Ecriture, poésie, politique

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cocon

allez viens,
je veux juste faire un bout de chemin
avec toi
je dis tu même si je pense vous
tu es plus proche
que ces ombres assoiffées
qui tous nous hantent et nous rongent
je veux respirer, je veux vivre et voir des yeux rieurs m’observer, des accents, cris de bouches, semer encore la terre et les couleurs du monde, et cette voie de rocaille parsemer le désert, nuages translucides, cocon liquide, l’effort salé du désespoir, le souffle du naseau
viens, me lâches pas
faut digérer le trop plein
gueulements de flics et d’ambulances
des carrés, des cubes, l’indécence urbaine
agressive et criarde
au fond des couloirs ou sur canapé frileux
coincé, engoncé au survivre narcissique de l’espèce
on s’argumente, on s’alibi
naufragé obligé aux cycles du remous
viens, nous lâchons pas
on aspire tous les deux à cette aube plus bleue
un plus un égale deux
je veux croire encore aux tourments de la peau,
aux messages de la pierre et de ses oripeaux
le canon étouffé
sous le chant de l’oiseau
et le mot liberté
tatoué sur nos peaux
viens, me dis pas que je suis seul
il y a l’autre affamé
et celui sous le fer
et l’enfant déchiré et le travail des mères
le soldat obligé et le sang, la misère
non,

on reste pas muet devant tant de colères
dessinons tous les deux
des couleurs sur les ruines
c’est maintenant ou jamais
semer ou récolter
je m’égare, m’illumine
sous l’éclat du programmé populaire, j’erre et j’observe, jungle apeurée, courbée et silencieuse, comme ces tournesols fatigués de soleil, j’entends leurs voies vengeresses et cruelles, je suis dedans,
t’es avec moi…

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D
Ne me dis pas que tu découvre seulement  aujourd'hui les faiblesses de l'Humanité et les tiennes ???Nous ne sommes tous que des amas de faiblesses , d'erreurs , de doutes..mais aussi de forces , de certitudes , de " bons actes" .(Utopie?..Pas sur!)Tout est cassable et aussi incassable.Rien n'est jamais trop tard ( quoique...la Terre le clame autant qu'elle le crie).Le mot " devenir" ne devrait pas être associé au mot " affres" , celui-çi ayant une conotation un peu trop néfaste à mon gout.Le vent , les crépuscules, les utopies médicamenteuses ou pas , schizophrènes ou non, l'osmose des pupilles , les souvenirs humides...OUI, humides , mouillés de tristesse, dedouleur, mais aussi de joie , d'espoir, d'attente éternelle...une autre façon sans doute de noyer ses peurs.Tendresse
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A
"Je veux ...""Je veux ...""Je veux ..."ponctuent ton poème .Penses-tu comme Katherine Mansfield : « Je veux être tout ce que je suis capable de devenir. »???
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D
<br /> <br /> je ne pense rien<br /> je commence le texte avec : "allez viens", je poursuis avec : "viens me lâche pas", je termine avec "t'es avec moi"<br /> le "je" veux dire nous, le même monde, les mêmes utopies artificielles, les mêmes leurres et souffrances<br /> je ne connais pas Katherine Mansfield<br /> et le 'je veux" exprime l'espoir de voir l'être réuni, je vois que ce n'est qu'un espoir<br /> j'ai du mal m'exprimer<br /> lerci<br /> <br /> <br /> <br />
R
très beau Danielj'adhère...
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D
<br /> <br /> merci Viviane, un profond merci... on est certainement pas tout seul...<br /> <br /> <br /> <br />
M
A ce croquis du manifeste, je réponds par un écho en "croquant" à mon tour - d'un biais. Merci... Daniel.<br /> "Retour du clandestin"<br /> Ce soir est page, elle tombe... ta rime, oesophage en papier nylon, brûle ! Admets l'imagination, construit ou déconstruit, évite alors la démolition. Selle ! Ignore un chagrin de peau blonde, souris de plomb, mon pain de rose ! Retour du clandestin, tu écarquilles la main sauvage, billetterie de l'âge marmoréen. Le sexe ouvert et à la page, choque un cheveu de verre, un peu de brume revienne ! Bouchée de mur, inoffensifs embruns, tourne sur la platine dure...
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D
<br /> <br /> on peut critiquer le virtuel, rien ne me ravit plus que cette tribune de comms ou vous ajoutez Marie-Gabrielle votre verve et votre inspiration - merci pour nous<br /> <br /> <br /> <br />
M
C'est pas parce que je ne pense pas comme vous, que je vais faire la gueule et ne plus vous commenter! Manquerait plus que ça!  Je ne sais pas faire de boudin  ;-))
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