Ecriture, poésie, politique
ma douce, mon ultime,
des ressacs d’incommode et de miel,
les marches des aubes ont sculptés notre quotidien,
d’amour,
de croire et de temps
celui-là même qui martèle,
métronome à rides,
bisous de ciment,
poussières d'embrasses,
si intenses qu’éphémères,
l’écho lourd de l’enclume,
battements sourds aux affres du cœur,
ces ignorances au bout des caresses
à ces peaux frissonnantes,
et avides,
ma belle, mon unique,
des brassées d’envies et de peur,
des échelles de crépuscules veulent dessiner l’avenir,
de l’amour,
du croire et du temps,
celui-là même qui tatoue les différences
et ronge l’édifice,
souffles ternis et hypocrites,
brises d’haleine
à des matins réchauffés,
encore se toucher et chercher à se perdre
s’aimer peut-être, c’est sur,
si transis
au travers nos murailles d’éphémères,
ma tendre, ma dédiée,
un peu d’écume
à nos baves torturées,
la terre sait germer sans labours obligés
et onguents immoraux,
balbutiements cristallins,
laisse moi poser à ta bouche à tes pieds
mes frissons tremblants,
demain les spasmes du vent
porteront les pollens,
et nos mains tâtonnantes,
tituberont l’avenir
et l'amour…