauce tomate, aubergine, je sais là-bas, catafalque de paille pour un cercueil de lait, bouillonnant et baveux, leurs douves...

  • le train invisible

    01 février 2011 ( #écriture )

    Un nouveau site est né, il se nomme Mille et une comme toutes ces histoires qui surgissent de nos imaginaires. Ici pas d'inscription juste le plaisir de lire, d'écrire, de découvrir et de partager les mots. Une image par mois comme une porte ouverte à...

  • Auroville

    12 mars 2006 ( #écriture )

    s’asseoir, regarder le ciel se laisser prendre d’une conscience universelle se vouloir unité humaine nourrie de toutes diversités élever le spirituel, individuel et communautaire absoudre le lourd testament des politiques et des religions devenir citoyen...

  • la note

    13 février 2008 ( #élections 2007 )

    monsieur le président, je ne prendrais pas cause sur votre conscience amoureuse qui vous fait marier deux mois après une rencontre et trois mois après un divorce, non, certains mettent une vie à se remettre mais on a le cœur qu’on mérite, vous qui avez...

  • les jours heureux

    30 décembre 2010 ( #politique )

    C’était en 2004, soixante années après l’ébauche clandestine « Des jours heureux » élaborée comme pour sortir du cloaque de l’occupation qu’une poignée de résistants survivants nous envoyait à la face une vérité criante que nos gouvernements et nos consciences...

  • songe

    27 octobre 2005 ( #poésie )

    emmène moi sort moi de ce cloaque nauséabond donne moi ta chaleur nourricière nous irons cueillir quelques brises de vent je t’habillerai d’embruns et l’écume grisâtre du jour finissant sera notre édredon emmène moi aux confins du réel donne moi l’abysse...

  • le coeur et le dogme

    25 novembre 2005 ( #écriture )

    plus loin et qui résonnent au travers les couloirs vides et froids du prieuré, Pierre écoute les prières du soir que les moines chuchotent avant le sommeil assis sur sa couche il n’a pas pu les rejoindre, l’âme est vive mais le corps agonise, ce corps...

  • adieu monsieur le ministre

    25 mars 2007 ( #élections 2007 )

    vous partez monsieur, vous quittez le ministère de l’intérieur,trois ans de règne, suffisant pour faire de la police des intouchables, si loin de la protection des individus, juste des flics trésoriers, racistes, faut pas jouer au basket avec les mecs...

  • matin blême

    10 février 2006 ( #écriture )

    café tiède, lentilles de pain dérivantes sur fond noir petites rigoles translucides qui serpentent au carreau une aube sale et traînante sur le divan un tricot écartelé, une écharpe en boule un livre entrouvert lavabo peau blafarde et des yeux trop rouges...

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...