Ecriture, poésie, politique

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la guerre, un homme, un chien

corps ouverts

échancrés de pourpre

nuées de brume évanescentes

crachats de mort, vacarme

et cette boue

premier linceul

il se love, se terre

fuit ces regards

exorbités , figés

fracas d’absurde

débauches d’organes

ce fluide brûlant

qui s’échappe

qui le vide, le congédie

la plaine se calme

l’écho des râles

et l’odeur du sang

requiem funèbre

la nuit suce ses yeux

lui ôte la lumière

avant l’éblouissement

il flotte, dérive

autre frontière

que celle de hommes

et puis soudain

ce souffle chaud

caresses humides

haleine canine

dernière vision

et leurs substances de vie

offrandes partagées

au dégoût de l’humain

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M
En me laissant guider par un chien aveugle... je remarque que j'aime à m'arrêter où il s'arrête... et surprise. Le gros plan de l'haleine, si vrai - de l'intérieur... senti, vu.Dysis, je suis très touchée par la réalité que tu nous fais voir en si peu de lignes. Je crois que les hommes du monde qui n'auront pas senti en leur chair la mort possible n'auront aucune raison réelle et vraie d'agir efficacement. La mort recelle un secret dont ils ne veulent pas... et nous ? La souffrance semble indicible et submerge. Je crois donc à l'homme d'un monde auquel il se sent appartenir (à la vie à la mort)...Cependant, tu as entièrement raison : nous sommes, et nous laissons gouverner. Et malheureusement, l'information ne suit pas toujours, ni dans la tête, ni dans les faits, mais cela encore valable pour nous, ce qui rend parfois l'approche finalement simple d'exigence ?Merci à vous deux pour ce choc,
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D
<br /> <br /> merci marie gabrielle, rien à ajouter, hélas...<br /> <br /> <br /> <br />
D
Les  plaies béantes, l'odeur si particulière du sang , sans parler des autres odeurs liées a l'abandon de la vie , je connais ça presque chaque nuit .Les urgences sont presque, certaines nuits, comme  un champ de bataille. Corps mutilés, enfants abusés sexuellement  dont on ne parle pas dans les médias, détresses humaines de toute nature : la souffrance a l'etat brut , sans censure, ni "relookage" médiatique. Et si le "sauvetage est impossible c'est avec mon soufle , ma main , mes mots que je tente de les accompagner dans ce "passage" de frontière.Et il y a ceux qui arrivent trop tard et sont morts seuls comme des chiens , ici ou ailleurs . En Asie du Sud Est , au Cahemire ou j'ai fait une mission , les gosses crevent faute de soins, de traitement; on amputait a tour de bras des situations qui n'auraient dues necessiter que des antibiotiques et j'en passe.Il n'y a pas que la guerre qui traine son cortège de cadavres mutilés .La planète se venge et ca n'est que le début!Les hommes du monde qui nous gouvernent pourront-ils continuer a agir comme il le font?Les laisserons -nous faire encore longtemps ? Comment faire quand on voit les votes des "chers concitoyens"?
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