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diaphane express

16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:50

viens petit

suis-moi, on va s’approcher de l’aube,

tu sais, quand le matin s’éveille,

s’étire sous les brumes des plaines fumantes,

toutes gorgées de nuit,

viens voir ce monde renaissant,

tu sais, je mange ton innocence

autant que tu croques mon vécu,

regarde la brume éparse,

nos méandres de troubles,

et toi, tout tremblant de savoir,

viens petit

pose ton baiser timide

je m’en fous du faux, heureusement,

tu sais, viennent le pourpre et l’ocre,

pions rivés au muet,

tout comme toi,

en attente d’humanisme,

oublié sous l’égo

juste les bientôt morts qui veillent au futur,

qu’importe

toi, soumis, ignorant,

et si la pluie attentait ton écran ?

t’as oublié les couleurs,

si tu savais les brumes éclatantes

et les rougeurs de révolte,

viens petit

te reste juste à éclairer ton chemin,

ton matin entre les mains,

trop tard pour prendre, furtives étincelles,

de marbre et de poussière,

les traces d’âmes génitrices,

un vent médiateur balaie les principes

et t’as rien vu

viendront les contraintes,

illettrés, experts en dérisoire numérique,

ta face sait même pas les larmes,

ah l’antalgique de l’ignorance,

bien-pensance du vide

et aveugle

docteur, je télécharge et mange bio

j’ai peur d’avoir bobo,

viens petit

penches-toi

vois ton ombre qui tremble,

essaie d’apprendre  l’autre,

d’autres images,

celles de ceux qui te ressemblent

et qui meurent,

il est des terres de brumes,

qu’un barreau de lumière

comme impudeur éphémère

voudrait l’universel

et toi, tout seul et imbu,

des sables de sang et de cris,

ces lianes de peur qui ligotent,

et encore ton moi comme témoin

viens petit,

t’inquiète, j’enlèverai pas

ton appendice connecté,

sauras-tu jamais

le frisson des jambes dans l’eau froide ?

imagine l’au-delà,

mais celui du présent,

antipode à tes artifices narcissiques,

ce bout d’horizon

que tellement baigné de paraître,

même pas entrevoir,

aveugle, tu chevauches,

doigts tendus et crève l’invisible,

oui viens,

c’est inscrit ainsi,

on est tous petits…

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 22:06

visage 1-copie-1 visage 2-copie-1

 

 

comme ça, t’es là,

tu tiens l’appareil,

ton reflet de spectre

au terne strié du miroir,

t’entrevois

 

 

visage 3

comme l’écrou d’un symbole

l’élan amnésique des âmes,

la mécanique du profit,

visage 4

que naissent les idéaux

ou les dogmes,

ne servent que nos caniveaux de conscience,

et ta gueule, là

au fond du reflet

visage 5 

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:44

terres usées, délabrées,

ne te sauve pas lecteur

aveugle aux simulacres

tu sauras aux sangs versés

ce que façonne la peur

ces larmes de massacre

paroles et mots furtifs

t’accommoder au quotidien

et soumis et silencieux

étouffés souffles plaintifs

toujours certains d’être le bien

si loin de tous ces gueux

écrire notre âme en testament

t’as pas le choix, t’es bien dedans

 

et moi j’voudrais qu’au fond des urnes

comme une clarté comme un chemin

on soit si loin du tout ou rien

et casse moi pas les burnes

toutes ces bises numériques

toutes ces visages de gerbe

à vendre d’idéologies puantes,

étouffés vos actes iniques,

t’as pas le choix, été en herbes,  

et puis tous ces quais d’attentes,

 

c’était juste pour dire

si loin des imposés

ne règne que l’aspire

à d’autres sociétés…

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 14:40
dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/15/86/22/09-Demi-mots-amers.mp3&


- allez rajoutes un peu de lumière, c’est triste tout ça !

et le cadrage, putain, j’ai dis les yeux,

les deux pour pas qu’y ait de mensonge

et toi bordel, t’arrêtes ta gueule de cocker,

tu fais quoi ?  

