Ecriture, poésie, politique

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comme le chant des sirènes

douce sirène
enfant phosphore toute habillée d’abysses
ton vol transparent
en tournoiements confus
m’hypnotise et me charme
ton chant d'éventail
m’enveloppe me réchauffe
tes mots
petits cristaux fiévreux
d’âme et de caresses
m’ornent de faisceaux
d’illusions frissonnantes

petite nymphe
enfant bleutée toute engourdie de l’onde
ton ballet de dentelles
m’entraîne et me susurre
tes mots
perles d’être
méandres sucrés
se glissent en mon sein
me nourrissent et m’abreuvent
pansent mes fêlures

tendre fée
enfant laiteuse toute nimbée de lune
ton étreinte diffuse
me pare jusqu’aux confins
d’un voile de sourires
tes mots
battements de vie
sont des mains qui m’enserrent
me portent hors la nuit
me chuchotent l’infini
comme le chant des sirènes

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D
cristal - parfois qu'importe l'auteur, ce sont les mots qui comptent, le rêve qu'ils offrent à les écrire ou à les lire
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C
Que c'est beau, Daniel ! Ton chant des sirènes est l'écho fidèle du chant des baleines. Tes mots jaillissent du coeur, cela se ressent tellement ! Tu sais, tous les poèmes qui sont présents dans mon espace dans la rubrique "Poèmes des faiseurs d'ailes" ne sont pas de moi. J'ai fermé sciemment les commentaires sur ces poèmes. Ils sont "pouvoir", comme le sont les peintures associées. Il faut les lire et les regarder, ou plutôt les "sentir", c'est-à-dire les accueillir à partir du plexus, pas du cerveau. Oui, c'est possible :)Je t'embrasse. Merci pour ce beau poème.
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