cuisses humides, mollesse et vide
membres rougis sur les draps blancs
les yeux hagards, visage livide
tu te vois te regardant
elle se rhabille, fausse pudeur
et tu la fuis comme écœuré
avec l’angoisse au fond du cœur,
l’indifférence du condamné
une cigarette et du dégoût
elle te regarde comme hébétée
tu veux partir mais tu t’en fous
et tu la vois se recoucher
alors jaillissent dans ta tête
les tremblements du désespoir
et dans la nuit ta silhouette
qui va se fondre au dérisoire