Ecriture, poésie, politique

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un train ce soir

le balancement du fanal

au bout de la voie

auréole jaunâtre masquée de brume

ce quai est une morgue

peuplé de fantômes

de silhouettes confuses

claudicantes, courbées,

silencieuses

ils me reviennent ces visages

ces yeux mouillés

ces peaux laiteuses

ces mains crispées

désormais sur le vide

transit

couloir mémoriel

ils me reviennent ces visages

je baisse les yeux

ces ombres décharnées

sorties du passé

sorties de mon vivre

ai-je fais tant de mal

ai-je su aimer

ils me reviennent ces visages

toutes ces douleurs qui suintent

flaques éparses

piétinées, invisibles

un vent de purgatoire

ramène les souvenirs

les traîne jusqu’à la gorge

et tout au fond du ventre

le fanal s’est éteint

je devine leurs présences

ils s’approchent

et ce train qui ne vient pas

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V
ce trainc'est pour moi celui dela dernière escaledu tout dernier départcelui où on emmène au fond de soi les vies parcheminées`les souvenirs de rires et de guerrescelui que souvent les malades et mourants sentent arriver (ils le disent très bien, j'ai un gout de mort dans la bouche et le froid qui remonte depuis mes pieds)et ce fameux tunnel lumineux qui aspire versl'inconnu
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D
Comme le dit annick, la subjectivité des lectures est interressante ; d'autant plus que ma réaction aurait pu etre differente si j'avais lu a un autre moment autre, de même que le commentaire ,s'il avait été écrit plus tard après la lecture, aurait pu varier. Il reste une vérité: ce train et tous les wagons de" toutes classes" qu'on tire , c'est notre histoire, toute notre histoire avec les vivants et les fantômes comme passagers .En fait, on s'en fout un peu s'il arrivera ce train.L'interpretation, les moments d'interprétation des textes , démontre une autre vérité: Tout est RELATIF
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L
beaucoup de non-dits?<br /> de souffrance<br /> et ce train nous emméne "ailleurs"...<br />  
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D
annick<br /> ce train qui ne vient pas dont pourtant la seule certitude que l'on ait c'est qu'il viendra, ce peut être celui du dernier départ, tu sais ce moment ou certains prétendent que la vie défile et tous ces visages réveillés de la mémoire, surgissants avec au fond de leurs yeux le reflets de nos actes, de nos amours, de nos erreurs bref de ce que nous fûmes
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A
Je ne ressens pas ton texte comme le précédent commentateur ... la subjectivité des lectures est intéressante ; moi, je vois plutôt l'enfer des trains bondés d'humains, roulant vers un désespoir certain .Et ton interrogation " ai-je fais tant de mal ? Ai-je su aimer ? " je la ressens comme une invasion de toute l'humanité en toi, qui te dirait " Comment peux-tu être capable d'infliger ça aux autres ? "Ce commentaire n'est pas très clair, j'en conviens ! ... mais bon ...j'ai tout de même envie de le faire !
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