Ecriture, poésie, politique

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un lundi 2 Mai

comme une douce mélopée

ta voix m’insuffle le tendre et l’attendre

ils se penchent sur toi

austères et mécaniques

tellement absents à tes souffrances

ils vont t’ouvrir le ventre

c’est ta vie contre la mienne

ils te le répètent sans cesse

dans ce couloir monacal

au blanc macabre

comme devin aux affres du monde

je ne veux pas la lumière

si chaud, si bien au creux de tes entrailles

si près de ton cœur

dix jours de retard

je n’ai plus de visage ne suis que forme

ils me cacheront à toi

et te laisseront pantelante et avide

 

comme un cri de rage

ta voix m’offre la voie

errant désabusé, bouffi d’artificiel

égoïste et perdu

et ta main tendue

qui m’extirpe du cloaque

je crains toujours la lumière

attiré tellement

aux abysses de l’illusion

je sens ton cœur

et tes peurs au travers mon cœur

je t’aime et ne te le dis pas

les mots, les tiens, les miens

substitués au langage

on se cachera tous deux

torturés et si vides

 

comme un chant susurré

ta voix me nourrit

tu as donné la vie

et moi j’ai tué

je puise en ta main et tes yeux

cet amour salvateur

je m’agrippe à ce cordon de chair

notre cordon, celui du sang et de l’amour

celui de mon besoin et de mon manque

de toi

ou est la lumière ?

c’est toi, toujours, pour toujours

ce café aux prémices d’aurore

et nos bras confondus

toujours cachés, toujours

ou donc est cette chaleur limpide ?

 

comme une ode partagée

ma voix comme prélude

ils se penchent sur toi

à l’affût de ton souffle

cette balafre à ton ventre

ma signature de tourments

tu ne me vois plus

tu perds la lumière

tu vas me quitter

je peux bien serrer ta main

et te dire des mille «je t’aime»

ta substance de vie

s’éloigne et s’estompe

je te perds

et me perds avec

mon socle, mon refuge

 

ils t’ont ouvert le ventre

pour me laisser naître

c’était un deux Mai

et c’est la première fois

que j’ai pas mon baiser

 

à Maman

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A
<br /> Beau et triste texte<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> audrey<br />
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D
<br /> <br /> un texte de mémoire, un hommage à celle qui fut ma mère et complice<br /> <br /> <br /> merci Audrey<br /> <br /> <br /> <br />
D
Merci de ton passage Daniel.<br /> Merci de m'avoir donné l'occasion de lire ce magnifique poème<br /> J'en ai les larmes aux yeux...<br /> J'ai toujours ma maman mais j'ai toujours au ventre la peur de sa perte, terrible  (à mon age  ;))d'avoir encore ce genre d'angoisse!!<br /> J'ai une tendre pensée pour toi
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S
Il est super ton texte Daniel...Très touchant...Giselle l'orait vu je suis sur qu'elle orait été très touchée...Ah qu'est ce qu'ils me manque...<br /> Bisous...A bientôt...Sarah
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L
c'est trop gentil ce que tu as ecrit!!<br /> peut etre qu'on se reverra chez toi!!!!!!<br /> en plus c'est super joli ce que tu as écrit!!<br />  <br />  fais de gros bisous a virgule!!a plutard!!<br />          Lucille
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O
Très émouvant Daniel !!Reçois mes plus amicales et sincères pensées,OLIVIER
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