Ecriture, poésie, politique
c’était une rue normaleune rue quoi, avec ses échoppes, ses couleurs, ce grouillements d’ethnies pacifistes je m’y sentais bien, ma peau et mes cheveuxenfin confonduset ces effluves rebellesqui font le sourire aux visages,l’ailleurs on ne l’aime qu’aux...
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avance, vois cette terre d’odeur, capricieuse et sereine elle se joue de toi avance, sent comme elle te mange, les chevilles et l’âme, l’humus, en tapis d’existences oubliées le foyer et son essence âcre de tourbe elle essuie en silence le comptoir tandis...
Lire la suitejuste un peu te caressersentir aux reflets de nos naïfs étourdissements ton tissu de chair qui frissonne et qui mentqui voudrait s’abandonneroh ma bouche à tes crevasses moitesmes iris percés et leur suave liqueurlaisse tes larmes d’auroreet moi toutes...
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s’il vous plaît allez, prenez quatre minutes ne tendez pas le bras pour effleurer la ramure ne cherchez pas l’impensable aux pupilles de l’autre, humez l’haleine du voyageur potion de continents touillée aux ébullitions d’un monde sans âme la voix se...
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le samedi 8 septembre de cette année 2007, Jean François Bizot est mort à l’heure ou le média tend la gueule pour qu’on le muselle, ou le politiquement correct bave de toutes les bouches le défricheur de l’underground et de la contre culture s’en va pour...
Lire la suitetoute cette brumeje sens la main balayer en semeuse aveugle cette ombre d’ouateau travers le volet, l’écho du chargement des bennes sur le camionet la main qui tâtonneici pas de bouteille de lait au seuil des portesou de bols de riz à des moines oranges...
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Moi je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches. Léo Ferré
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regardez le visage jovial et rougeoyant de cet homme il s’appelle Georges Mothron, on reconnaît facilement le profil du notable, bien assis, mes amis sont avocats, notaires ou chirurgiens cet homme est député UMP et maire de la ville d’Argenteuil en 2005...
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et alors oui j’étais tout jeune, treize quatorze et alors, il y avait peu de télés, j’en avais pas, juste le transistor, plus que complice, dépendance, un voix, de la musique, avec les livres, la seule ouverture vers l’ailleurs déjà ils avaient pris le...
Lire la suitelà tout seulcette table vide, juste mon assiette, salut Léotu viens voir ma gamelle, tu viens me voir, sous les pavés y’a plus rien, ma révolte se meurt, suis-je encore, des enfants qui vendent leur âme pour se modéliser, se fondre à l’anonyme, je regarde...
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