ici c’est comme la vie,

si tu sais pas jouer la comédie, vas mourir

et fais pas chier,

bon on reprend, remets lui un peu de couleurs,

il est trop pâle,

merde c’est pas compliqué de faire semblant,

ils font quoi les prolos aux hurlantes du p’tit chef,

les pantins-cravate derrière leur guichet,

les blouses blanches de couloirs

aux gémissements des morts,

comment ? ça va pas ?

ta gonzesse t’aime plus, t’as le cancer ?

ben tires-toi mec,

si tu tombes un autre sort de l’ombre à ta place,

c’est pas moi qui le dit,

bobine de film

- bon, moteur !

quoi ? tu peux pas, t’as lu le scénar ?

tu connais la scène de fin ?

ben on va la faire tout de suite,

tu seras libre après,

 

- moteur !


musique : Philippe Léotard / demi-mots amers / à l'amour comme à la guerre / Saravah 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:24

on dit

comme une âme en peine

on dit

bonjour, bon appétit, bonne soirée
on dit
ça va ? quel temps !

et la honte dit,

fais semblant,

on te dit,

à quand et comment ?

 

on maudit

tous nos maux dis..
tôt ou tard...

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:23

vu chez Papier libre sur une idée de Juliette



à la récré, ils s’moquaient toujours de lui,

mais moi j’m’en fous j’suis pas dans sa classe,

y’en a qui disaient, il est drôle,

fait rien que nous regarder, y parle comme un zombi,

j’avais rien fait ce soir là, je sortais du bahut,

deux heures de colle et la tronche des parents,

l’était appuyé au mur, assis au trottoir,

il pleurait,

oui Madame, je viendrais, c’était tout propre chez elle,

j’ai frappé, j’avais un peu peur ce jour là,

son p’tit costard vert de poupée,

sourire affable, d’une mère éplorée,

merci dit-elle, il est si fragile

mais comment il me regarde !

la frange bien taillée, chaussettes et cravate,

j’ai enlevé ma casquette, j’étais gêné,

c’était ici, la bien-pensance ?

l’innocence coincée du dimanche matin

sous le portail de l’église ?

j’aurais pas dû l’aider,

maintenant entre les cours, viens toujours me voir

et c’est moi l’exclus désormais,

puis ce jour,

tous les deux au pied du marronnier,

- tu sais, viennent me chercher demain,

m’ont retrouvé, ils vont me ramener,

dis, tu promets, t’iras voir ma « mère »,

tu sais j’ai rien fait,

juste naître ou y faut pas…

son pas était lent quand il est parti,

je savais bientôt  ses petits costumes de cirque

retourner en guenilles…

 

photo : Ruud van Empel

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 21:53
diaphane a quatre ans

pour être et exister depuis la création de nos numériques plaines, forêts ou plages,
on est quoi ?

avec nos petits bonheurs masturbés de bienfaisances et d’égoïsme,

on copyright, on devient support de pubs, avec la certitude du talent et de l’acquis,

mais les tunes avec, pour ceux qu’ont perdu leur âme

Vian disait : « si tu t’aperçois que t’écris pour le fric, alors arrête ! »

de nos mots éphémères, nos égos boursouflés nous font jouir en silence au clavier de nos nuits, on devient poète, écrivain, nimbé de l’aura qu’on traîne auprès de passants qui si souvent ne laissent de comms que pour mieux qu’on les visite, grande orgie de solitudes qui ne s’échangent même pas et se contentent de s’auto caresser,

et si on partageait les plumes, on fasse se baiser les mots, l’orgueil en moins ?

il nous reste ce dernier moyen d’offrir, et se trouver,

ils vont nous l’enlever… là, bientôt… !

ah oui, j'oubliais, ici tout appartient à tout le monde, mots et photos, on est que brassée d'humains alors cessons nos certitudes imbues
merci à tous ceux qui me visitent même anonymes,...

