Ecriture, poésie, politique
juste un peu te caresser
sentir aux reflets de nos naïfs étourdissements
ton tissu de chair qui frissonne et qui ment
qui voudrait s’abandonner
oh ma bouche à tes crevasses moites
mes iris percés et leur suave liqueur
laisse tes larmes d’aurore
et moi toutes mes ombres de peur
cet inconscient stérile aux apparats de ouate
juste t’effleurer
cheminer à tes courbes, ton abandon voilé
et puiser en ton toi ma substance à subsister
la sueur et ma langue découvreuse
crever la nuit, arrogants et saturés
je cueille la couleur éphémère
de luxures craintives et d’oublis salivaires
donne-moi tes seins
laisse-moi errer aux arches de tes cuisses
de ça je me console aux aveugles palpés
à ne pas oublier, ces râles à la criée
juste un peu te toucher
nos dedans apprivoisés, te boire, te sucer
chercher comme l’ultime refuge
deux ombres sur le mur
ma belle
donne-moi l’errance et la quête et ce goût de source
et encore et encore
et toujours…
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musique : saez / clandestins / debbie
écoutez, c'est la suite...