Ecriture, poésie, politique

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du sable, du sang, Daniel

parfois plus envie de jouer avec les mots
juste envie de cracher
là à la face de ce monde sans nom pétri d’égoïsme
ils étaient deux cette année et d’autres les années précédentes
gamin de dix ans, enfants du sable, de la survie, peau noire brillante, épaisse
bouclier aux méchancetés du soleil et du froid
je les vois, les yeux brillants, scruter la ligne jaune de l’horizon
un nuage de fumée
des points colorés qui naissent, qui grossissent, qui foncent vers toi
mais barres toi ! !
tu ne sais pas ce qu’est cette horde de métal fumante, bruyante, inconsciente,
les yeux rivés au devant du capot et les caméras derrière
tu les vois, tu restes pétrifié,
et ils te passent dessus, et le choc est violent
pourquoi toujours ce rouge comme unique trace de l’homme
t’es parti, enfant pur si loin de nos absurdités,
t’es parti pour une course automobile
pour des intérêts financiers bien loin de la reconnaissance
encore plus de la compassion
un petit filet de sang dans les traces d’une roue de camion
mais le pire, c’est ce qu’on en dit
t’es pas mort le jour ou il fallait
c’était il y a vingt ans, Sabine, Balavoine,
la course, encore la mort
mais dans l’hélico le créateur de la course
celui qui, perdu, un jour au sein du désert
appellera sa course : les conquérants de l’inutile
et puis une voix populaire, écorchée et si tendre
un révolté lucide et tellement vrai
c’était il y a vingt ans
et là, l’objet des médias, la finale de la course de demain,
et l’hommage au chanteur
tu n’existes déjà plus, pourtant le vent n’a rien effacé au sable figé
l’illusion médiatisée de l’aventure avec de vrais victimes
images réalité
lui il voulait emmener les caméras au cœur des villages

construire 
qu’au moins l’économie serve l’humanité !
il disait les mots du désespoir, de la justice
il a touché mon cœur
ce soir ils font la fête
je pleure vingt sept morts
sombres référence pour une course
onze morts civils, enfants…
et puis aussi celle de celui qui m’a dit :


et pourtant il faut vivre

ou survivre...

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T
Oui Daniel, tous les ans c'est la même chose! Je déteste ce rallye, je déteste ses soi-disants sportifs! Il n'y a que le fric et la gloire qui les intéressent!<br /> Bisous Daniel, merci pour ton gentil commentaire!<br />
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D
<br /> <br /> et oui Tigwenn, Balavoine n'est plus pour sensibiliser et apporter l'humanitaire à cette débauche de bruit et d'indécence<br /> <br /> <br /> <br />
F
Trés beau commentaire daniél et je te féliçite encore une fois , cette bétise de course , je sais il y a de l'argent en  jeux mais la maman de l'enfant de tuer qui va prendre en charge cette tragédie car dans un mois tout le monde aura surement oublié . Pleure maman , Pleure  -ton enfant qui ne reviendra plus mais en échange il y aura encore de la ferraille qui passera dans votre désert .<br /> ( La vie ne m'apprend rien )
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L
enfin<br /> ils sont partis mais on sait qu'ils reviendront<br /> Et cette mére qui pleure son fils<br /> Elle, elle sait qu'il ne reviendra pas.<br /> merci Daniel(s)
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L
C'est très beau ce que tu dis là de notre barbarie civiliséeJ'avais dans l'idée d'écrire un texte à propos de cet africain mort sous le métal usiné<br /> Je mettrai simplement un lien vers ton textefort sincère et vrai.
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A
Le décalage de l'hommage à tant de morts inutiles - cette course , s'est vraiment une c... sns nom - est saisissant dans ton écrit .Car celui que l'on a envie de pleurer - vraiment - c'est ce petit bout d'homme que tu décris si bien, évidemment .
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