Ecriture, poésie, politique
oui j’les connais les trottoirs
j’les arpente quand vos âmes dorment
que vos maris vous chevauchent
et vos certitudes de mâles à la femelle contentée
avec en murmure
la soupe diluée de l’écran bleu
ça grince sous le paddock
c’est la fête
le sapin clignote sous l’œil vide du chien
y’a le lampadaire de la rue du pont
qui marche plus
putain ça caille, une grappe de bourges échevelés
traverse la rue comme un ruisseau
la goutte à ma lèvre
c’est pas un reste de sauce, c’est le début de la gerbe
des cris traversent le crépi de ces façades de lèpre
quelques rires aussi
faut que j’lave ma couverture, elle pue trop
à l’aube les poubelles
distilleront encore chauds, la saint-jacques ou le chapon
j’ai marché toujours
sur l’asphalte
miroir humide et reflets de vos frasques
l’aube tarde
ce sera toujours pareil, t’es plus fort, je m’incline
j’ai froid