Ecriture, poésie, politique

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monsieur Henri

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c’était l’instant des grillons, quand le crépuscule porte la brise brûlante du jour et des sueurs, les enfants sautillent, le pavé incandescent comme grève asséchée, ces moments d’août paresseux, soudain cette lenteur nourricière et on est bien

sur la placette de ce petit bourg de la côte aux murs ceinturés d’eau, nonchalant et souriant aux badauds, croquis de terrasses, il a rejoint ses potes, son jeu de boules à la main et nous on s’est assis à l’ombre des bougainvillées pour dîner en cette tiédeur naissante

et j’aimais l’homme alors j’ai chantonné doucement à l’oreille des enfants « petite souris, chanson douce, Zorro » et même « Syracuse » ils les connaissaient tous et puis on a rigolé encore quand son rire traversait la pierre jusqu’au fond de l’assiette,

doucement les draps de nuit, l’instant des murmures et d’accords étouffés aux travers les cours, le cri des enfants regards perdus aux brillances saumâtres des canaux, hébétés aux astres insolents, les mains des grands qui traînent sur la pierre et leurs yeux égarés

au cocon de nuit dans ces temps figés, il est passé devant nous, seul, on a rien dit, on l’a salué et il nous a gratifié d’un grand sourire, petite silhouette blanche  balancée de musiques intérieures,

de cette nuit, on se souvient encore
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son : le rire - Henri Salvador - en public
à consommer sans modération
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C
Joli hommage, plein de tendresse , de pudeur et de poésie  !
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D
tu sais chrystelyne, j'ai fais lire ce texte à ma fille, petite en ces temps<br /> et nous avons comparé nos souvenirs, et nos vues légérement différentes ont gardé la magie, ces moments aussi je lui dois<br /> j'aimerai tant voir Syracuse...
D
Bel hommage à ce grand homme dont le rire nous hantera longtemps. Il savait allier rire , farce , émotion , sensiblitéMerci pour lui
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D
oui dysis,l'émotion, le rire, ce qui fait la vie et l'effacedes bouts de temps qui pénètrent et s'estompentc'était aussi l'homme qui avait renier un filsqui solitaire se laisser dériversi loin de l'image...
L
Sa bonne humeur et son rire si communicatif nous manqueront, merci pour ce bel homme Daniel.Je t'embrasse et te souhaite une agréable semaine.
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D
pardon Edith pour ce long silence,oui ce type était un des rares qui me faisait rire ou rêverc'est si rareles meilleurs sont partis...bises
Z
Bel hommage tout en discrétion et en retenue.
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D
merci zebu, tu sais on garde les enfants et moi un souvenir fort de cette soirée, son rire, ses "gueulantes" et ce rire encore et puis le voir au profond de la nuit tout seul s'enfoncer dans cette ruelle pavée, petite ombre aux reflets des lanternes...