* pour suivre depuis la création du blog :

- blog , blog (2), blog (3)blog (4)   

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 13:46


il y a l’étoffe déserte

avec ce filet au creux du drap

méandre de plis qui susurre la rupture,

ces regards fuyants, ces aubes gênées,

un jambe là, qu’on voudrait caresser,

se perdre en chemins de salive,

quand le silence terrasse les mots,

déjà trop tard ?

café froid, sans nos accords,

tournent les dos et les cœurs et la raison et le bonheur et le survivre,

il ya le laissé de l’homme,

avec ses ruines et ces certitudes orgueilleuses,

et ce filament qui ondule,

qui fait le temps se séparer d’humain,

ce fil qui tortille et fuit,

lien, frontière, rien d’abolis,

ils vont te braquer au bout du voyage,

nos errances effleurées,

quand les haleines comédiennes,

croient se perdre aux fonds des nuits,

il y a matins blêmes,

avec ces sourires esquissés,

ces peaux qui s’évitent,

lambeaux de sensuels, desséchés en pied de lit,

visage fuyant et miettes sur la couette,

au fond du noir sur ta peau

quelque chose du bonheur,

nos éclats maintenant de brumes,

déposent c’est sur,

nos embryons tâtonnants de silences aveugles,

y’a qu’à laisser

le temps piétiner ces relents chancelants de vécu,

et nos solitudes retrouvées,

tituber aux abysses du temps,

dire je t’aime

pourquoi faire si personne à l’écoute…

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:01

nos petites silhouettes, diaphanes, courbées et silencieuses

et qui vomissent de partout, des écrans, des pages, des voix pour constater et entretenir peut-être nos faiblesses, violences, contradictions,

c’est le regard du couple dans la cuisine ou sous la couette quand les mots cassent le fragile acquis et ce bâti si durement obtenu, ce fiel de caniveau qui fait les peaux se perdent, les yeux méchants,

c’est le cri muet au fond de la ruelle sous les coups de l’ignorance quand le béton et l’asphalte remplace la forêt ou la terre fumante d’après le labour, avant l’aveuglement des matraques,

c’est l’enfant soldat caché dans la jungle, celui qui plie, faute à sa peau et sa jeunesse sous le ventre du bien-pensant, et lui rongé de souffre au dos de vieillard, et puis ceux affamés ou transis au fond de la chambre, et d’autres qui écrivent sur les bombes,

c’est l’ambition ou l’arrogance du petit chef, cette position hautaine comme une sorte de masturbation qui ne prendrait sa jouissance que par l’humilité et cette aveugle illusion de pouvoir, les faibles, il en est de nous comme de nos élites persuadées et fières,

c’est la limousine et les signatures devant caméras, c’est surtout ça ! du caillou lancé à l’écaille du tank jusqu’à ces assemblées vides quand une autre idée terrasse celles des intérêts,

n’empêche, ils font les guerres, piétinent feuilles et âmes, bave et filets de sang,

c’est celui qui transmet, chamane ou journaliste, hélas trop de monde au même endroit et pas de chamanes, ceux là qui meurent en silence, drap d’humus sur la flamme, juste des visages récitant la leçon, des sourires aux scalpels, soumissions bien payées, bientôt en 3D,

c’est pas nous, c’est pas moi,

nos petites silhouettes, d’ombres tremblotantes et qui gémissent, qui achèvent notre mutisme, simplement nos miroirs

 

c’était un onze septembre celui là même qui vit les tours du capitalisme s’effondrer, l’assemblée de l’ONU ne pût voter cette journée, elle le fît le vingt et un du même mois dans l’anonymat le plus complet,

mais n’est-ce pas l’utopisme qui fait progresser nos immobilismes,

la paix,

c’est nous et nos crachats à des urnes muettes et indifférentes qui traceront dans l’éveil et la vigilance notre destin, de la couche au canon, aimons-nous,

et si ce jour aucune agression sur la boule bleue… ?

 

la paix...

