c’est toujours ce protocole de chagrin
un froid pluvieux qui cingle
ce fourgon noir qui fait les ornières
avant le trou, après la vie
mort d’amour, mort de guerre
ou mort fait-divers
Norbert, il poursuivait les cambrioleurs
il en est mort au service
Nelson, il traversait sa rue
il est mort pour le service
Norbert de ses trente huit ans laisse une famille
Nelson de ses quatorze ans laisse une famille
catafalque et puis mille personnes, un président de la république, une ministre de l’intérieur et le ministre de la défense au pied de l’estrade, je n’ose citer les propos
et puis deux cents personnes ceux du quartier, le gris n’est pas le même, des pétales blancs sans gardes du corps
merci monsieur le président (mais de quoi si ce n’est de vous même) vous témoignez,
ainsi que vos sbires, d’une notion de l’être qui m’horrifie et me provoque…
policier ou gamin, c’est pas pareil !!!?
comment on appelle ça déjà ?
à Norbert, à Nelson