Ecriture, poésie, politique
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/janis.mp3& j e la voyais dans la demi pénombre, son corps convulsé se tordre et ces plaintes longues et gutturales comme sorties du ventre de son âme parfois elle tâtonnait prenait le gobelet de plastique...
les dettes aux pauvres, les bénéfices aux riches, et ma morve sur ta pisse mon dédain à tes canons et tes billets mon crachat à ton sang, élite mourante, et traine tes méandres de mort ce monde légué, infesté, bruissements immoraux, palper toujours, les...
juste un peu te caressersentir aux reflets de nos naïfs étourdissements ton tissu de chair qui frissonne et qui mentqui voudrait s’abandonneroh ma bouche à tes crevasses moitesmes iris percés et leur suave liqueurlaisse tes larmes d’auroreet moi toutes...
soudain c’est l’être qui se meut, balancements, picotements, frissons et le rire, ce recul, cette analyse, le voyage commence, qu’elles en seront les frontières, souffles courts, halètement, allaitement aussi, l’air comme le lait nourricier et ce va et...
viens, entreje te vois si trouble des violons d’argile, des cuivres d’écumest’accompagnentj’ai caressé l’encre verdâtre du bord des fleuvesbu la sanguinolence des bouchesmasturbé la folieviens, tu peux resterje te vois si troubledoucement nous écarterons...
les murs sont sales certainementmurs de passion, murs de mortle temps s’approprie les battements du cœurcelui qui restetrouant ce silence pénitentiaireles mots-amour, les mots-colèrerésonnent toujoursaux parois de lait comme une peau froideeffleurements...
courses à faire - chocolat (mon antidépresseur) - eau minérale (c’est frais et ça lave l’intérieur) - pommes (et oui, on reste humain) - carottes (glacées au sucre, c’est super) - parfum (ça conformise et masque le dégoût et la révolte) - détartrant (faute...
les eaux séchées et leur dépôts insolites aux lisières des plages et des forêts touristiques, l’anonymat du paysan pakistanais qui a vu la montagne s’ouvrir mais jamais une caméra ni une boite de conserve la main d’Ingrid qui chasse les mouches dans cette...
il en va du cœur comme aux étals des marchés, on saisit, on palpe, on sent, on goutte même et on prend ou on jette parfois des années avant d’ignorer le fruit qu’on pensait si délicieux et unique d’autres saveurs peut-être amènent au rejet, ou bien ce...
diaphane, qui transmet la lumière, mais n’est pas transparent, et qui ne s’est pas transcrit, ce jour pluvieux, comme intrus devant ce dédale, la terre béante à recevoir un autre corps, et Lydie, présente à ce constat protocolaire a écrit ce qui suit...
L’étranger - Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ? - Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère. - Tes amis ? - Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu. - Ta...
c'est la rencontre d'un texte et d'une chanson merci Annick de nous prêter ce poème si fort et de m'autoriser à y mettre du son laissez-vous prendre la main par ces deux joyaux dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/l--oiseau.mp3& C'est...
je vous chevauchevos murs sont mes plainesvos humus azotéschairs et feuillesnourrissent hélas vos descendanceset ce perpétuel mouvementde vers et invisiblesqui nous mangent goulûmentqui nous font continuer,la matière piétinéeque reste-t-il ?avant l’âme,...
on disait rien dans le village, on savait la lune engendrer sa silhouette près du ruisseau, comme des rires d’enfants derrière le buisson, les rideaux jaunis se fermaient au crépuscule, j’vous jure monsieur le commissaire, j’ai rien vu, rien entenduil...
maman, c’est toi la première qui m’a parlé d’Oscar, tu t’en rappelles toi, tu n’as pas les mêmes souvenirs que moi, c’était le maréchal-ferrant au village celui qui bichonnait les sabots de ces fiers animaux sans qui l’homme ne pouvait travailler quand...
madame, permettez-moi d'abord de rendre hommage à votre père qui eut la chance de travailler avec l'un des plus grands présidents africain, Léopold Sédar Senghor et oui, la suite, même si vous ne me le permettez pas, je l'écrisvous êtes belle madame,...
07/05/2007 l’urne,celle ou la petite enveloppe bleue choit comme un vœu posé au vent, au fond de ce cube transparent le destin d’un peuple, les ambitions de chacun avec pour arguments des paillettes d’idéologie que l’on secoue avant de les mettre au panier,...
parmi les mots que je laisserai pour ceux dans la salle qui attendent, oui c'est tabou, c'est égo, dira-t-on mais c'est universel, faut bien en parler, on est tous les mêmes ces mots écrits, récités, en souvenir, dernière présence il y en a qui ressemblent...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/01-what-good-can-drinkin---do.mp3& j’ai pas attendu la caresse sournoisedu jour fatigué et qui se recroqueville aux travers les carreaux les rameaux s’estompent baiser paresseux, clair et ombre se...
parce que j’ai des enfants et pour ceux que j’aime, ceux qui forment l’humanitéqu’ils ne me disent pas un matin comme j’ai eu envie de le dire jadis, la terrible phrase de Lamartine : « on m’a infligé la vie »parce que je suis citoyenque j’appartiens...
tu marches déluge de néons tous ces gens qui s’affairent, visages teintés, couleurs troubles flamboyances illusoires, artifices passagers débauches pécuniaires la rue déborde troupeau triste, fièvre et envie on appelle ça fête tu traînes dans la mouvance...
là bas le square, non plus tard, je tourne à gauche, je longe les murs du collège, cartel d’intelligences, laboratoire d’embryons, transfuges lénifiés et satisfaits, devant le portail d’entrée de cette institution, vous deux les filles que je remarque,...
Avant peut-être, … …camisole déchirée et comme des grognements, morceaux de pulsions éructés, les ongles usés sur la pierre. L’autre se penche vers la lucarne de verre, ses mains certainement serrées au fond des poches de sa blouse blanche, comme une...
cuisses humides, mollesse et vide membres rougis sur les draps blancs les yeux hagards, visage livide tu te vois te regardant elle se rhabille, fausse pudeur et tu la fuis comme écœuré avec l’angoisse au fond du cœur, l’indifférence du condamné une cigarette...
ils te pourchasseront pour un oui pour un non pour avoir voulu décorer ta prison et cet ordre souillé qui te fait des barreaux saura bien te bouffer jusqu'à tes derniers os tu voulais seulement le droit d'imaginer t'isoler quelque peu, pouvoir te reposer...