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:56
pour Papier libre sur une idée de Juliette

toujours j’allais dans ce parc, cette quiétude nonchalante, ces couleurs de saisons

et puis ce banc, mon banc mais laissez-moi vous dire

gamin, j’y posais mes livres, révisais mes devoirs avant l’interro ou écrivais maladroitement les réponses aux exercices, j’observais, mamans et progénitures, retraités solitaires, cadres essoufflés et leur mallette grise comme le fond de leur âme,

puis, l’adolescence, c’étais mon banc, j’y emmenais mes fantasmes et rêves quand les mains se touchent fiévreuses et tremblotantes et les premiers baisers, visages rouges et mots incertains, plus tard j’y fis même l’amour, sexe tendu sous la jupe longue et le visage caché par l’étreinte, le défi et la communion, immobile

puis vînt le temps de l’adulte, je caressais les lattes de bois entre les larmes et y pleurais les absences venues, mes géniteurs, mes êtres aimés, ruptures de vie, peaux manquantes,

et ce banc, tout écorché de gravures au couteaux et de peintures rebelles restait le mien, il me semblait que le bois respirait quand je le retrouvais,

je sortais mon carnet en ces moments propices et y laissais quelques mots éphémères au tapis pourpre des feuilles sous le craquement des promeneurs,

ce jour je tousse, viens encore m’y asseoir, ce banc est complice, il sait trop de choses, les cris des enfants m’appellent à la vie, les lèvres avides remuent les souvenirs,

il fait tard et froid, je sais l’ultime porte grande ouverte et impatiente, c’est l’hiver c’est sur et mon banc qui m’attend au bout de l’allée, j’y viens, m’y allonge doucement comme tous ces errants sans repaires et frontières,

je caresse encore une fois la fonte et l’écorce, m’étire et replie le banc pour m’en faire un linceul,

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voyages immobiles

pétrir les nuées,

ce jus d’humain

écarlate et bleu parfois

aux stries asséchées,

des paradoxes d’histoire

font les aubes béates,

se pencher au miroir tremblotant,

s’y voir et plonger la main

à tâtons y cueillir l’amour

city.jpg

viens,

il traine ici des relents de soufre,

ces nuits d’uniformes

de cagoules et de coups,

palper les vides,

filets d’égoïsme, d’ignorance,

gris et encore cramoisis,

villages bombardés,

vos crachats meurtriers font les différences,

aux arrières cours,

les limousines et costumes veillent,

cravates au fond des banques,

transis mais toujours à l’affut,

retrouver la rue,

le droit de dire, de se préserver…

 

viens,

on va se faire des baisers,

se toucher et frémir,

se plonger en iris,

dire caresses et mots,

faut surmonter comme excrément peut-être,

leur héritage,

leurs protocoles et tabous,

et si les gestes sont mêmes,

les échéances dévoreuses et lénifiantes,

ne laissent en germes

que déserts et murs,

sur la vitre,

méandres de pluie,

ta peau aux confins d’étoffe,

survivance éphémère et fragile,

faire avec l’instant…

thailande.jpg

viens

ne pas se perdre au fond des jungles,

aux chauds effrois du désert,

aux spasmes du fleuve, tourmenté et haletant,

chercher le parasite au tréfonds du poil,

ces sourires édentés,

de sagesse, d’aride et de moussons,

les peaux se touchent, se mêlent,

engluées,

débris de marécages, forêts tatouées au bitume,

filets qui suintent, dépouillés de frémissements,

glaces orphelines et mourantes,

on tend même plus la main

pour dire au secours, pour connaître l’autre,

des bruits de sirène et de moteurs,

si loin de l’ocre cloaque des eaux nourricières,

et ces marbrures vérolées qui veinent l’argile,

sagesse.jpg

viens

traversons ensemble

la courbe de brume et ces vagues d’illusions,

dans leur coupe, le sang du sacrifice

tout comme la bombe dans l’autobus,

l’âme a perdu son âme,

à l’ombre de l’édifice, pèlerins affamés d’ailleurs,

englués de certitudes,

croix, croissant, étoile,

la mitraillette aux portes du temple,

et des voiles de drapeaux et d’armures,

derniers battements de cœur,

mais restent les légiférants,

et nous courbés, boucliers d’égoïsme,

muets et tremblotants,

voila quelquefois des mains qui se serrent,

les bouches fumantes des sillons chuchotent,

aux reflets aveugles des cités,

je suis à genou ?

peut-être avec toi,

juste au nom de l’humain…

auroville.jpg

...

Dans L'armoire

une présence

...un peu de douceur,
dans un monde de brutes...