Ecriture, poésie, politique
parfois plus envie de jouer avec les mots juste envie de cracher là à la face de ce monde sans nom pétri d’égoïsme ils étaient deux cette année et d’autres les années précédentes gamin de dix ans, enfants du sable, de la survie, peau noire brillante,...
oui un vingt sept octobre il y a six ans peut-être pour défier la morosité des jours j’ai posé mes doigts sur le clavier, donner, offrir, rendre à mon tour ce que j’allais puiser chez les autres, écrire pour le plaisir, le partage, la thérapie ? c’était...
diaphane a quatre ans pour être et exister depuis la création de nos numériques plaines, forêts ou plages, on est quoi ? avec nos petits bonheurs masturbés de bienfaisances et d’égoïsme, on copyright, on devient support de pubs, avec la certitude du talent...
Voici quelques citations d'hommes politiques, philosophes, religieux ou médiatiques. Eh ! Vous savez pas s'il y a un remède contre l'amnésie ? Rappelez aux diginitaires : le soin de l'humain. Jean Paul Sartre Il n'y a qu'une seule race : l'humanité. Le...
il s’est assis, silencieux, hébété, comme des mains qui s’agrippent au fond de son ventre, ranger la tasse qui n’aura plus de lèvres, ce noir fumant prélude aux câlins, voila encore ces peaux qui se cherchent, s’étaient trouvées, écran d’accueil, ton...
doucement j’ajuste les prismes, fait tourner avec lenteur la lentille et en miroir des flots énervés, des baves écumantes aux crêtes éphémères, voudraient mordre la pierre, acharnées et certaines, elle va venir cette nuit, des jours que je le sens, des...
c’est toujours ce protocole de chagrinun froid pluvieux qui cinglece fourgon noir qui fait les ornièresavant le trou, après la viemort d’amour, mort de guerreou mort fait-diversNorbert, il poursuivait les cambrioleursil en est mort au serviceNelson, il...
il y a cette brume laiteuse là juste au bout du chemin mur de ouate comme une barrière abstraite j’avance, je veux franchir l’obstacle je veux l’autre coté pourquoi tous ces territoires ? te souviens-tu, ta première nudité livré en pâture aux yeux de...
15h57crevé, en train de retaper mon futur refuge, 8h29, cour d'école au moins les dessins d'enfants donnent des couleurs à cette queue morne et silencieuse, je vois un bulletin de Sarko dans la poubelle de l'isoloir au moins un vote utile, les votants...
c’était une rue normaleune rue quoi, avec ses échoppes, ses couleurs, ce grouillements d’ethnies pacifistes je m’y sentais bien, ma peau et mes cheveuxenfin confonduset ces effluves rebellesqui font le sourire aux visages,l’ailleurs on ne l’aime qu’aux...
Hier, je suis tombé sur une émission télé qui retraçait les années 80 et 90. Hier, j’avais l’impression d’être d’un autre siècle. Ah oui, on dira les accords désuets, les textes sibyllins mais soudain j’ai senti comme un optimisme aujourd’hui tabou, Hier...
juste dire, on reste au creux de ceux qui nous ont aimé... comme ça, parce que avec nos petits orgueils, nos certitudes de paille, isolés et mendiants, oui, je sais bien on n'a jamais raison, préserver la notion, la famille, tiens, mais c'est déjà plus,...
depuis quand le commencement ?il faisait noirsoudain le mouvement, soudain le murmurel’ébauche distordue, spasmes d’évolutionemportée, entraînéeopaque horizoncrevée soudain de lumièreje jaillisvomissement de terrepurifiée de rochehystérique, transparenteles...
- entrez, asseyez-vous, oui, parlez-moi d’elle, comment l’avez-vous rencontré ?- je ne l’ai pas rencontré, elle a toujours été là, avant que d’être envie et découverte elle était comme cocon, toile qui palpite, d’amour et de possession, elle était source,...
ils commémorent une paix, l’armistice comme ils disent, et moi dans ma tranchée, il suinte aux boues de mes doigts des larves de larmes, des lambeaux de vie en cristaux moites, je palpe, tâtonne en cette fange de cœurs écrasés, ils disent que plus jamais...
c’est sur il ne restera pas fuir ses soixante mètres carrés avant le ronronnement lourd de l’hélico, son projecteur qui balaye la cité, ses voitures incendiées… il descend, un tag encore frais, des trainées de peinture qui coulent sur l’acier, l’odeur...
toute cette brumeje sens la main balayer en semeuse aveugle cette ombre d’ouateau travers le volet, l’écho du chargement des bennes sur le camionet la main qui tâtonneici pas de bouteille de lait au seuil des portesou de bols de riz à des moines oranges...
juste le petit claquement du balancier qui passe, gros cercle d’or qui hache le regard qui marque le rythme de la vie, de la mort, du temps qui s’écoule et là, lumière bleutée de l’écran, lettres en blanc sur clavier noir, pénombre, je n’ose ouvrir un...
25 mars 1957, le traité de Rome est signé, l’ébauche de l’Europe, d’une entité symbole de paix, un coup d’éponge sur ces trois guerres meurtrières, l’espoir d’une force face aux Etats unis, et une Chine qui s’éveille et puis maintenant, les reliquats...
c’est là juste au moment d’y penser avant même la destination simplement prévoir, entrevoir, feuilleter les guides, admirer les images oui c’est là que le voyage commence l’être s’emporte, s’embue de rêves découvertes et envies caressent l’imaginaire...
ces limaces translucides au fond de ton mouchoir quand le préau fratricide vient lacérer tous tes espoirs alors déjà tout embrouillé tu entrevois ton devenir caché, muet, prêt à hurler ta main si avide à saisir et voilà ces larves de sel qui sournoises...
rediff dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/15/86/22/la-fenetre-mama-bea.mp3& j’ai erré si longtemps insatiable, curieux, voyeur et gourmand, j’ai bu tes perles d’effroi, dermiques et secouées, l’écho de nos râles en mémoire tatouée, saignée...
je me parle ? ou est-ce toi qui m’entends ? le drap est moite le silence comme un cri la douleur fait se tordre la silhouette blanche qui se penche et m’allaite, me distille la substance apaisante je t’entends je te porte, ta présence comme conscience...
Ça puait la frite rance et le jarret trop grillé. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Comme un appel, il avait mis son manteau et s’était dirigé vers la foire. Lui qui s’enfonçait doucement vers un destin d’ermite, le voilà soudain sous le coup d’une étrange...
je fermerai tes yeux au champ des assoiffés, j’irai tordre la terre et elle te reniera les fleurs de pluie que je détrousserai suffiront pour avorter les flammes je fermerai tes yeux puisque se furent les miens de nos reflets brisés je détruirai les liens...