Diaphane

Ecriture, poésie, politique

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l'innocence

l'innocence

vu chez Papier libre sur une idée de Juliette à la récré, ils s’moquaient toujours de lui, mais moi j’m’en fous j’suis pas dans sa classe, y’en a qui disaient, il est drôle, fait rien que nous regarder, y parle comme un zombi, j’avais rien fait ce soir...

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blog (5) *

diaphane a quatre ans pour être et exister depuis la création de nos numériques plaines, forêts ou plages, on est quoi ? avec nos petits bonheurs masturbés de bienfaisances et d’égoïsme, on copyright, on devient support de pubs, avec la certitude du talent...

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entre flous

entre flous

il y a l’étoffe déserte avec ce filet au creux du drap méandre de plis qui susurre la rupture, ces regards fuyants, ces aubes gênées, un jambe là, qu’on voudrait caresser, se perdre en chemins de salive, quand le silence terrasse les mots, déjà trop tard...

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chair à vendre

je marchais ce soir là, voulais connaître ces quartiers chauds inscrits dans tous les guides, mais à Patpong pas d’exhibitionnisme, la pudeur n’empêche pas le trafic aux déchéances, le bouddhisme force à la discrétion et au caché, c’est certainement pas...

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janis

Janis joplin-Ball and chain live pourquoi ce soir, pourquoi de plus en plus ? ta voix oui ta voix, tu m’enrobes, tu me vêts, comme une copine, putain, t’avais arrêté, qu’est-ce qui t’as pris ce soir là même que t’as tout bien rangé dans la table de nuit,...

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et si la paix ?

et si la paix ?

nos petites silhouettes, diaphanes, courbées et silencieuses et qui vomissent de partout, des écrans, des pages, des voix pour constater et entretenir peut-être nos faiblesses, violences, contradictions, c’est le regard du couple dans la cuisine ou sous...

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un banc, des vies

pour Papier libre sur une idée de Juliette toujours j’allais dans ce parc, cette quiétude nonchalante, ces couleurs de saisons et puis ce banc, mon banc mais laissez-moi vous dire gamin, j’y posais mes livres, révisais mes devoirs avant l’interro ou écrivais...

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ambre

c’est flou dans sa tête comme ses aubes de paille, troubles, le regard jaune du passant, yeux de serpent, langue fourchue, le fleuve renvoie et charrie excréments et reflets, se fait appeler « ambre » comme la couleur de sa pisse, dit-il, ce crépuscule...

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Bethel

Bethel

c’est un champ, pas celui de David et de son échelle d’anges mais peut-être pas si loin moi, j’avais quatorze ans, j’avais vu l’année précédente la rue, ses drapeaux d’utopies et ses matraques, il respirait sur les murs un souffle d’inattendu, de révoltes,...

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ani-maux

ani-maux

- est-ce parce que dit-on ton regard perce les murs que tu préfères la nuit et la solitude ? ...tant de bleu au fond de la cage...

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