Ecriture, poésie, politique
là devant ce clavier
la résultante du moment de solitude,
de réflexion,
et noyé d’isolement furtif,
le retour à soi même
avec des thèmes qui défilent
au gré des aberrations humaines,
je vous laisse le constant, le constat
blogs frileux, autocensurés,
commentaires épars et timides
toujours les souffles de liberté,
qui s’essoufflent
alors en deux, trois années
le fleuve est à l’étiage,
une chape aux relents d’oppression
nous mure et nous aphone,
je suis au bas du tremplin
juste avant la chute
j’ose plus me retourner
mes errances avides
n’ont même plus de miettes,
à conduire l’illusion
mais c’est l’espoir qui vainc,
c’est un baiser à la science
quand elle sert l’homme
avant que ces préceptes
n’aveuglent leurs pouvoirs,
c’est un hymne au cœur,
celui des écorchés offrants,
qui voient cette nouvelle liberté menacée,
juste revendiquer et défendre l’homme,
juste aimer…
alors, j’ai voulu remettre en ligne le texte qui a ouvert mon blog,
juste un p’tit poème
et merci à ceux qui me suivent
puissions-nous survivre décemment
nous,
les présents et à venir,
sherpas d’idées si modestes soient-elles,
les Nombreux…
"Jeudi 27 octobre 2005
au moment du départ, je n'ai qu'une valise,
un lambeau de quai me conduit à ce train
issu de ma mémoire à jamais insoumise,
je fuis avec mes rêves incrustés de chagrin
toujours sur mon chemin, j'ai laissé ma détresse
tel une marque stérile, étrange maladresse
et fuyant mon destin comme délaissé des autres,
j'ai prêché l'incertain étant mon seul apôtre"