Ecriture, poésie, politique
si je l’ai encore làle souvenir des ampoules aux reflets des fenêtrescette brume grisâtre et ces grandes silhouettes de bois toutes engluées de givrepapa faisait revenir ces éternelles St Jacques alors que maman hachait le persil, mon frère, ma sœur et...
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/lavabo.mp3& Face à face Je me r'garde dans la glace La glace à l'eau allo me quitte pas Mes souv'nirs font comme des ronds dans l'eau Du lavabo Brosse à dents Un peu seule dans son verre Il flotte encore...
c’était brumeux, je crois, elle dans la pièce à coté qui se tordait, coupée de moi, j’y voyais rien, un adieu douloureux au monde du murmure étouffé, premier quai, première partance, il y avait certains soirs, l’ombre de bombardiers traverser en silence...
appuyez là ! sur lecture dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/Comme-avant.mp3& Comme avant Je rêve d'y aller Comme avant J'aimerais valser sur la mer J'aimerais partir sans la haine M'envoler pure et saine Mais pourtant J'y suis déjà allée...
voila que les pousses claires gonflent et promettent d’ascensions futures, le mois de Mai, ces naissances, ces décès, à l’éclosion des pétales, des mémoires au fond des calices, je t’aime Man, t’es toujours là pour moi ce jour ton ventre ouvert pour me...
ceci est une expérience allez, je me défoule, attention…, partez ! connard ! salope ! raclure ! ectoplasme ! branleur ! pauv’con ! putain ! abruti ! pipi ! bâtard ! va mourir ! grosse vache ! enculé ! sale gosse ! racaille ! moule à gaufres ! ordure !...
J’écris pour toi c’est sur. Nous sommes tous identiques, avec nos petites misères, nos dérisoires certitudes, nos envies et nos chagrins. J’écris par amour, comme un don solitaire, une offre gratuite, un refuge, un rêve prolongé, sorte de jouissance narcissique...
alors elle se sauvait, toujours, elle savait l’asphalte et la prairie, six minutes à courir, du bas d’immeuble à la friche industrielle, semblant de nature, étoilé de papiers gras, fleur de pissenlit, alors elle se rêvait, toujours, elle se griffait cœur...
bien calé devant la caméra et face à un journaliste complaisant qui se garde bien de poser les bonnes questions, le ministre annonce : nous allons instaurer le couvre-feu ! la banlieue muselée, renfort de flics arrogants (ils sont fatigués, les pauvres)...
dehors, pas de foule, de queue anonyme, émue et souffrantenon juste des limousines noires qui jettent quelques minutes, un homme, un femme, tous partis politique confondus, masques hypocrites d’émotions contenues bien tournés vers l’angle caméra, l’hommage...
on était assis sur la marche ou quelque part sur un siège, me souviens plus, il y a si longtemps, il n’y avait pas de télé, nous étions uniques, privilégier la bibliothèque au carré noir et blanc qui inondait les foyers, au fil des pages, remplir mes...
Sur la peau du présent Sur les souffles susurrés Sur l’humide de l’iris Et des larmes perlées J’écris ton nom Sur le tableau des élèves Sur le sang des profs Sur ces trottoirs d’uniformes J’écris ton nom Sur l’égout émaillé Sur nos fleuves de bave Sur...
il fait froid ce matin du 2 décembre 2005 il est 2h05, dehors, ils sont une centaine au milieu de cette nuit, ils tiennent tous une bougie toute tremblotante sous le souffle de cette brise nocturne, les murs gris du palais de justice ne reflètent pas...
et t' as traîné tes sandales sur les pavés de la ville, tu jouais les mangeurs d' âmes, les collectionneurs de sortilèges, et les gens qui te craignent, dont tu te moques bien, ces princesses d' une nuit, et ces femmes de vie, ces chevaliers errants qui...
écrire, c'est offir, partager, les mots sont malléables et impersonnels et chacun peut les prendre et en jouerci-dessous le texte d'origine sur la grève, elle semble si frêle, cristal d’ombre, immobile, avec au fond des yeux des élans avortés d’étreintes...
c’est juste un citoyen qui s’exprime pas plus de gauche que de droite mais qui se réjouis ce soir, de dire « Adieu » du moins j’espère à : - l’identité nationale, - l’obsession migratoire, - Hortefeux, Woerth, Guéant, - Dati, Yade, Bachelot, - Besson,...
là tout seulcette table vide, juste mon assiette, salut Léotu viens voir ma gamelle, tu viens me voir, sous les pavés y’a plus rien, ma révolte se meurt, suis-je encore, des enfants qui vendent leur âme pour se modéliser, se fondre à l’anonyme, je regarde...
mais qui est cet homme qui tombe des cieux ? elle sera c’est sur la jeune fille aux cheveux blancs ce sera un pâle septembre, voiles et dentelles peut-être mais qui entend le glas que je sonne ? à l’ombre du perron et du parvis, d’autres ombres, vivantes...
il est des moments de pertinence nécessairede frissons à la voix conscience qui nous éveille, nous réveilleun piano comme béquilleet des mots qui résonnent toi que j'aimeje n'étais rien ou bien quelque chose qui s'en rapproche... s'il te plait, écoutes,...
200 élus (élus de qui, pour quel programme ?) demandent une grande réflexion pour condamner les textes des groupes de rap qui seraient la cause des « émeutes en banlieue » et vont convoquer les grands groupes pour s’expliquer sur la teneur de leurs écrits,...
au bout du quai, je voyais le fanal onduler doucement, une araignée de brume tissait sa toile aux réverbères et aux façades dépecées, d’étranges fantômes grisâtres déambulaient en silence ne me voyaient même pas, oui c’était la nuit ou le jour transformé,...
la ville suintait, des coulées de lumière ocre serpentaient sur les façades, les pétunias, corolles flétries ne flirtaient plus avec les géraniums, un tapis prématuré de feuilles desséchées nappait les trottoirs ou tourbillonnait follement aux passages...
je marchais ce soir là, voulais connaître ces quartiers chauds inscrits dans tous les guides, mais à Patpong pas d’exhibitionnisme, la pudeur n’empêche pas le trafic aux déchéances, le bouddhisme force à la discrétion et au caché, c’est certainement pas...
elle referme doucement l’album de photos, après tout elle est toute seule et peut laisser couler ses larmes, son époux, ses enfants, le temps qui défile insolent et sournois, ils sont grands maintenant, ta société d’amour au bout du pavé est devenue le...
oui j’les connais les trottoirs j’les arpente quand vos âmes dorment que vos maris vous chevauchent et vos certitudes de mâles à la femelle contentée avec en murmure la soupe diluée de l’écran bleu ça grince sous le paddock c’est la fête le sapin clignote...