Ecriture, poésie, politique
ta voix oui ta voix,
tu m’enrobes, tu me vêts,
comme une copine, putain, t’avais arrêté, qu’est-ce qui t’as pris ce soir là même que t’as tout bien rangé dans la table de nuit, une dernière, dernière fois, de trop, t’as descendu l’escalier, t’es tombée dans le hall, t’as demandé de la monnaie pour acheter ton paquet de clop et t’es remontée dans ta piaule, alors même que t’étais amoureuse, loin des coups et des queues aux édredons tachés, derrière ta Benz et ton vison,
ta voix oui ta voix,
pourquoi je t’aime comme ça ?
parce que les nuits, t’appeler juste pour entendre comme un oubli, du réconfort, parce que je sais qu’on se retrouvera là haut,
on peut dire je t’aime à une morte, j’ai comme ta peau à coté, son jeu maladroit et tendu sur la scène, là devant ton lit t’es tombée, c’était le dernier, pourtant, même si tu t’engeulais avec lui, une ébauche d’amour ? encore une fois… peut-être il t’aimait, vraiment,
t'es partie un quatre d'octobre, un autre le dix-huit du mois d'avant, t'avais dit c'est pas possible les deux la même année, peut-être tu touches et crèves ces cocons de solitudes amers et qui dérivent,
comme toi, comme moi…