Ecriture, poésie, politique

Publicité

tambour

soudain c’est l’être qui se meut, balancements, picotements,  frissons et le rire, ce recul, cette analyse, le voyage commence, qu’elles en seront les frontières, souffles courts, halètement, allaitement aussi, l’air comme le lait nourricier et ce va et vient, la chaise qui craque, qui grince comme les dents qui restent, et ces volutes d’horizon dissipées, des bribes de mélopées au fond de la boite derrière les yeux, ceux là même qui pétillent de l’instant, du furtif jouisseur, ceux là qui s’enfoncent, volontaires et sereins, lucides et placides sans Muzo, putain ça caille, oh oui un pavé sauce roquefort, non si loin des illusions du derme, juste au centre de l’orifice, qui donne encore des aubes aux tentures mordorées, qui lèche encore, qui suce ? crevée la larve rampante, muette la douleur derrière le chariot, gouttes froides de solitude bien pensantes à vos miroirs de sang, alors la fuite comme argument, l’ultime beuglement de l’humain, têtes baissées sur nos jouissances sèches, attends le pourpre viens pas tout de suite, fait froid ici, et puis tellement de discours à en vomir à laisser sur les murs nos restants de filets de vie, balancements, encore, frissons d’enfoncements forcés jusqu’à l’asphyxie jusqu’à ferme ta gueule, j’ai vu quelqu’un ? cherche les ponts, les langages, la fibre, celle du tambour, de la peau, frappée, caressée, le souffle, toujours, avant l’être de s’éteindre,…

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
sous forme de plagiat ...Soudain, c'est l'être qui se meuten rire, en analyse,en va et vient,en vagabond qui justement tente un rebondun réveilune métamorphosesort de son coconosetente la fuitele voyagele rêveessaierampese dressese redresseet peureuxheureuxchosit enfin la vie ...Là ou les autres ont vu de l'ombre, de la violence, je perçois davantage un  face à face positif et une prise de conscience bénéfique et douce de tes yeux  dans le  miroir de ta vie.
Répondre
D
<br /> <br /> merci Annick, c'est exacrement cela, j'ai écrit ce texte comme pour exorciser un tourbillon de doute et d'inquiétude et le calme revenu, j'y ai vu la berge et ses sentes prometteuses<br /> <br /> <br /> <br />
L
Un texte fort et percutant.<br /> Il est bon de laisser les mots venir et de les écrire...<br /> Que votre fin de journée soit toute en douceur.<br /> Bisous<br />  
Répondre
D
<br /> <br /> merci Laudith, parfois le mot sans apparat, cru est nécessaire et thérapeutique<br /> <br /> <br /> <br />
M
Muzo ?Ce qui me frappe ici, c'est l'évidence à s'être fait violence qui n'apparaît pas... envahissant tout, dévorant le plaisir ? Cru.
Répondre
Z
Tambour ou bourrasque ? C'est ce que je me demande en lisant ton texte. Des mots forts qui frappent, qui résonnent, qui secouent. On n'en ressort pas indemne.
Répondre
D
<br /> <br /> oui zebu, des mots tumultes et désordonnés mais des mots de vie, s'accrocher à la dernière bouée...<br /> <br /> <br /> <br />
A
Qui ressent l'appel de l'ombre, Daniel, vous ou moi?La lumiere est toujours la plus forte...
Répondre