Ecriture, poésie, politique
il cogne un peu au fond du crâne les abus de la veille ou les vides qui martèlent on efface les traces on essuie les assiettes, les verres et les plats et au travers la porcelaine d’autres recettes, celles des aimés de sapin démesuré, de gui sous le lustre...
alors elle avance, toute frêle ses mains comme des corolles, ténues et qui tremblent qui palpent l’indicible des baisers de brise dissipent l’opaque laissent entrevoir le bout des membranes, de l’autre coté du pont ses ombres de semblables qui l’attendent...
alors vous gueulez fort la dictature des grands frères, pardonnez-moi mais ça n’existe que chez vous d’ailleurs ou sont les vôtres ? ah oui ils vendaient de la drogue et braquaient les épiceries ils ont une tôle dorée ? (*) 99,99% des français de toutes...
je vous écris, je ne fais que constater votre présencevous êtes si discrète, invisible dans vos actesvous gérez l’humanité en quelque sorte, les vases communicants de la viele sang que vous savez si bien ôterou tous ces maux malins qui rongentet dont...
les draps sont fardeau plus que la tête le corps émerge corps opprimé de temps d’absence j’avais peur dans le préau il voulait me casser la gueule j’me cachais derrière le muret des chiottes on va l’butter le rebelle reprendre le bus pour une autre austérité...
et si lassés de ces millions d’euros, balafres à l’éthique, perfusions gavées d’outrances et de piétinement de l’humain, on revenait au réel, loin des bourses et des montres, celui sournois qui nous échappe et nous emprisonne, celui du quotidien l’histoire...
ils vont venir, vont arriver, elle la faisait si bien ne pas oublier la cassonade, régulièrement tourner, immerger la cuillère de bois et brasser les saveurs, elle levait le couvercle et la tablée séduite de s’enrober de brumes parfumées, ils sont presque...
Demain, j’irai face au vent, je garderai grand ouvert les doigts de la main Et chercherai à saisir tous ces rêves échappés, déchus, Je les ferai mien, Demain j’irai boire aux cascades de nos déboires et illusions, Je ramasserai les pierres en ferai un...
encore ces bouillonnements, des violons distordus qui bavent, à l’orée des nuits, accrochées des lamelles de peaux qui se balancent aux vents rouges, il hurle assez, lové d’oripeaux qui ont perdus sa trace, la couche pue la mort, derrière les volets blancs...
premier jour j’ai lavé la gamelle avec l’eau propre qu’il restait l’enfant a dormi toute la journée, des râles dans son sommeil je sens mes yeux qui piquent il me faut me débarrasser de toute cette poussière le temps est devenu trop long deuxième jour...
il traine au bout de jetées en pavés, de prairies pourrissantes baignées de trop d’eau, des bribes de sourires, des relents de spasmes, quand le cœur affamé réclame l’incertaine étreinte, c’est l’heure ou les yeux crient, embués de non dits et de vaines...
l’art culinaire évolue à l’instar de la démocratie voila qu’un agité frénétique ailleurs ministre de l’intérieur puis de l’économie puis président de la république se prend d’envie d’aller vers ce qu’il ignore, les français alors il le fait, timidement...
une frontière déclarée, bafouée trois jours après plusieurs centaines de milliers de fuyards devant les massacres la shoah comme excuse, oui toujours et le monde au début tellement coupable même victime puis plus tard dépendant d’intérêts financiers tabou,...
il en va des peuples comme des individus, quand ce n’est pas l’indifférence qui prime ce sont des réactions molles ressenties comme obligatoires ou l’hypocrisie diplomatique se donne bonne conscience dans notre pays, insulter un ministre entraîne trois...
je parle tout seul peut-être pour palier l’absence je m’engueule, me sermonne les mains dans l’évier la vaisselle à finir je parle tout seul des fois même dans la rue et les gens me regardent drôles, compassionnels je parle tout seul gouttes blanchâtres...
madame vous écrire cette lettre au fond de la boite pour une autre j’ai lu vos mots qui ne m’appartenaient pas vous ne saviez pas il m’incombe de vous dire la terrible nouvelle elle n’est plus depuis ce matin de mai ou d’invisibles bras l’ont arraché...
au moment du départ, je n'ai qu'une valise, un lambeau de quai me conduit à ce train issu de ma mémoire à jamais insoumise, je fuis avec mes rêves incrustés de chagrin toujours sur mon chemin, j'ai laissé ma détresse tel une marque stérile, étrange maladresse...
c’était toujours pareil on déposait nos cartables et on enlevait notre manteautoujours elle disait - allez dépêchez-vous et asseyez-vous elle savait si on allait écouter avec son sourire et ses cheveux bouclés j’suis sur que peut-être elle préférait être...
il est des espaces virtuels autres quelquefoisde ceux du conformismevenez,là c’est le retour au sensuel oubliéun supplément d’âme comme elle l’écritAude à l’autre bout de l’océannous emmène aux rives du frisson, de l’interdit,du tendre et de la voluptéavec...
allez viens,je veux juste faire un bout de cheminavec toije dis tu même si je pense voustu es plus procheque ces ombres assoifféesqui tous nous hantent et nous rongentje veux respirer, je veux vivre et voir des yeux rieurs m’observer, des accents, cris...
écriture anonyme narcissisme illusoire les doigts courent sur le clavier la pâleur bleutée de l’écran renvoie le rêve d’être lu, de partager, de se croire certainement moins seul combien de lambdas égarés traversent leurs nuits avec ce cri silencieux,...
allez, ouvre l’étoffe, replie l’édredon, vois ces plaines de paille torturées, va chercher la sueur, la goutte figée, pose encore tes lèvres à son cou tendu, fouille l’orifice et sa moiteur abandonnée, bois ses yeux, donne lui des mots pour qu’elle t’en...
elle s’en fut, un matin clairet d’octobre, doucement il a refermé la porte blanche, s’est retourné vers le couloir, au fond les rideaux rouges qui parfument la lumière, à gauche l’escalier qui mène désormais à des chambres vides, à droite la cuisine puis...
on vous vante l’alcool sous toutes les formes et par obligation, on vous met à la fin de l’harangue à consommer avec modération on vous vend les barrettes alimentaires pour jeunes avec en conclusion pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré,...
Raphaël était très pâle. Prostré sur le bord du canapé, il me jeta dans un demi sourire forcé, avant que je ne prenne congé: - T' inquiètes pas Pierrot, ça va aller. Tu sais tout est transitoire et passager dans la vie, ça n' est qu' une question de patience....