Ecriture, poésie, politique
c’est aujourd’hui la grande journée de l’hypocrisie, celle ou l’on offre des fleurs dans les assemblées ou l’on affiche des visages sur les grilles des parlements ou l’on fait (encore !) de belles promesses même les plus machos y vont de leurs discours...
ma belle mon errance douce toute en courbes en voyages frémissants en spasmes intérieurs et si lumineux mon onde mouvante ton corps tellement, tellement ma perte mon éclat, mon tout donne encore viens sur moi fais moi l’amour pendant qu’il en est temps...
s’attarder sur des êtres, mais oui quand ils nous apprennent nous font réfléchir au delà des philosophies et du nombrilisme mais de notre temps et avec nos cœurs de maintenant voilà au début c’était un livre que j’avais lu, il s’appelle : "Une fièvre...
douce sirène enfant phosphore toute habillée d’abysses ton vol transparent en tournoiements confus m’hypnotise et me charme ton chant d'éventail m’enveloppe me réchauffe tes mots petits cristaux fiévreux d’âme et de caresses m’ornent de faisceaux d’illusions...
les sophoras dansaient sur l’onde frissonnante du fleuve la moiteur faisait luire les peaux et les guirlandes colorées des échoppes nocturnes donnaient aux visages des reflets nacrés sur le banc, je restais muet à contempler les grands stupas posés sur...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/01---piste--1.mp3& là, le carnet, les notes déjà dans les yeux ce bateau, cet avion, cette route y’a peut-être un ailleurs cette boule bleue qui tourne qui garde tant de richesses tant de misères...
corps ouverts échancrés de pourpre nuées de brume évanescentes crachats de mort, vacarme et cette boue premier linceul il se love, se terre fuit ces regards exorbités , figés fracas d’absurde débauches d’organes ce fluide brûlant qui s’échappe qui le...
dimanche 13 avril 2036 ils ont pris la voiture et puis ils se sont dit on ira face à la mer pour attendre, le flux des vagues sera notre pendule et l’écume notre édredon céleste petit d’homme qui serre si fort la main de papa et maman quelques heures,...
un bisou comme ça à tous les enfants du monde aux berceaux de dentelles aux feuilles tissées aux couvertures sales à ceux de l’école à ceux de la rue et ceux qui triment aux goûters de cinq heures aux poubelles fouillées à la main tendue un bisou comme...
- chéri, tu viens manger, c’est servi ! - oui mon amour, j’arrive le ciel est strié de méandres pourpres , draperies flamboyantes qui font se découper en noir les hauts remparts de la cité je m’appelle Léa la mauve je suis une farouche guerrière doublée...
juste un petit salut à ceux qui ont parcouru ces pages, partagé les mots jetés, les images offertes et qui ont déposé leurs émotions, leurs réactions, leur présence ce blog n’est juste qu’un appel à l’échange et à la réflexion, au rêve teinté de lucidité...
le balancement du fanal au bout de la voie auréole jaunâtre masquée de brume ce quai est une morgue peuplé de fantômes de silhouettes confuses claudicantes, courbées, silencieuses ils me reviennent ces visages ces yeux mouillés ces peaux laiteuses ces...
le flot ramène sur la grève sa bave moussante, avalée aux grains de sable ou disloquée sur la roche et le vent parfois pousse cette écume jusqu’à la terre, petits paquets spongieux qui sèchent et se ternissent ce ressac incessant qui martèle les jours...
plus loin et qui résonnent au travers les couloirs vides et froids du prieuré, Pierre écoute les prières du soir que les moines chuchotent avant le sommeil assis sur sa couche il n’a pas pu les rejoindre, l’âme est vive mais le corps agonise, ce corps...
emmène moi sort moi de ce cloaque nauséabond donne moi ta chaleur nourricière nous irons cueillir quelques brises de vent je t’habillerai d’embruns et l’écume grisâtre du jour finissant sera notre édredon emmène moi aux confins du réel donne moi l’abysse...
peut-être que t’aime la France mais tu la respectes pas je dis tu puisque tu le dis à ceux que tu feins de côtoyer devant les caméras je dis tu mais je vais dire vous, je veux pas aller en tôle pour manque de respect, je sais ça coûte trois mois fermes...
debout, les mains dans le vide regarder les ruines, les lambeaux, les fragments que les flammes et fumées dévoreuses ont bien voulu nous laisser, emmenés les traces, les œuvres créées, les images et le toucher, enlevés une nuit d’apocalypse de feu et...
aujourd’hui, journée internationale pour la liberté de la presse 63 journalistes et 5 collaborateurs des médias ont été tués en 2005, on recense aussi 807 interpellations et 1 300 agressions ou menaces dont ont été victimes les reporters de par le monde...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/gcm.mp3& les mots, ces entités furtives qu’on accouche et qui comme des enfants nous échappent avec le temps, les mots ces défécations de l’esprit, miroir de peurs et de rêves, narcissisme en cadeau,...
l’herbe défile et la carlingue s’ébroue, l’œil alerte, horizon, cadrans et la main toute douce qui tire sur le manche, je tiens ignorant et fébrile la carte sur mes genoux, je suis fier, je m’envole, je quitte cette terre pour maîtriser l’apesanteur,...
je la connais bien cette plaine picarde terre de labour, de clochers et de bois ici lorsque l’on ouvre le sillon c’est la mort qu’on y trouve Beaumont-Hamel, Albert, Péronne et plus loin encore vers l’est la charrue souvent bute ou fait ressurgir l’horreur...
d’ou me venait ce trouble, cette fascination juvénile ? elle n’avait pas cette démarche chevaline, déhanchements anorexique et bouche figée non, le pas est souple tout emprunt de grâce, l’ondulation transcende les courbes sous l’étoffe et l’œil pétillant...
dans l’indifférence générale se déroule aujourd’hui la 25 ème journée internationale de la Paix, le vol anonyme et étouffé d’une humanité meilleure au dessus des brasiers de violence et de morts alors, juste pour y croire encore et toujours, quelques...
- eh mec, tu crains avec ton rott ! va, continue, petite bête, habillée d’automne, aux poils débordants le museau qui analyse l’asphalte du trottoir qui est si loin des senteurs douteuses du moqueur de l’autre coté de la rue et puis le regard du type...
vu chez Papier libre sur une idée de Juliette à la récré, ils s’moquaient toujours de lui, mais moi j’m’en fous j’suis pas dans sa classe, y’en a qui disaient, il est drôle, fait rien que nous regarder, y parle comme un zombi, j’avais rien fait ce soir...