Ecriture, poésie, politique
encore ces bouillonnements,
des violons distordus qui bavent,
à l’orée des nuits,
accrochées des lamelles de peaux
qui se balancent aux vents rouges,
il hurle assez,
lové d’oripeaux qui ont perdus sa trace,
la couche pue la mort,
derrière les volets blancs
des écharpes hurlantes,
des toiles empâtées de silence,
il cherche son ventre,
invoque d’utopiques chimères
à son Eden muqueux et frissonnant,
boire encore ce suc nourricier
ces horizons moites et turgescents,
vider la machine, ranger le couvert,
jet jaune fumant pour effacer,
ce blanc figé, limace d’émail,
il se couche, regarde
et de fœtus devient gisant,
ils vont revenir papillons d’angoisse,
mélopées d’ombres vigilantes,
frapper le mur mais déjà immobile,
non, attends, attends, tu sais…
encore ces bouillonnements,
l’orchestre titube, se doit d’achever l’œuvre,
à l’orée du devenir
tous ces cœurs affamés
et qui chutent aux vents gris