Ecriture, poésie, politique
il y a les bombes, l’absurdité complice et silencieuse des encravatés, l’hypocrisie soumise, peureuse, dominatrice et lobotomisante des médias, plus de mille et deux cent morts égale treize ? ! au sein de cet enfer de feu de sang et de cris d’agonie,...
Le puits Curieux, un mot au singulier avec un « s », peut-être parce qu’au fond on y trouve tout ce que l’on veut. Des traces d’histoires, de prisonniers croupissants, des coulées de larmes séchées, des eaux glauques, des cris aux échos de pierre, une...
c’est flou dans sa tête comme ses aubes de paille, troubles, le regard jaune du passant, yeux de serpent, langue fourchue, le fleuve renvoie et charrie excréments et reflets, se fait appeler « ambre » comme la couleur de sa pisse, dit-il, ce crépuscule...
je te salue une fois encore ton lit trouble frémissant nos retrouvailles d’ombre tes brillances verdâtres en clin d’œil je tend ma main invisible caresse à ta peau liquide je sais l’humus gonflé de tes veines argentées des pianos de feuilles t’accompagnent,...
elle fut certainement la Madonna des séventies et dire son nom serait perdre l'attention du visiteur et pourtant elle compose et écrit toujours et de mieux en mieux, cliquez et laissez-vous bercer... dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/Bleu-Citron-04-Reste.mp3&...
pour Papier libre sur une idée de Juliette toujours j’allais dans ce parc, cette quiétude nonchalante, ces couleurs de saisons et puis ce banc, mon banc mais laissez-moi vous dire gamin, j’y posais mes livres, révisais mes devoirs avant l’interro ou écrivais...
ils devaient être soixante, les présidents des pays les plus riches dont ceux du G8, du G20, du j’ai la haine, seuls ceux d’Italie et du Brésil sont venus, plus d’un milliard à crever pour survivre : augmenter de 70% la production agricole, on va le faire...
- avancez,…encore, …plus près, que je vous vois, que je vous juge, ce n’est pas l’inquisition juste un constat et comme c’est le vôtre vous ne devez rien craindre si ce n’est vous-même, approchez encore un peu, parlez moi du début… - le début, ben, heuhhh,...
ma douce, mon ultime, des ressacs d’incommode et de miel, les marches des aubes ont sculptés notre quotidien, d’amour, de croire et de temps celui-là même qui martèle, métronome à rides, bisous de ciment, poussières d'embrasses, si intenses qu’éphémères,...
ils sont tous là, ils posent depuis neuf ans ils ne viennent plus mais là aujourd’hui ça fait dix ans et les médias assoiffés ont relancé l’affaire le premier président de gauche et en plus deux mandats 1981, le 10 mai, liesse, espoir 1984, début du déclin...
comme une douce mélopée ta voix m’insuffle le tendre et l’attendre ils se penchent sur toi austères et mécaniques tellement absents à tes souffrances ils vont t’ouvrir le ventre c’est ta vie contre la mienne ils te le répètent sans cesse dans ce couloir...
et voila la page blanche, c’est toujours étrange cette première approche, clavier ou plume, on sent les mots affluer, même si les idées tâtonnent, il y a ce frisson, ce besoin soudain, toutes façons on le fait pour soi mais certainement aussi pour laisser,...
viens petit suis-moi, on va s’approcher de l’aube, tu sais, quand le matin s’éveille, s’étire sous les brumes des plaines fumantes, toutes gorgées de nuit, viens voir ce monde renaissant, tu sais, je mange ton innocence autant que tu croques mon vécu,...
la page est blanche trop d’afflux de mots, d’idées ou vais-je sombrer ? dans mes rêves avec des mots bleus des pétales perdus et colorés décrochés au gynécée de l’espoir d’un homme plus pur embryon d’humain brindilles tordues et mouvantes au vent de l’aube...
déjà toute petite sur son siège bébé, il suffisait de fredonner pour qu’elle se balance entre tutute et jouets puis vint le temps de l’école, à la récré loin des autres, elle susurrait en prenant soin de ne pas trop élever la voix, aux tables des classes,...
souvent d’autres font naître les mots comme on ne sait,là devant l’illusoire câblé,des survivances humaines qui caressent ou cognent, juste des notes de tendre et d’intimequi nous font tous affamés peut-êtreet ce poème Non, ne dis rien…Le silence du matinEst...
terres usées, délabrées, ne te sauve pas lecteur aveugle aux simulacres tu sauras aux sangs versés ce que façonne la peur ces larmes de massacre paroles et mots furtifs t’accommoder au quotidien et soumis et silencieux étouffés souffles plaintifs toujours...
allez, partez avec votre flamme, vos relents nauséeux de communisme capitalisé ici dans mon propre pays je viens de voir ce jour la police à votre service, rampante comme elle l’a déjà fait, nos forces de « l’ordre » arracher les drapeaux tibétains aux...
comme un enfant je dessinais sur la buée du carreau des visages des soleils et je riais des yeux de l’autre au travers la vitre comme un grand je laissais des mots sur le blanc de l’écran des mots noirs, des mots bleus et j’exultais des traces numériques...
moi j’ai fais un hibou avec des lances roquettes en dessous d’ailes, un mérou avec sonar et caméras sur nageoire intégrée, même que quand y dorment, j’leur envoie mes nuées suceuses, y’a des têtes, elles sont tellement drôles, à l’arrêt, qui marque le...
c’était quoi au début, avant les mots des dessins, le premier besoin de s’exprimer, de laisser au futur une trace hors du temps, celle là même qui reste si loin de la feuille ou du disque dur, celle laissée au fond des grottes, tâtonnante et descriptive,...
souvent là devant ce clavier la résultante du moment de solitude, de réflexion, et noyé d’isolement furtif, le retour à soi même avec des thèmes qui défilent au gré des aberrations humaines, je vous laisse le constant, le constat blogs frileux, autocensurés,...
aujourd’hui prison de Clairvaux enfermés dans 9 m², la tête dans les chiottes condamnés à perpétuité ils sont 10 à ne plus vouloir survivre l’inconnu d’une mort éventuelle ne peut qu’être mieux que ce présent qu’ils dénoncent cette torture quotidienne...
penchés, assis sur la bergeet le fleuve qui couleallons plus loin mon frèreau delà des plaies et des jungles terrassées serres ma main, on le fera ce voyageau fond du verre tout un paysageallez on marie nos mauxcolorez l’uniformequoi frérot je sais que...
là devant toi, cette page blanche comme un miroir, le passé, le présent allez craches, pour une fois, laisses aller dis tout, gerbes ton silence vomis tes peurs qu’est-ce t’as à perdre ? on est quoi, tu crois pas que notre petit orgueil est bien déplacé,...