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diaphane express

9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 19:49

les miroirs sont las du même visage,
aujourd’hui n’ai pas vu d’être humain, n’ai parlé qu’à mon chien,
ils ont cassé la vitrine,
sauce tomate, aubergine,
je sais là-bas,
catafalque de paille
pour un cercueil de lait, bouillonnant et baveux,
leurs douves de narcisse en bravoures illusoires,
viens, viens nicher ta truffe au creux de ma main,
ils ont piétiné l’âme, poignardé la conscience,
miel et poivre, mandragore,
je sais ici,
oripeaux de balances, de cierges et de glaives,
piment rouge, banane,
diaphanes cortèges courbés et tout sec,
et pourquoi soudain tes lèvres et ta peau ?
ajuste tes reflets aux embruns lunatiques d’éphémères sociétés,
viens, pose encore ta patte sur mon bras et ma joue,
ils ont enchainé l’espoir, muselé le cri,
je sais plus loin,
d’autres pâleurs, de courbes muettes,
groseille et moutarde,
leurs camisoles verdâtres en égéries et dogmes,
sournoises et lénifiantes,
et pourquoi encore, tes frissons, ton haleine ?
ta langue qui râpe et nourrit ma survie,

IMGP1820

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Published by daniel - dans écriture
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commentaires

daniel 15/07/2014 09:05


Merci Miche


Une sorte d'hommage à Fernand Gravey qui disait : "Plus je connais les hommes plus j'aime mon chien".

Miche 12/07/2014 07:24


Parler avec un chien au regard si vivant c'est un beau silence.

voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

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...un peu de douceur,
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