Ecriture, poésie, politique
il y a l’étoffe déserte avec ce filet au creux du drap méandre de plis qui susurre la rupture, ces regards fuyants, ces aubes gênées, un jambe là, qu’on voudrait caresser, se perdre en chemins de salive, quand le silence terrasse les mots, déjà trop tard...
nos petites silhouettes, diaphanes, courbées et silencieuses et qui vomissent de partout, des écrans, des pages, des voix pour constater et entretenir peut-être nos faiblesses, violences, contradictions, c’est le regard du couple dans la cuisine ou sous...
c’est un champ, pas celui de David et de son échelle d’anges mais peut-être pas si loin moi, j’avais quatorze ans, j’avais vu l’année précédente la rue, ses drapeaux d’utopies et ses matraques, il respirait sur les murs un souffle d’inattendu, de révoltes,...
tu sais il gronde ici tellement d’insupportable, cette dérive lente et sournoise qui vise à tuer le rêve, l’aveu et le sourire, tu viens m’embêter te pose à mon clavier dis-moi ou vont tes yeux le mot chancelle l’idée s’évapore, vapeur de chandelle, tu...
rediff elle avait attendu la nuit, la clôture qui ceinturait l’usine était cassée juste derrière l’entrepôt, elle l’enjamba et là sous une bruine froide et silencieuse, immobile, elle sentit le sel sur ses joues se confondre à la pluie le grand parking...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/10-Le-Tango-Funebre.mp3& osez dire qu’ils vont se vautrer dans l’hommage après t’avoir ignorer plus de dix ans pleurer avec ceux hirsutes au-dedans à t’écouter aux heures blanches le rock poétique...
ce jour il y avait dans la rue comme l’âme d’un peuple humble, porteuse d’une conscience rongée d’ordres et de soumission qui soubresaute, il est temps ce jour, j’entrevois l’espoir des derniers porteurs d’humanisme brassée de citoyens juste vivre avant...
oh qu’il est beau, tout fripé, ça y est, regarde, il sourit il ressemble à qui ? oh c’est son père tout craché, non c’est sa mère regarde les yeux et la bouche toutes façons il fera parti de ceux qui disent pas bonjour dans les ascenseurs qui te claquent...
soudain au delà du morose et des conflits, un visage, de toutes couleurs, de toutes soumissions et aspirations, cette boule qui tourne et porte son intelligence au travers les mots et la figure d’un citoyen du monde, oui, un citoyen du monde, buriné en...
« Il doit être clair qu’il n’y a pas d’espace dans le pays pour deux peuples. Il n’y a pas d’autre moyen que de transférer les Arabes d’ici vers les pays voisins, de les transférer tous […] Pas un village ne doit rester, pas une tribu. Il n’y a pas d’autre...
on l’appelle le saint père, il représente l’église catholique au travers le monde parfois il sort de son pseudo pays, membre de l’ONU, qui ne vote que pour interdire le préservatif, l’interruption volontaire de grossesse, la fécondation in-vitro, et surtout...
c’est l’heure des aubes tièdes quand le cœur des villes s’ébroue de son mutisme nocturne pour retrouver le ronronnement piaillant que la clarté fait naître, les étals se garnissent de viandes ou fruits frais, et les silhouettes de cires ou de plastique...
il est des villes aux âmes chargées d’humains et d’histoires aux porches de pénombres ou les mains tâtonnent et s’étreignent, les pavés emportent le pas des êtres et leurs traces sur la pierre, des larmes en dentelles, du granit à l’étoffe, au clapotis...
monsieur le président, je ne prendrais pas cause sur votre conscience amoureuse qui vous fait marier deux mois après une rencontre et trois mois après un divorce, non, certains mettent une vie à se remettre mais on a le cœur qu’on mérite, vous qui avez...
ils marchent, derrière la vitrine du magasin les badauds accrochés à la télévision, ma main dans celle de ma mère qui regardons figés cette marée de drapeaux, les tremblants de l’acquis qui osent à peine baisser les yeux devant ces tas de pavés et traces...
avance, vois cette terre d’odeur, capricieuse et sereine elle se joue de toi avance, sent comme elle te mange, les chevilles et l’âme, l’humus, en tapis d’existences oubliées le foyer et son essence âcre de tourbe elle essuie en silence le comptoir tandis...
le samedi 8 septembre de cette année 2007, Jean François Bizot est mort à l’heure ou le média tend la gueule pour qu’on le muselle, ou le politiquement correct bave de toutes les bouches le défricheur de l’underground et de la contre culture s’en va pour...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/salvadore---le-rire.mp3 & c’était l’instant des grillons, quand le crépuscule porte la brise brûlante du jour et des sueurs, les enfants sautillent, le pavé incandescent comme grève asséchée, ces...
s’il vous plaît allez, prenez quatre minutes ne tendez pas le bras pour effleurer la ramure ne cherchez pas l’impensable aux pupilles de l’autre, humez l’haleine du voyageur potion de continents touillée aux ébullitions d’un monde sans âme la voix se...
regardez le visage jovial et rougeoyant de cet homme il s’appelle Georges Mothron, on reconnaît facilement le profil du notable, bien assis, mes amis sont avocats, notaires ou chirurgiens cet homme est député UMP et maire de la ville d’Argenteuil en 2005...
aux balbutiements de l’ombre quand l’obscur se revêt de silence alors le cœur s’entrouvre pétales d’écoute et de tendre et posés là, juste au creux de l’émoi un piano, une voix tes yeux brillent tant es-tu heureux ? qu’as-tu fait de tes rêves ? as-tu...
et alors oui j’étais tout jeune, treize quatorze et alors, il y avait peu de télés, j’en avais pas, juste le transistor, plus que complice, dépendance, un voix, de la musique, avec les livres, la seule ouverture vers l’ailleurs déjà ils avaient pris le...
- quatrième ok ! au sol le mécano fait un grand signe le métal vibre et s'ébroue doucement, le vrombissement des hélices et du souffle des cylindres emballés, la nuit est claire, propice au vol, Paul salue pour la photo, l'avion glisse sur la piste, trente...
il y a des français devenus anonymes, tombés dans les oubliettes de l’indifférence, alors qu’ils furent naguère des figures de proue René Lamps est né en 1915, instituteur, il est communiste et s’engage comme nombre d’entre eux dans la résistance sous...
vous partez monsieur, vous quittez le ministère de l’intérieur, trois ans de règne, suffisant pour faire de la police des intouchables, si loin de la protection des individus, juste des flics trésoriers, racistes, faut pas jouer au basket avec les mecs...