Ecriture, poésie, politique

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fils de p...

et si lassés de ces millions d’euros, balafres à l’éthique, perfusions gavées d’outrances et de piétinement de l’humain, on revenait au réel, loin des bourses et des montres, celui sournois qui nous échappe et nous emprisonne, celui du quotidien

l’histoire de deux fils

 

fils de président

Deux poids, deux mesures. La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain. M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte.

Quel rapport entre les deux affaires ? M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas (Libération du 11 septembre 2007), suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc.

L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours.

Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique.

Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident.

Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident.

Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?

Renaud Lecadre / Libération / mardi 22 janvier 2008 - source

fils de policier

Un professeur, qui a reconnu avoir giflé en classe un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, a été placé pendant 24 heures en garde à vue.

Il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Lundi matin, le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe, a-t-il expliqué à un correspondant de l'AFP.

Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé "connard" à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures.

"En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé", a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un "tempérament autoritaire" et être "un peu maniaque". "On ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances", a commenté le rectorat.

L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement pour "violence aggravée" le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Maubeuge - AFP / jeudi 31 janvier 2008 - source

et si on se réveillait, tous ceux qui se taisent, pas même pour une révolution, c’est trop tard juste pour nous préserver, on en est là, puis-je encore écrire « justice » ou ce mot déjà est condamnable ? je suis certainement réac et aveugle pour oser dire que l’on doit payer ses amendes et respecter les profs, mais la morale gouvernementale, policière et médiatique voit  l’intérêt de l’homme d’une autre façon
 
l’histoire c’est vrai nous a montré que les gouvernements et leurs forces de l’ordre ont su œuvrer pour le pire…

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C
Triste , écoeurante et révoltante réalité qui donne envie de se soustraire aux actualités tellement  c'est immonde et désespérant  il faut je crois savoir se protéger  et pourtant ne pas fermer les yeux , difficile  !
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D
tous ces petits riens, si fréquents qu'anonymes qui font se perdrent le coeur et la conscience<br /> comme tu le dis chrystelyne : ne pas fermer les yeux !
L
Il est certain qu'être le fils d'un haut placé a beaucoup d'avantages, que tu n'es qu'un fils d'ouvrier tu dois te battre tout seul.Gros bisous Daniel, passe une agréable nuit.
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D
merci Edith, je continue à te lire quotidiennement mais ne puis laisser un comm que lorsqu'il est un plus et en ce moment c'est plutôt ce que j'observe qui m'interpelleje t'embrasse
Z
Merci de cet éclairage, Daniel, éternel révolté pour la bonne cause. Je traverse une période de ma vie terriblement difficile (et tu connais le poids de mes mots), alors j'avoue que je n'ai plus le coeur à me révolter. Je m'indigne encore, j'ai mal, encore. On nous prend pour des cons. Qui ? Le pouvoir ? Les médias ? A moins qu'ils ne soient plus qu'un ? Pas un jour sans une affaire comme celle que tu mentionnes. Pas un jour sans une affaire foireuse. Aujourd'hui Neuilly, et demain quoi ? Sarkozy est en train de couler et il devrait faire gaffe, car il n'est pas bien grand. L'eau monte vite... Et ses ministres ? Où sont-ils ? Allez, tu m'auras quand même tiré un petit coup de gueule, Daniel. Finalement, le vent de révolte souffle peut-être encore un peu en moi...
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L
Merci pour ces précisions sur une (deux) affaire qui écoeure littéralementdeux poids ... démesure !
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D
oui Luc tu as dit le mot : démesure !!!
Z
Daniel, d'habitude, j'apprécie beaucoup tes articles, mais là, j'avoue que je n'arrive pas à te suivre. Que veux-tu montrer ? Quel rapport entre les deux affaires ? Certes, elles présentent toutes deux une situation inacceptable. Mais quel rapport entre la loi du plus fort, d'une part, et  le mépris de l'autorité enseignante, d'autre part ? Pour moi, ça n'a rien à voir. ca m'intéresserait que tu m'expliques pour que je fasse un commentaire plus à-propos. 
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D
Zebu, suis content de ta réaction, dans les deux cas c’est toujours la loi du plus fort, écoute, laisse-moi te livrer en vrac, l’actu va si vite, une pub déplacée sur un journal jugement en cinq jours madame bruni tedeski sarkozy 60000 € de dommage, qu’en est-il du prof suspendu de travail jusqu’au 27 mars ? et plus d’un an d’enquête pour 260 € de réparations ? et là un flic  qui pénètre l’école pour prévenir d’une plainte, mais si l’éducation d’un uniforme sensé porter l’ordre et la morale est d’admettre et défendre qu’un gamin au fond des yeux dise à son enseignant : connard ! le pouvoir encore, celui d’une corporation qui soutenue aveuglément peut surpasser les droits, mais j’ai plus besoin de profs que de flics dans la société que j’ai léguée à mes enfants !!! dans ma ville Zebu, il y a quelques mois, une femme s’est jetée de l’étage, sa liberté n’est pas passée par les menottes, triste envol, soleil de sang, noire, dans ma ville Zebu, dans un pub ou je vais parfois ils sont entrés il y a quelques jours et même en civil leurs uniformes en guise de cerveau, si protecteurs, ils ont proféré l’indicible, qu’en restera-t-il, presse tais-toi le public oubliera ! c’est le même pouvoir, as-tu le même ? roules pas trop vite et pique pas de bonbons dans les supermarchés, et je n’entends leurs hiérarchies que pour les défendre le pouvoir celui qui enivre et met une nation aux caprices d’un seul homme, le pouvoir celui des asservis, inhibés, suceurs et aveugles aussi, mais qu’enseigne-t-on dans les sphères dirigeantes, les assemblées sont si vides, et toi, moi et tellement d’autres j’espère condamnés à nous taire et subir, ma révolte n’a de but que celle de nous rappeler de garder les yeux ouverts et de n’avoir comme ambition qu’un futur meilleur et avant tout humain…merci Zebu pour le partage et dis moi