Ecriture, poésie, politique

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vingt six décembre

il cogne un peu au fond du crâne
les abus de la veille ou les vides qui martèlent
on efface les traces
on essuie les assiettes, les verres et les plats
et au  travers la porcelaine
d’autres recettes, celles des aimés
de sapin démesuré, de gui sous le lustre
allez, pose tes mains sur ton ventre
n’affecte pas les autres
retiens ton cri aux absents
fais semblant
l’enfance est là et d’autres utopies…

 

à toi, maman, papa
à zebu, à laudith, à tous ceux qui vivent à plusieurs…

tout au fond du coeur

et à eux

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J
Il y'a des gens qui "existent" pour nous.Peut-être ne les avons- nous vus,aperçus,d'une seule fois.Peut-être en avons-nous seulement entendu parler.Cependant ils sont parmi ces témoins intérieurs qui nous accompagnent,qui nous sont force et lumière pour vivre.Tel souvenir,tel image d'homme ou de femme m'aide à vivre depuis des années.J'ai besoin de savoir que ce sourire,cet humour,ce regard sont toujours vivants,même de bien loin dans l'espace et dans le temps.Si je s'avais qu'il se sont éteints,le monde et ma vie en seraient ternis et affaiblis.Comme si l'on annonçait que désormais il n'y aura plus d'étoiles.Ces êtres crient la vie.Il sont source,pour beaucoup, fontaine vive de liberté,chant d'humanité.Bien au-delà du sommeil de la mort,leur parole,leurs gestes,leurs visages unique donne la vie.La contagion de leur être,jusqu'où ira-t-elle fécondité sans limites?Même si je n'y donne pas instant de pensée,j'ai besoin de l'herbe de la colline,des choeurs des grillons l'été,des enfants partout dans le monde: je suis tissé de tous ces êtres.Mais comme j'ai besoin de la silhouette et de la démarche des compagnons intimes de ma vie...Et peut-être qu'eux aussi,à quelques paliers de la mémoire vivante qui nourrit la ferveur de leur visage,ont besoin de me reconnaître et de savoir que je suis toujours le frère entré chez eux.          Gérard Bessière
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D
que dire après un texte d'une telle force et que je partage totalement ! cet écrit est fort, m'interroge et me bouscule, paupières lourdesmerci Jérome
V
Le coeur se serre en lisantallez, pose tes mains sur ton ventre..j'aime beaucoup ce texte.L'enfant qui se retint de hurler
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D
oh viviane, tes visites sont présentstoi aussi tu portes et transmets le savoir de l'avant,qui se meurt, et disparait anonymeils ont fait nos forêts, et glissé sur nos fleuveset la boue sur la plaie n'a jamais mieux soignéfaute de l'avoir sur les mainsils se la jettent aux yeuxet s'aveuglent au devenirdésormaisla voix des anciens s'éteintet qui pleure cette sagesse agonisante ?ni livre ni fond d'écrandire à l'enfantc'est ma mère et ses bras, mon père et ses motsfaut transmettre pour perdurersinon, le vide
Z
J'aime beaucoup, c'est très sobre. En ces jours de fêtes et d'après-fêtes, les douleurs sont muettes, mais elles résonnent dans le vide de l'absence.
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D
non zebu, pas le vide ni l'absence, ils sont en nous, nous les portonsnotre amour les fait vivre...